‹ Eléments de zoologie médicaleChapitre 101 sur 144 · POUX · texte numérisé non relu

POUX

ordinaire. Il présente une teinte iinifonne, d*un blanc sale (4). Il a la peau moins dure et les yeux plus saillants (Olfers). La jonction de son corselet et de son abdomen paraît plus étranglée. Cette preniièro partie égale à peine le tiers de la seconde. 11 a des lobules margi« naux très faibles et des pattes plus serrées et plus grêles.

Cette espèce occasionne des démangeaisons plus vives que la précédente.

3** Pou DES MALADES (2). — On a proposé de distinguer, sous ce nom, le Pou producteur de la maladie dite pédieulaire ou phthiriase,

MM. Alt et Burmeister en ont encore donné une description exacte. Il est d'un jaune pâle. Il a une tête arrondie. Ses antennes sont plus longues, et son coi*selet plus grand que dans le Pou du corps. Ce corselet, qui est trapézoïde, égale plus de la moitié de Tabdomen. Ses bords sont à peine sinueux.

Cette espèce semblerait s'éloigner un peu des habitudes des au» très Poux, en sintroduisant sous la peau. On assure qu'elle pond ses œufs sous Tépiderme ; que chaque nid devient une phlycténe, une ampoule, d'où s'échappent, dès qu'ils sont éclos, les petits Poux, pour aller se répandre et se multiplier dans les portions adjacentes du corps : ce qui fait que la maladie s'étend de proche en proche et que son intensité augmente à chaque génération. (Raspail).

Cette maladie est indiquée par beaucoup d'auteurs. Forestus parle d'une jeune fille qui en était affligée, et Borellus, d'un soldat. Bernard Vaîentin nous donne l'histoire d'un homme de quarante ans, qui avait des démangeaisons insupportables par tout le corps et des tubercules volumineux remplis d'un nombre prodigieux de Poux, Bremser a trouvé, une fois, une masse de Poux dans une tumeur de la tête. M. Jules Cloquet a vu, chez un autre malade, des milliers de ces animaux accumulés dans une poche sous-cutanée. Cazal (d'Agde) cite un vieillard de soixante^cinq ans, qui ne pouvait pas se gratter sans faire sortir de son cou et de ses épaules un véritable essaim de vermine, qui se renouvelait avec une étonnante rapidité... Le docteur Jules Siebel a publié (1825) un essai monographique surla^phtbiriase, dans lequel il passe en revue les différents sièges de cette maladie.

On a parlé de cas de mort. M. Rayer regarde ces cas comme apocryphes. Cependant, si l'on en croyait les anciens auteurs, un roi Antiochus, le philosophe Phérécyde, le dictateur Sylla, Agrippa,

(1) Un«yariété noirfttrese trouve gurle corps des Éthiopiens {Pediculut pubetcenii y niifretceni, Olfers) ; une autre, d'un brun rouge, a été observée chez les Groén landais.

(2) Pedieulus tabetcentium Alt. {P. subcutanetu Rasp.).

352 ÉnZOAIBES VIVANT SUR LA PEAU,

Yalcre Maxime, l'empereur Amould, le cardinal Dupral et Philippe 11, l'oi d'Espagne, auraient été atteiols de la maladie pédiculaire et auraient succombé. Les hisloriens rapportent qu'on voyait sortir les Poux du corps d'Hérode, comme une «our« gui tort de terre. On dit que Faucquau , évéque de Nof on, en présentait un si grand nombre, qu'on fiit obUgé de le coudre dans un sac de cuir avant de l'enterrer... (?)

t<P0UDUPUBlS(1) (Gg. 93), — Celte espèce, connue sous le nom vulgaire de Morpion, s'attacbe aux poils des parties sexuelles, è ceux des aisselles et même aux favoris et aux sourcils (3). On ne la rencontre jamais dans le cuir chevelu.

Elle n'a été encore signalée que dans la race blanche.

F'<ç.î-3.— Pm< da pubtt {'). Son corps estélafgiel très dé-

primé ; son corselet tris court, [.es quatre pattes poslérieures sont asseï grandes, recourbées, et disposées pour s'accrochera ta peau. Aussi est-il difflcile de lui faire lâcher prise (3).

Ses (euTs sont oblongs; ils adhèrent aux poils par une expansion qui les embrasse comme une espèce de fourreau.

La piqûre de cet iusecle esl plus forte que celle des autres Poux. La peau se couvre et de petites taches rougedtres elde gouttelettes de sang.

Les Poux des mammifères et des oiseaux, c'est-à-dire les Ricins (4), peuvent accidentellement se porter sur l'homme, et lui occasionner des démangeaisons plus ou moins désagréables,- mais

(I) Pciiculu4 puM* l-ino- (P^ inBiatmlit Hedi, f>. Morpit Uemm, P. tenu Olfore), — Leach a propoié J'en taire an genre dislincl uni le nom de Phlhimt.

(i| • On «n a Iniuvé de flidi av\ pnuplèrti. • fCdae.)

(3) ■ lU mal Corl idbéraiit b la peu, û bien qu'on ne let peutlqu'à peiane nmclier. ■ {A. Paré.)

(4} (ienre ilielnui da Geer; inaeclaprobablemanl ortlieiilènii.

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