‹ Elements de zoologieChapitre 99 sur 312 · ZO O LO GIF · texte numérisé non relu

ZO O LO GIF

j);irait être fixée plus solidement que celle du Tœnia solium : car, par l’emploi des aiitlielmiutliiques, le Verse rompt fréquemment sans que sa partie antérieure soit expulsée. Le cysticerque de ce Taenia habite les muscles du ilœuf.

Les Ecliinotéuiius reurermeut plusieurs espèces particulièrement intéressantes :

Le Tœnia solium (tig-.^Ll) ou Ver solitaire de rilomme porte au milieu de ses ventouses un rostelle muni d’une double couronne de crochets (fig. 206). A Fto. “2i3.

l’état de cysticerque il vit dans le tissu cellulaire du Porc {Cysticercus cellulosæ) (tig. 200) et envahit presque tous les organes de l’animal auquel sa présence cause la maladie connue sous le nom de ladrerie. Les migrations et les diverses phases de développement

Fig. 211.

FlO. 211. — Ti'to lie Ticnia mediocancUala.

Fie. 212.

Fig. 212. — Progloltis du Ticnia mediocanellata. Fig. 213. — Txnia solium.

du Tœnia solium ont été mises hors de doute par les expériences de vau Beueden, Küchenmeister, Leuckart, etc... Notons en passant que l’épithète de solitaire donnée à ce Ver n’est nullement justifiée, car on en trouve souvent [ilusieurs sur le même sujet.

[desciuftive.I

i>latiii:lmintiiks. — cestoidks.

Lo Tœnia nana, égaleinciil parasite de rilomine, n’a été observé (|u’iuie Ibis eu Égypte par Jjilliarz, tlaus 1 intestin ^lêle d un jeuin garçon et n’est pas connu à l’état de scolex.

Le Tœnia sevrata ressemble beaucoup au Tœnia solium. A l’état strobilaire il habite l’intestin grêle du Chien : son scolex (CyslicercHS pisiformis) vit dans les viscères abdominaux du Liexee et du Lapin, et détermine chez ces animaux la maladie qu’on appelle houle , gros rentre , bouteille.

Le Tœnia crassicollis du Chat se trouve à l’état de scolex (Cysticercus fasciolaris) dans les Uats et les Souris.

Le Tœnia cœnunis se rencontre sous sa forme liydatiqiu'

l' JC. 214. — Cœnure du Mouton. — 1, véhicule portnnt des groii|)es de tètes ou sculexl/1 ; 2, deux groupes de tètes, grossis i fois; 3, une des tètes avec sa forme naturelle et foitcinent grossie.

(Cœniirus cerebralis) (fig. 21i) dans la substance cérébrale des Moutons, chez lesquels il produit la maladie nommée tournis. Son slrobile se développe dans le canal digestif du Chien et du Loup.

I.e Tœnia ecJrinococcus était connu depuis longtemps à l’état hydatique sons le nom d’Échinocoque (Echinococcus polymorphus) (fig. 210), observé dans certains viscères et en particulier dans le foie de l’Homme et des animaux domesti(|ues. Cette forme se distingue par la production fréquente tl’une ou de plusieurs générations de vésicules filles; celles-ci, parfois, restent stériles, c’est-à-

ANiNELÉS OU ENTOMOZO AIRES. — VERS.

IZOOLOGIK

«lire ne développent pas de têtes de ïænia, et constituent alors des acéphalocystes (jiii peuvent atteindre un volume considérable.

Le strobile (tig’. ^215) est très petit, d’une longueur de «[uel«|ues millimétrés seulement, et composé de trois ou quatre segments; il vil dans l’intestin du Chien et du Loup.

Dibotiiridés ou Botiiriocépiialidés. — La tête de ces Cestoïdes est pourvue seulement de deux ventouses latérales en forme de fossettes allongées ; les ouvertures génitales sont ordinairement placées sur le milieu de la face ventrale du proglottis.

Le G. Bothriocépliale renferme nue espèce «[ui vit dans le tube

Fig. 215. Fig. 21G.

Fig. 215. — Tænia echinocoecus.

Fig. 210. — Tète do Botlirioccplialc. — a a, fossettes; h, cou.

