CLASSE. - IIOLOTHURIDES
Ces Échinodermes sont de Ibnne allongée et cylindrifine; leur corps n’est pas recouvert d’un test solide, celui-ci n’étant représenté que par des dépôts calcaires contenus dans les téguments mous et coriaces. A l’extrémité antérieure se trouve la bouche entourée de tentacules le plus souvent rétractiles; à l’extrémité opposée s’onvre l’anus. Ces animaux montrent le passage de la symétrie rayonnée à la symétrie bilatérale, et l’on distingue chez eux deux faces : l’une dorsale, l’autre ventrale. Les tubes ambulacraires sont rangés en séries longitudinales au nombre de cinq, représentant les aires ambulacraires, mais, parfois, ils sont irrégulièrement distribués ou ne se développent que sur la face ventrale qui devient ainsi une face plantaire (Psolus). Chez les Synaptes les tubes ambulacraires font complètement défaut.
Le système musculaire présente nn développement en rapport avec l’absence d’un squelette dermique. Il consiste en une couche de libres annulaires placée sous la peau et, au dedans de cette couche, en cinq faisceaux ruhanés de libres longitudinales, irrégulièrement espacés entre eux. Ces faisceaux s’insèrent en avant sur un anneau calcaire solide qui entoure l’œsophage et se compose génél’alement de dix pièces. Auprès du bord antérieur de ce cercle, et intérieurement à lui, se trouve l’anneau nerveux d’où partent cinq cordons qui se dirigent vers l’extrémité postérieure du corps en longeant les muscles longitudinaux; l’anneau nerveux fournit aussi des nerfs aux tentacules.
Le canal pierreux s’ouvre librement dans la cavité du corps au lieu d’aboutir à une plaque madréporique qui fait ici défaut. Les organes respiratoires sont représentés chez les Ilolothnrics par la trachée aquifère dont nous avons déjà parlé (fig. I7G). Chez les Synaptes, on regarde comme tels des canaux longitudinaux qui sont peut-être les analogues de la trachée aquifère et qui s’ouvrent dans la cavité générale par des orifices en forme d’entonnoir.
L’appareil de la génération n’est pins constitué par des glandes séparées comme chez les autres Echinodermes, mais par une seule masse de tuhes en cæcum groupés à l’extrémité d’un canal excrétenr commun.
Chez les Synaptes, ces glandes sont hermaphrodites. Le développement est tantôt direct, tantôt compliqué de métamorphoses, et, dans ce cas, les larves présentent la forme &Wuricularia.
On divise les Holothurides en Pcdicellés et Apodes, suivant qu’ils sont pourvus ou non de pieds ambulacraires.
ZOOPIIYTES OU KADIAIUES. — ÉCHINODEUME8.
[zoologie
ORDRE I. — PÉDICELLÉS.
Les Pédicellés sont caractérisés par la présence de tubes ainbulacraires, par l’existence d’une trachée aquifère et par la séparation
Fig. 190. — llololhurie lubuleusc.
des sexes. On peut les partager d’après la forme de leurs tentacules en deux familles établies par Brandt: les Aspidochirotes (de àanl;,
Fig. 197. — Synaplo de Duvernoy.
tîoç, bouclier, el '«'«s) , et les DENunociiiROTES (île «?ov, arbre, et bras).
DESCRIPTIVE. I
HOLOTIIURIDES.
Le genre Holothurie prend place parmi les premiers. Vllolothuri(i tiibulosa (fig. 19G) est commune dans la Méditerranée et utilisée comme aliment par la classe pauvre dans plusieurs pays du littoral. Certaines espèces, IL edulis, JL tremuln, sont très recherchées comme comestibles aux îles Molnques, en Chine, et, sons le nom vulgaire de Trépanrj, font l’objet d’un commerce important.