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DES INSECTES VÉSICANTS

Les Insectes vésicants ou épispastiques sont ceux qui peuvent déterminer sur la peau une inflammation vésiculeuse. Ces insectes sont des agents précieux employés extérieurement. On les administre rarement à l'intérieur.

Les InMctes vésicants sont les CantharideSj animaux de l'ordre des Coléoptères et de la tribu des Hétéromères.

Ces insectes faisaient d'abord partie du genre Meloe de Linné, caractérisé par un thorax subarrondi et une tête infléchie. Ce groupe a été divisé en treize genres. Les Insectes vésicants forment neuf de ces genres, parmi lesquels quatre, plus importants que les autres, méritent une attention particulière. Ces genres sont : ^° Cantharide, 2° Mylabre, 3" Cérocome, 4" Méloé, Les caractères qui les distinguent sont fournis principalement par les ailes et les antennes. Voici ces caractères en abrégé :

/ normalement développées, l filiformes 1 . Cantharide.

I Aniennc? < claviformes.

^'^^H ( Articles.* . { «"^«, ' ' l' ^j'^^^*'

' ^ i neuf . . 3. Cérocome»

.nulles 4. Bféloé.

Les cinq autres genres doués de propriétés plus ou moins vésicantes sont Hycleus, Decatoma^ LyduSy CEnas et Tetraonix.

Dorthes assure que les anciens employaient comme succédané des Cantharides la chenille du Pityocampe (4).

{{) Phalœna Pityocampa Fabr. (voy. livre IV, g i, cbap. 8). -^ D'après Hcnlz, il existe aux États-Unis d'Amérique une Arancide {Tegeneria medicinalis Walck.) dont les habitants se servent pour composer des vcsicaloires. Cette espèce est commune dans les caves, aux environs de Philadelphie. On attribue les mêmes propriétés à la CluHone médicinale {ClubUme medicinalit Walck.).

MOQ.-TAND. 7

110 ANniAUK i[adituelleme:nt employés en médecine.

g I. — Dm Canlharldei.

r Cantharide ordinaire (1). — Cet insecte peut être regardé comme l'animal vésicant par excellence.

AIdrovande, Johnston, Gesner et les anciens compilateurs ont décrit sous le nom de Cantharides plusieurs coléoptères difTérents, quelquefois même des insectes appartenant h d'autres ordres.

1* Habilation. — Les CantAartrfes ordinaires sont communes dans les contrées méridionales. On les trouve sur les frênes, les lilas, les troënes, les jasmins. On les rencontre encore sur les sureaux, les rosiers, les pommiers, les saules, les peupliers. Richard en a trouvé sur le chèvrefeuille et le chamiecerasus. D'autres en ont observé, mais plus rarement, sur les noyers, la cynoglosse et même le blé. Elles sont réunies souvent en très grand nombre, et dévorent le parenchyme dos feuilles assez rapidement. Paul Hermaun a vu périr un grand frêne entièrement dépouillé par ces insectes.

i" Deieription.— La Cantharide ordinaire (ùg. 30) estuncoléoptère long de 15 à 32 millimètres, large de 4 à 6. Son corps est allongé et cylindroîde; sa S tête, grosse, un peu inclinée

en dessous, figure à peu près un cœur ; elle porte des antennes assez longues, filiformes, composées de onze articles. Le corselet est plus étroit que la base de la tête, petit et offre un prothorax presque carré . Une ligne profoodéraent enfoncée se voit sur le milieu de la tète, ainsi que sur le corselet. Les élytres sont de la longueur de l'abdomen, flexibles, - linernent guillochés et pourvus de deuK nervures longitudinales ver» le bord interne; ils recou-

re. 30. — CaMhtriie {'].

« œult aggloQsr», gmais. — », on avl uoli, ronsidéribleinsnl

INSECTES VÉSIGANTg 4 44

vrent des ailes membraneuses et transparentes. Les pattes sont grêles, à tarses filiformes, terminés par une paire de crochets très recourbés et couverts en dessous de poils serrés. On compte cinq articles aux tarses des deux premières paires de pattes et quatre seulement à la dernière. La couleur du corps et des élytres est d'un vert doré à reflets métalliques ; mais les antennes sont noires.