Fig. 217. — Articles isolés du Botliriocépliale. — fl, orifice màlc avec son spiculé; h, orifice fciiiellc.

intestinal de rilomme ; c’est le Bolhriocephalus latus. Il se distingue du Tænia, comme lui parasite de l’IIomme, par la forme de sa tête (tig. 210) et par la position médiane de ses orilices sexuels (fig. 217). Ce Ver s’observe fréquemment en Suisse, en Bologne et en Bussie ; il peut atteindre jusqu’à vingt mètres de long. On ne sait rien de positif sur son dévelojipement. L’œuf éclôt dans l’eau par le soulèvement d’un opercule situé au pôle supérieur. 1 1 s’en échappe un embryon hexacantlie (fig. 218) de forme spliéroïdale, entouré d’une enveloppe ciliée (embryopbore) «[u’il abandonne })lus tard par une sorte de mue. Mais, quelle est la destinée ultérieure de cet embryon? l’asse-l-il par la phase cystique ? i/analogie permet de supposer qu’il en est probablement ainsi, et Bertolus, se fondant sur la ressemblance que présente avec la tête du Botliriocépliale la Ligula nodosa des anciens llelminlbologisles

Flü. :218. — Embryon de Bolliriocéi>liale.

DESCRIPTIVE.] PLATI1ELMINTHE8. — CESTOÎDES.

(jiii se trouve enkystée chez les Truites , a pensé que cette prétendue ligule pourrait bien être le scolox de ce Cestoïde ; mallieureuseiueiit l’occasion lui a manqué de vérifier cette hypothèse par l’expérience directe (1). D’un autre coté, Knoch, de Saint-Pétersbourg, soutient que l’embryon du Bothriocéphale ne subit pas de métamorphose particulière à la manière de l’embryon des Tænias, c’est-à-dire qu’il ne passe pas par l’état de Cysticerque avant de se convertir en Ver rubané. La plus grande incertitude règne donc à cet égard.

x\uprès des Botbriocépbales se placent quebiues autres genres :

le Schistocephalus qui se trouve à l’état sexué dans le canal digestif des oiseaux aquatiques ; le DutJiiersia Perrier, parasite chez

les Varans, etc On en peut

rapprocher aussi le G. Ligula Bloch, dont on forme généralement une famille distincte sous le nom de Ligulidés, mais qui ne se distingue des Botbriocépbales que par des caractères peu importants.

Chez les Ligules la segmentation du corps est obscure ; néanmoins la multiplicité des organes sexuels indique clairement l’existence des métamères. L’œuf et l’embryon libre qui en provient ont la plus complète ressemblance avec ceux du Bothriocéphale. Cet embryon se développe sous forme de larve {Ligula simplicissima Bud.)dans la cavité péritonéale des Poissons et eu j>articulier des Gypriuoides. Celle larve présenle les caraclères des Ligules, mais ne possède (jue des organes génilaux rudimentaires ; ceux-ci n’acquièreiit leur complet développement (jue si la larve est portée dans le canal intestinal des Oiseaux aquatiques. Canards, Ilarles, etc..., où elle devient adulte {Ligula inonogramma Crépi. ).

Tétraphylliités. — Leur tête porte quatre suçoirs très mobiles, tantôt inermes {Phyllobothries) armés de crochets {Acauthobothries) (fig. '219). Chez les Tétravhgnques ou RhguchobolhrieSy ces suçoirs hérissés de crochets se prolongent en forme de trompes (tig. 220). Ces Cestoïdes vivent à l’état de larve enkystée dans ditférents Poissons, et à l’état de Ver sexué dans le tube digestif des Squales, des Raies.

(1) Mémoire sur le développement du Dibothrium latum, par le docteur Bertolus, in Duchamp, Recherches sur les Ligules. Paris, 1870.

ANNELKS OU ENTOMOZOAIHES. — VEliS.

Fig. 2l\.

Fig. 219. — Acanthobothrium coronatum (d’après Blanchard).

Fig. 220. — Rhynchobolhrius corollatus. (Id.) ...

Fig. 221. - Caryophyllæus mutabiUs. - a, testicule; b. capsule sperninUque; c. onguie de l’utérus. Les ovaires se voient dans presque toute la longueur du corps {Annales des sciemes naturelles, 3® série, tome X).

i‘lath1':lmintiii<:s. — tuématodes.

DESCHII'TIVE.]

Cary(31‘iialliués. — Leur corps u’esl pas segmeulé et sou exlrcuiité antérieure élargie a des bords frangés, mobiles (tig. 2“2l). 11 peut être regardé comme formé d’un scolex et d’un proglotlis uui(iue (pii ne peut s’eu séparer; l’appareil sexuel est simple, situé eu arrière.

La Caryopbyllée cbaiigeaute {Canjophy liens mutabilis) habile le tube digestif de plusieurs Cyprins; sa forme larvaire se trouve dans un Annélide, le Tiihifex rivulonun.

Page 1