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CHAPITRE

DU DÉMODEX.

Le Démodex det /bIJicuJ«« (1) (lîg. 10f)aété découvert simultanément, en 1 843, par H. Gustave Simon et par H. Heiile. Cet animalcule mérite une attention spéciale. H. Dujardin a pu l'étudier sur liu-même. H, Gruby l'a examiné avec soin en 4 846.

1° Description. — I^ Démodex det foUicvIe»

.est une arachnide dégradée , & tonne helmiatholde. Cet animalcule est long de 0~",3 à 0""",6,etlargede0"'",2

à 0-"',3. Son corps pa- m.^Démo^^x (•).

ratt un peu aplati, d un

gris blanchâtre et demi-transparent. Sa tête est confondue avec le corselet et forme un céphalothorax oblung. Son rostre est petit et composé de deux palpes latéraux avec un suçoir entre deux. Le dernier article des palpes paraît pourvu de dentelures. Au-dessus dit suçoir est un labre triangulaire formé de deux soies accolées. L'abdomen, petit dans les jeunes, s'allonge dans les adultes, s'atténue et se termine un peu en pointe. Son extrémité ressemble au bout d'une lancette étroite. On dirait qu'elle est un peuroide. Cet abdomen, qu'on pourrait comparer à une énorme queue, donne â l'animalcule une apparence vermiforme. Quand le Démodex marche, ses petites pattes se meuvent alternativement et avec assez de vivacité;

». — s, ion rotire i»

elles sont aidées par les palpes et par le rostre, ainsi que par des contractions vermiculaires de la partie abdominale. Les pattes sont au nombre de huit, également rapprochées, assez courtes, conôïdes, composées de trois articles, dont le dernier offre trois crochets, un long et deux courts. Dans le premier âge, l'animal n'a que six pattes. Ces organes sont remarquables par leur brièveté ; ils dépassent à peine les bords du céphalothorax ; ils semblent rudimentaires, surtout lorsqu'on les compare à ceux des Sarcoptes, terminés par une sorte d'échasse ou par un énorme poil.

Examiné à un fort grossissement, le Démodex présente dans son corps des granules très petits, et quelques corpuscules arrondis, transparents et inégaux, qui sont peut-être des œufs très jeunes.

Le Démodex estovipare. Ses œufs sont énormes, relativement à la taille de l'anrnrïàl, mlongés et un peu pointus à chaque extrémité j(L^hquéHn). J^'en ai vu pn près d'éclot'é, dans lequel on distinguait déjà les pattes et. le rostre.

Ôft' a observé dans cet acarientrois: formes principales : 4® le ^céphalothorax égal au tieiv^ de la longueur de l'abdomen, mou, terminé p^ une extrémité arrondie é\ marqué de fins plis transversaux î c'est probablement le type ; *2? le céphalothorax aussi long que l'abdomen ou à peu près ; 3* le céphalothorax plus long que l'abdoi»èn, pe dernier moins lairge et terminé en pointe. j: 2** Action SÛR l'homme;. — Les tièmodedc existent dans les deux sexes, à tout âge, excepté dans les tpèsjeunes enfants. M. Simonies a. trouvés. 'dins le n^v-\etM.r.!Henleiàansle conduit auditif externe. Ils paraissent très communs, puisque siu* dix individus, il y en a au moins un ou deux chez lesquels on peut' l'observer. M. Gruby assure que sur soixante personnes, quarante lui en ont présenté.

On rencontre les Démodex dans les conduits normaux ou dilatés des glandules sébacées, particulièrement des ailes du nez ; ils sont mêlés à la matière sécrétée ; ces animalcules vivent aussi dans les follicules du duvet du nez, surtout dans ceux qui sont distendus par des cellules épithéliales ou par des gouttes graisseuses accumulées. Enfin, il y en a encore dan§ les follicules des poils proprement dits, à la face, sur les lèvres, sur le front et sur les joues

Ils se tiennent parallèlement à l'axe du follicule, la tête tournée contre le fond du sac. Les personnes à peau grasse et celles qui ont des tannes y semblent les plus exposées.

Ces arachnides vivent généralement en petites sociétés. On en trouve jusqu'à quinze et même dix-huit dans un seul follicule.

Les Démodex sont comme empêtrés au milieu de la graisse et de la matière sébacée.

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Ces animalcules ne déterminent aucune action morbide. Quand ils sont nombreux, la peau devient rouge et ridée ; elle s*enfle. Les embouchures des follicules se montrent alors très dilatées, et des démangeaisons ont lieu.

Pour se procurer les Démodex, il suffit de presser entre les doigts les parties qui en sont affectées, et d'examiner ensuite au microscope la substance qu'on en a fait sortir ; on peut encore essayer des coupes verticales sur la peau d'un cadavre, de manière à partager les follicules dans le sçns de leur longueur.

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