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CHAPITRE II

DE l' AGAROPSE.

Il faut rapprocher du Sarcopte un animalcule que le docteur Leroy de Méricourt a observé à Terre-Neuve, sur un officier de marine qui revenait de la Havane, et dont il a publié une description et un dessin. M. Alexandre Laboulbène a placé provisoirement cet Acarien dans le groupe Tyroglyphe, quoique pénétré de l'idée qu'il pourrait bien constituer un genre nouveau.

Avant de connaître le mémoire de M. Laboulbène, j'avais désigné, dans mes cours, le parasite dont il s'agit sous le nom à'Acaropse, Je conserverai cette dénomination.

<■> Description. — L'Àcaropiede Méricourt (<) (fig. (00) est an pelitacarien long de 0"™,i3, ovoïde, hérissé de quelques longs poils Dexueux et de couleur pâle. Son rostre ( tête, Laboulb.) est

saillant , conoïde ,

avec un prolongement pointu. Ses palpes sont énormes, extrêmement dilatés ilabase.ns forment deux corps obloi^, conoïdes , atténués au sommet, à peine courbés, hors de proportion par leur vohime ex^éré avec

Fi(. ioo.-A«.rop«n "*'"* ^* l'animal.

Ces deux palpes divergent beaucoup. On remarque à leur sommet '. 4° une espèce de crochet grêle, légèrement arqué de dehors en dedans, peu pointu, peut-être articulé et mobile ; 2° un autre crochet interne, plus petit et plus grêle, arqué dans le même sens, subulé, très pointu, «7egamment pectine du côté intérieur, el portant ii sa base externe un poil délié et arqué, qui le dépasse un pen et qui parait inséré sur un petit mamelon. L'animal n'a point d'yeux. Son corselet se confond avec l'abdomen. Ses pattes, au nombre de huit, sont asseï longues, un peu fortes, poilues, mais n'oRrant pas le tiers de l'épaisseur des palpes. Elles semblent terminées par une caroacule rudimentaire.

Cet animalcule est bien un^csrien; mais il se distingue de tous les genres connus par l'énorme développement et la forme de ses palpes, el par le singulier oi^ane pectine qui les termine. Son rostre pointu semble composé de mâchoires modifiées, étroites el pointues, formant un bec,

Les énormes bras didactyles, décrits comme des palpes, ue devraient-ils pas être considérés comme des antennes-pinces?

î" Action sur l'homme. — L'^coropse de Méricourt a été observé sur un malade affecté d'un exanthème. Trois individus furent recueillis au milieu du pusqui s'écoulaitde l'oreille, après une inHam-

inioitlTii de di»,-

DÉHODEX, 297

matioD du conduit auditif. Bs paraissaient avoir vécu dans les boutons de lapeau, aumilieu d'un liquide sêreu\.

Cet animalcule était-il né réellement dans ces boulons? Ne veuailil pas du dehors? U est très probable que c'est ua acarien particulier â cet exanthème. Oa a vu, du reste, qu'il nlavigt point.d'jeux.

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