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VERS

Fig. “201.

Fig. 200.

DESCRIPTIVE

tiens). Des vésicules auditives ont été observées chez quelques Annélides et quelques ïurbellariés. Enfin, les organes de la vue sont tantôt de simples taches de pigment, tantôt des ocelles pourvus de corps réfringents, cônes cristallins, auxquels ahoulissent les terminaisons nerveuses. La position de ces yeux est très variable; en général ils sont placés sur la tête, mais chez certains Tuhicoles ils sont portés par les appendices branchiaux développés dans la région céplia- \u\ue [Branchiomnia) \ quelquefois il en existe une paire à chaque extrémité du corps (Amphicora,

Oria, etc.) et chez le Polyojilithalme, il y en a une paire sur chaque métamère.

L’appareil digestif des Vers affecte des formes diverses. Dans certains cas , par suite d’une rétrogradation due au jiarasitisme, il peut faire défaut {Cestokles,Acauthocêphales).

Alors la nutrition se fait par endosmose à travers l’enveloppe té-

gumentaire. Parfois il consiste en une cavité terminée en cul-de-sac, et ne s’ouvrant à l’extérieur que jiar un seul orifice qui joue à la fois le rôle de bouche et f\'^\\ns,{Trématodes, nombre de TurheUaviés)\ souvent cette cavité digestive présente des ramifications nombreuses

Fig. 200. — Intestin ramifié de l'Ianaire. Anatomie de Polycelis levigatus. — a, bonclic; b, trompe; c, orifice du cardia; d, estomac; eee, ramiticalions g'astro-vascnlaircs ; f, cerveau et nerfs; ÿÿ, testicnles; h, vésicule séminale confondue avec la verge; i, canal delà verge; A: A:, oviductes ; l, poclic co]udatrice; m, orifice des organes générateurs femelles ; des œufs sont répartis dans toutes les lacunts du corjjs (Annales des sciences naturelles, 3® série, t. VI).

Fig. 201. — Tube digestif de la sangsue. — a, hbbb, l’estomac et scs jiocbes latérales en forme de cæcums; de, les deux grands cæcums qui longent l’intestin ; ce, l’intestin ; f, le rectum ou partie terminale de l’intestin (Moquin Tandon, Monographie de la famille des Ilirudinées. l’aris, 1840).

AJsNELÉS OU ENTOMOZOAIRES.

{Tui bellariés dendrocœles (fi g. 200), certains Trématodes, par exemple la Douve du foie). Enfin on trouve généralement un tube digestif complet, étendu dans la longueur du corps, la bouche étant placée à l’extrémité antérieure et à la face ventrale, et l’anus à l’extrémité opposée, mais tantôt à la face ventrale, tantôt à la face dorsale. Dans ce tube on distingue une portion pharyngienne ou buccale,, une portion moyenne ou stomacale et une portion terminale ou intestinale. Chez certains Annélides {llirudinées) l’estomac présente une série de poches latérales correspondant aux métamères et dont les dernières jieuvent s’étendre de chaque côté de l’intestin jusqu’à l’extrémité du corps(lig. 201) ; cette disposition n’est marquée souvent que par de simples étranglements qui indiquent une division

métamérique du tube digestif. Parfois le pharynx est protractile et constitue une trompe; parfois aussi il est muni de pièces dures formant un appareil maxillaire plus ou moins

compliqué (fig. 202).

^ ' Fig. 203

Fig. 202.

Fig. 202. — Appareil maxillaire d'une Eunicide. — a~e, paires de mâchoires (d’après Milnc Edwards).

Fig. 203. — Vaisseaux sanguins des Nais. — A, vaisseau dorsal. — B, vaisseau ventral. — C, arcs anastomotiques. — D, arc antérieur (d’après Schmidt, Annales des sciences naturelles, 3® série, t. VII.)

Le système circulatoire manque chez un grand nombre de Vers; les Ilelminthes en sont tous dépourvus à l’exception desNémertiens. Chez eux, il consiste en trois troncs longitudinaux dont deux sont placés latéralement et le troisième sur la ligne médiane du dos. Ces troncs sont en communication les uns avec les autres dans fa région céjihalique et l’extrémité postérieure du corps ; de plus ils sont quelquefois unis de distance en distance par de petits canaux transversaux. C’est par la contraction des parois des vaisseaux que le sang est mis en mouvement, mais il ne suit pas une direction constante et la circulation est oscillatoire. Le système vasculaire des Annélides se rattache à celui des jSémertieiis bien qu’il atteigne un degré beaucoup plus élevé de complication. En effet, il se compose essentiellement de troncs longitudinaux qui se réunissent dans les régions antérieure et postérieure du corps et sont reliés dans chaque segment par des branches anastomotiques (fig. 203). De ces troncs l’un occupe une position dorsale, l’autre une position ventrale, et en outre il y a parfois deux troncs latéraux, mais cet appareil présente des •modifications nombreuses