L'animal exhale une odeur très forte, vireuse, pénétrante, désagréable, qui se répand assez loin.

Les mâles sont plus petits que les femelles. Audouin a bien décrit Taccouplement de ces insectes; il l'avait observé sur une branche de lilas. Le mâle harcèle la femelle, laquelle oppose d'abord de l'apathie et plus tard de la résistance. Il monte sur son dos et saisit ses deux antennes avec les pattes de devant. 11 existe au premier article du tarse de ses pattes une profonde échancrure, et à la jambe une forte épine ou crochet qui, en se repliant, vient fermer cette échancrure et la convertir en un véritable trou. C'est avec ces espèces de pinces que le mâle accroche les antennes de sa femelle, qu'il les tiraille et les manie, comme deux rennes. Devenu maître de la situation, l'accouplement a bientôt lieu. 11 dure quatre heures environ. Après ce temps, la femelle, jusqu'alors immobile et comme indifférente, s'agite avec force. Le mâle affaibli, tombe ; mais son pénis s'est rompu, et demeure engagé dans le vagin.

Après l'accouplement, la femelle s'enfonce dans la terre, où elle pond une quantité considérable de petits œufs cylindriques, légèrement aplatis sur les côtés, un peu courbés, jaunâtres et agglutinés les uns aux autres {ûg. 30, a, 6).

Les larves qui en sortent ont un corps allongé, mou, d'un blanc jaunâtre, composé de treize anneaux et muni de six pattes courtes et écailleuses; elles offrent une tête arrondie, pourvue de deux petites antennes filiformes, et une bouche avec deux mâchoires assez solides et quatre palpes. Certains auteurs prétendent que ces lanes se nourrissent de racines ; d'autres croient qu'elles vivent en parasites. Adanson assure qu'elles dévorent les fourmis.

3° Récolte. — La récolte des Cantharides se fait le matin, avant le lever du soleil, lorsque ces insectes sont encore engourdis. Pour les recueillir, on étend de grands draps au pied des arbres et des arbrisseaux, et l'on secoue fortement ces derniers.

Quelques auteurs recommandent aux personnes chargées de ce genre de récolte de se munir de masques et de gants. Ces précautions sont tout à fait inutiles (Berthoud).

On fait périr les Cantharides, soit en les trempant dans l'eau

bouillante ou le vinaigre chaud, soit en les exposant à la vapeur de ce dernier, après les avoir placées dans des nouets de linge ou tout simplement sur un tamis de crin. M. Lutrand recommande de les plonger dans une atmosphère de chloroforme. On les fait ensuite sécher dans une étuve.

Par la dessiccation, ces animaux perdent beaucoup de leur poids, au point qu'il en faut environ treize pour peser un gramme.

On les enferme dans des flacons bouchés.

On doit choisir les Cantharides nouvelles, sèches et bien entières. Car, dès qu'elles ont trois ou quatre ans, elles sont attaquées par divers petits insectes qui les rongent presque en entier, ne respectant que les élytres et les autres parties dures. Les. vases les mieux fermés ne les garantissent pas toujours. Elles sont dévorées par VAnthrène des musées, par des Ptinus, par des Derme$te8. On a proposé divers moyens pour les garantir, et malheureusement, ces moyens sont souvent insuffisants. Le camphre, qui est excellent contre les Mites, n'a pas la même vertu contre les Anthrènes. On dit qu'un peu de mercure placé au fond du bocal est un excellent moyen de conservation (Soubeiran).

On trouve souvent, mêlés avec les Cantharides, des Cétoines dorées et des Callichromes musqués (Guibourt) . On y rencontre aussi des Chrysomèles fastueuses (Ëmmel).

