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ANNELÉS OU ENTOMOZOAIRES. — VERS. [zoologie

se récoiulcr lui-mèine. Alors la malrice se reniplit d’œufs, augmente de volume et envahit raiineau prescpie eu entiei*. Celuici, arrivé à maturité, se détache et, rejeté par l’animal qui porte le* parasite, va disséminer les œufs au dehors. Ces œufs (tig. sont petits, ronds ou ovales et ordinairement entourés par une coque résistante qui leur permet d’échapper aux nombreuses causes de destruction auxquelles ils sont exposés. Ils renferment un embryon (|ui, pour se développer et reproduire le Ver rubané d’où il provient, devra passer par diverses phases correspondant h des formes qui vivent dans des milieux différents ; de là des migrations qui ont rendu très difficile l’étude de ces animaux, dont l’histoire est connue seulement d’une manière satisfaisante depuis les beaux travaux de van Beneden (1850) (1).

Quand les œufs, qui ont été disséminés sur le sol ou dans l’eau , sont portés avec les aliments dans le tube digestif de certains

animaux, ils éclosent, et les embryons contenus dans leur intérieur (fig. 208, c) deviennent libres.

Ces embryons, pourvus en général de six crocbols qui leur ont valu le nom de larve liexacanthe, j)erforent au moven de ces instruments la tunique digestive et pénètrent dans les tissus où ils s’enkystent. A cet état {état hydatique), la larve se présente sous la forme d’une vésicule remplie de liquide séreux, constituant ce qu’on jqipelait autrefois un Ver cyfilique , quand on ne connaissait pas ses rapports avec la forme cestoïde. Sur la paroi interne de cette vésicule se développent, par bourgeonnement, une ou plusieurs têtes de læuia, caractère d’après lequel on distingue plusieurs sortes d llydatides. Ainsi, on appelle Cysticerqa^s (fig. 200) celles qui ne présentent (|u’une tête, et Cœnures celles (|ui en renferment plusieurs. On donne le nonî (VÉchinocoques (fig. 210) à celles qui produisent des vésicules secondaires ou cellules filles, lesquelles donnent naissance aux têtes de Tænia, et enfin on applique la dénomination (VAcéphalocystes aux vésicules qui restent stériles ; mais ces diverses formes correspondent toutes au même état : 1 état bydaticjue.

Arrivé à ce stade de son développement, le Ver reste stationnaiie, s’il n’est porté dans un autre milieu, c est-a-dire dans le tube (1) Van Rcncden, Les Vers cestoides ou acolytes..., Bruxelles, 1850.

F/c* :208. — Œuf de Tænia solium. — a. grossi 7IJ fois ; b, grossi 3i fois ; c, le même traité par la potasse caustique pour rendre apparent Tembryon liexaconllie.

DESCRIPTIVE.! PLATHia^IINTllES. — CESTOÏDES.

diirestif d’im animal se nourrissant des tissus (ini le renferment. Alors, la tête, dégagée de la vésicule qui la contenait, se tixe sur la muqueuse intestinale de ce nouvel hôte et se développe en un Ver rubané. D’après la nomenclature de van Deneden, l’embryon est le proto-scolex et le ver cystiqiie le deuto-scolex ; le Ver rubané représente le strobile formé par une agrégation d’individus sexués qui, en s’isolant, donnent les proglottis. Parfois le développement

se simplifie et peut être j'cgardé comme une simple métamorphose (Caryopliy liées).

On partage les Cestoïdes en plusieurs familles.

Fig. 210.

Fig. !209. — Cysticcnjuc dans sa vésicule. — a, portion de la membrane hydatique; b, le point par lequel la Icte du Ver sortira; c, portion de la membrane dans laquelle il est invaginé; d, corps du Cysticerque invaginé en lui-méme ; e, sa tète avec les ventouses et les croebets ; f, point de jonction du corjis avec la membrane enveloppante.

Fig. 210. — Écliinocoque.

Téni.\ués. — Leur tête est munie de quatre suçoirs ou ventouses, au centre desquels se trouve souvent un rostelle qui porte une couronne de crocliels. Leur corps est nettement divisé en segments, à oritices sexuels latéraux.

Il y a un grand nombre d’espèces de Tænias dont beaucoup sont encore imparfaitement connus. Van Beneden les divise en Gymnolénihis et Échinotmiuis , svnxiint qu’ils sont dépourvus ou munis de crochets.

Gomme appartenant au groupe des Gymnoténiins, nous citerons : Le Tœnia mediocanellata ; il vit dans le tube digestif de l’Homme, de même que le Tœnia solium, mais il se distingue de ce dernier par une tête plus forte, à suçoirs très développés, sans rostelle ni crochets (lig. i21I).

Autour des ventouses on remarque des taches de pigment foncé. Les proglottis (lig. 212) se détachent très facilement , mais la tête

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