(jiii sont principalcinoiil en rapport avec la disposilion des organes respiratoires. Ceux-ci font défaut chez nn très grand nombre de Vers; ainsi les llelniinthes respirent uni(inement par lapean et on ne trouve chez eux ancnn organe spécial alfecté à cette fonction, mais chez les Annélides la respiration tend à se localiser, et souvent elle s’oi)ère au moyen de branchies. Celles-ci présentent deux formes k considérer; tantôt ce sont des appendices dérivés des parapodes et déveloi)pés dans la région dorsale du corps, tantôt ce sont des organes tentaculiformes qui occupent la région céphalique, où ils forment une sorte de couronne (Serpules, etc...). On considère comme servant à l’excrétion chez les Vers des organes qui présentent une disposition dilférente suivant que ces animaux sont segmentés ou non. Chez ceux-ci ce sont des canaux longitudinaux appelés Vaisseaux aquifères, qui s’ouvrent d’une part à la surface du corps et débouchent d’antre part dans la cavité générale si elle existe, on se terminent dans le cas contraire par des extrémités en cul-de-sac. Chez les Annélides, ce sont les organes dits seqmentaires parce qu’il y en a une paire dans chaque segment du corps; ils consistent en un tube pelotonné ou replié en lacet, et (jiii d’ordinaire s’ouvre à l’intérieur par une ouverture en forme d’entonnoir (fig. :204).

La reproduction des Vers s’effectue suivant divers modes ; tantôt elle est sexuelle et tantôt asexuelle.

Celle-ci, intercalée dans la première, donne lieu aux phénomènes de la génération alternante. Parfois le développement est direct, mais souvent il se complique de métamorphoses, et alors les larves sont pourvues de cils vibratiles qui occupent toute la surface du corps, ou sont disposés en couronnes. L’hermaphrodisme se rencontre fréquemment chez ces animaux; il est de règle dans les Plathelminthes, les llirudinées, etc...; les sexes, an contraire, sont séparés chez la })lnpart des Vers ronds et chez les Annélides supérieurs ( Polychètes).

On peut partager les Vers en cinq classes, comme l’indicpic le tableau suivant :

Système nerveux composé d’un collier ^ double Annélides.

œsophagien et d’une chaîne ( simple Gépluji'iens.

Système nerveux ' Un appareil cilié à l’extrémité céplialique. Rotateurs.

Ftc. “lOt. — Organe segmentaire de Ver (Urocheta). — os, orifice externe ; p, pavillon vil)ratile (d’après l'crrier, .\rch. de ^ioologie expérimentale, t. III.)

rudimentaire ou nul SICARD.

Pas d’appareil cilié à ( Corps rond. Nèmathelminthes. l’extrémité céphalique ( Corps plat.. Plathelminthes.

“22G ANNELÉS OU ENTOMOZOAIRES. — VERS. [zoologie

Avant d’aborder l’étude des Plathelniinthes, nous devons inenlionner quelques Ibrnies de Vers parasites d’une extrême simplicité, qui ont été récemment observées par Giard et considérées par lui comme rormant une classe nouvelle du phylum des Vers, la classe des Oi thonect ida qu’il caractérise de la façon suivante :

(( Animaux métazoaires gardant pendant toute leur existence la forme à exoderme cilié (cils raides en touffe à la parlie céphalique antérieure, cilsvibraliles surlesautres parties du corps); présentant des métamères qui ne correspondent à aucune division intérieure; à endoderme sacciforme, donnant naissance à un pseudo-mésoderme musculaire siilauchno-pleural. lieproduction double : 1° gemmipare à l’intérieur de sporocystes constitués parle développement de l’endoderme; 2° ovipare, s’accomplissant à l’aide de produits males et femelles formés probablement chez des individus diOerents (1). »

A cette classe appartiennent les deux genres Rliopalura et Intoshia de Giard. Il y faut joindre un parasite trouvé par Jourdain sur une Planaire marine, le Leploplana tvemcllaris (Ersted , et pour lequel il a proposé uii genre spécial sous le nom de Prolhelminthus (2).

tà

Auprès des Orllionectidés, se placent de singuliers animalcules qui vivent eu parasites dans les corps spongieux (reins) des Céphalopodes et qui ont reçu de Kolliker le nom de Dicyma. Par leur forme extérieure ils ressemblent tà de petits Vers, mais parfois ils ont été rangés avec les Jnfusoii'es à cause de la simplicité de leur organisation (Claparède et Lacbmanu). Ils sont filiformes, avec une extrémité renflée en forme de tête, et le corps couvert de cils vibratiles (fig. 205). On ne leur reconnaît ni orifice buccal, ni cavité digestive, ni organe d’aucune sorte. Dans l’intérieur de leur corps constitué par du protoplasma finement granuleux, on a trouvé des embryons de deux sortes: les uns, dits infiiso ri formes, ressemblent à des Infusoires, les autres sont allongés, vermiformes.