4° Partie active, — Les anciens croyaient que les propriétés vésicantes des Cantharides résidaient dans les poils rares et ténus qui couvrent ces insectes. Le principe actif de ces animaux a été découvert, en 4 810, par Robiquet : c'est la can^/iandme. Ce principe est blanc, cristallisé, d'une saveur excessivement acre. Appliqué à la peau, il fait naître rapidement des ampoules ; pris à l'intérieur, c'est un poison violent. La cantharidine fond à -f- 24 0<* ; elle est très volatile et même elle se dissipe complètement à l'air, à la température ordinaire. L'eau ne la dissout pas ; elle est soluble dans l'alcool, plus à chaud qu'à froid. L'éther la dissout.

La cantharidine se trouve-t-elle indistinctement dans toutes les parties de l'animal? Hippocrate regardait comme inertes, les antennes, la tête, les élytres, les ailes et les pattes, et conseillait de les jeter. Schwilgué a reproduit cette opinion. Linné assure, au contraire, que le principe vésicant réside à peu près également dans tout le corps de l'insecte. H. Cloquet et Audouin partagent cette manière de voir. Cependant M. Farines a constaté que l'application, pendant trente heures, d'un emplâtre préparé avec la poudre des antennes, des élytres, des ailes et des pattes, ne produisait aucun effet. M. Berthoud s'est livré tout récemment à de nouvelles

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expériences. 260 grammes de thorax et d'abdomens, qu'il appelle parties molles, lui ont donné 0g'',423 de cantharidine , et 125 grammes d'antennes, de têtes, d'élytres, d'ailes et de pattes, qu'il appelle parties cornées, lui en ont fourni 06"^, 053 ; ce qui présente un rapportde 4 à 4 .

Les Cantharides anciennes perdent-elles, par vétusté, leur principe vésicant? Forstér assure que lorsque ces insectes sont tombés tout à fait en poussière, leurs débris n'ont plus aucune action . Mais M. Duméril a employé, avec succès, des C?a?*(/èand<JS conservées depuis vingt-quatre ans. Toutefois il ne faut pas croire, avec quelques pharmaciens, que le principe actif de ces insectes n'est pas mangé par leurs parasites ; parce que s'il en était ainsi, les Cantharides rongées, au lieu de diminuer de valeur, devraient au contraire devenir de plus en plus actives. L'observation démontre, en effet, que les excréments des insectes rongeurs et leurs débris ne sont pas vésicants, et couuoae ils sont mêlés aux fragments des Cantharides, les détritus, restés dans le bocal, ne peuvent offrir qu'une bien faible action vésicante. D'après M. Farines, la vermoulure des Cantharides présente une vertu moindre que celle de la poudre ordinaire, dans le rapport de 7 à 10,5. D'un autre côté, Robiquet, M. Guibourt et Virey ont trouvé très peu de cantharidine dans la vermoulure qu'ils ont analysée. M. Berthoud a retiré 08% 094 de cantharidine de 425 grammes de vermoulure, c'est-à-dire tout près des trois cinquièmes de ce que fournirait un même poids de Cantharides entières. Il est donc évident que la vermoulure de ces insectes ne doit pas être sans action (4).

2° Autres espèces. — Le genre Canthuride est assez nombreux en espèces. Dejean en compte 30; Audouin porte ce nombre à 64. Mais on n'emploie guère que la Cantharide ordinaire, dont il vient d'être question.

Dans les province» méridionales de la France, on rencontre sur la luzerne une autre espèce appelée Cantharide douteuse (2). Celle-ci a le corps noir et la tête rougeâtre, partagée en deux parties par une ligne longitudinale noire.

D'après M. Courbon, la Cantharide pointillée (3), de Montevideo, peut produire une excellente vésication, et, ce qui est digne de remarque, dans un temps plus court que la Cantharide ordinaire,

{{) M. Limousin-Lamotle avait annoncé à la Société do pharmacie de Paris, que des vcsicatoires préparés avec la vermoulure avaient produit de bons effets. Ce résultat fut vivement combattu, puis confirmé par M. Dubuc.