Ed. van Beneden qui a fait des Dicyémides une étude spéciale,, leur assigne une place à part dans la classification, et les considère

Fig. 205.

Dicycma Miilleri.

(1) A. Giard, Les Orlhoneclida, ctassc nouvelle du pliyluni des Vers (in Journal de r Anatomie, t. \V, p. 160, 1879).

(2) Jourdain, 5wr une forme très simple du groupe des Vers (in Revue des

sciences naturelles, juin 1880).

DESCRIPTIVE

PLATIIELMINTUKS.

'i'il

même comme Ibrmaiil une grande division du règne animal, intermédiaire anv Protozoaires d’iine part, et de l’aulre au.x Métazoaires d’Ilaeckel; aussi a-t-il pro[)osé pour eu.v le nom de MésozoaireH. Supérieurs aux premiers, comme étant composés de plusieurs cellules, ils sont inférieurs aux seconds comme ne présentant pas de tissus différenciés, et n’ac(|iiéranPpas le feuillet cellulaire embryonnaire appelé mésoderme; leur constitution serait celle d’une sorte de gastrula. Van Beneden caractérise cet embranchement des Mésozoaires, représenté par le seul groupe des Dicyémides, de la façon suivante :

a Les Mésozoaires ; 1“ sont des organismes pluricellulaires. —

Us sont constitués de deux espèces de cellules : d’une couche de cellules externes ou périphériques, présidant à l’accomplissement des fonctions animales et constituant un véritable ectoderme ; et d’une ou de plusieurs cellules internes ou centrales chargées plus spécialement de l’accomplissement des fonctions végétatives ; ces dernières constituent l’endoderme. L’ectoderme et l’endoderme sont formés de cellules juxtaposées entre elles comme le sont les éléments d’un épithélium on d’un tissu végétal. — ■ 3° Il n’existe aucune (race de feuillet moyen ; il n’y a chez les Mésozoaires ni tissu conjonctif, ni cœlome, ni vaisseaux, ni tissu musculaire, ni tissu nerveux. — L’organisme se développe à la suite d’une multiplication par division de la cellule œuf et d’une différenciation des substances de l’œuf en deux couches : l’une périphérique, l’autre centrale (1). »

1‘® C L A s s E. — P L A T II E L M I N T II E .s

Les Plathelminthes sont des animaux très inférieurs par leur organisation; beaucoup d’entre eux vivant en parasites ont subi une réduction très grande sous l’influence de ce genre de vie particulier. Ainsi que l’indique leur nom, ces Vers sont caractérisés par leur corps plat, parfois très long et de forme rubanée ; dans ce cas, il est souvent composé de métamères produits par bourgeonnement, qui possèdent une certaine autonomie, et sont spécialement affectés à la reproduction (Gestoïdes). Le système nerveux, quand il y en a un, est rudimentaire et formé par deux ganglions cérébroïdes d’où partent, indépendamment de quel([ues filets, deux cordons longitudinaux qui suivent les cotés du corps (Némertiens). Le système digestif peut manquer entièrement (Gestoïdes), ou consister en une cavité munie d’un seul orilice et parfois ramifiée (Trématodes). Il existe toujours des organes excréteurs représentés par les canaux dits vaisseaux aquifères. A l’exception de queh[ues Turbellariés

(1) Ed. van Recherches sur les Dicijémides, p. 93. 1876

{Uullelins de VAcad. roij. de Belgique, 2® série, t. XLI, n® 6 et (.. XLII, n® 7).

-228 ANNELÉS OU ENïOMOZOAIHES. — VERS. [zoologik

tous ces animaux sont herinaplirodites ; les cas de reproduction j)ar génération alternante sont cliez eux très l'réquents.

Les Plallielminllies se divisent en trois ordres, coiniue le montre le tableau suivant :

I Un tube digestif / , i

1 , \ Corps couvert de cils vibralilcs.

, 1 a un ou deux ^ ^ ■'

Ners plats ^ orifices ( dépourvu de cils vibratilcs.

' Pas d’appareil digestif

Turbellariés.

Trémalodes.

Cestoides.

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