(2) Lytta duHa Oliv. {Cantharis dvJbia Fabr.}.

(3) Lytta adspersa Klug. {Epicauta adtperta Dej.).

Cette troisième espèce vit sur la betterave ; elle est longue de 43 à 46 millimètres. Sa tète, son corselet et son abdomen sont d'un gris cendré, uniformément criblé de petits points noirs. Ses antennes sont noires et ses pattes roussâtres.

D'autres Cantharides ont été signalées comme vésicaptes, par

exemple celle de Syrie (4) et celle des moissons (2) M. Leclerc

indique dans sa thèse (4 835) sept espèces dont il a expérimenté

les propriétés M. Courbon mentionne encore la Cantharide à

points enfoncés (3) et la Veuve (4), Tune et l'autre des environs de Montevideo

g n. - De» My labres.

Le nombre des Insectes appartenant au genre Mylabre (Mylahris) est assez considérable. Olivier en a décrit une soixantaine. On en compte aujourd'hui près de deux cents. Il est peu de groupes dont les espèces aient été plus confondues et dont la synonymie soit plus embrouillée (Guérin).

Le corps de ces animaux est généralement noir. Ils ont des élytres d'un jaune plus ou moins foncé, avec des bandes ou des taches noires.

Ces Insectes sont fort timides : dès qu'on s'approche pour les prendre, ils replient leurs pattes et leurs antennes, se laissent tomber et font les morts.

4" Mylabre de la chicorée (5) (fig. 34). — C'est l'espèce !a plus

commune et la mieux étudiée. On soupçonne que l'insecte désigné par Dioscoride et par Pline sous le nom de Cantharide n'en diffère pas.

Habitat. — Ce Mylabre se trouve dans les diverses parties chaudes de l'Europe. Il se tient sur les fleurs de la chicorée sauvage et sur plusieurs autres plantes de la famille des Composées.

Fig. 31. — jtfyZaftrc. Description. < — Ses élytres sont d'un jaune

obscur, avec trois larges bandes noires transversales, un peu en zigzag. La première de ces bandes est interrompue ot quelquefois réduite à trois ou quatre taches.

Ce Mylabre est employé en Italie, en Grèce, en. Egypte et jus-

(1) Lytta Syriaca Fabr.

(S) Lytta segetum Fabr. (d* Arabie).

(3) Epicauta cavernosa Rciclie.

(4) lylta vidua KIuj?. {Causima vidua Dej.).

(5) Mylabris cichorii Fabr. {Meloe cichoriit partim, Linn.).

INSECTES VëSICÂNTS. H 5

qu'en Chine. Cependant quelques auteurs croient que l'insecte de France diffère de celui de la Chine, et que ce dernier seul constitue le vrai Mylabre de la chicorée. Les autres formeraient une espèce ou deux espèces différentes. Il paraît certain que Linné a confondu plusieurs Mylabres sous le nom de Meloe cichorii.

2° Autres espèces. — Les espèces les plus voisines du Mylahre de la chicorée sont :

4° Le Mylabre variable {\), sur lequel le docteur Bretonneau a appelé l'attention des médecins ;

2° Le Mylabre du Sida (2), grande espèce qui vit en Chine, et dont on fait un commerce assez étendu. D'après Soubeiran, celle-ci est très employée en Allemagne ; elle est fournie aux officines par les négociants anglais.

3° Le Mylabre bleuâtre (3), recommandé par M. Farines, pharmacien de Perpignan.

Voici en abrégé les caractères distinctifs de ces trois espèces, rois en regard de ceux de l'espèce commune :

/ des bandes, (çune d'ocré. n„terroi«pue . 4. ifylabre delà chicoré,,

Atec ) Élylres. . . j ^r®'"»®'^® '>*"'»« ( enlière ... 8. Mylabre variable.

) \ brun rott^lre 3. MylaJbre du Sida.

\ des points 4. Mylabre bleuâtre.

Suivant le docteur Collas, on emploie avec succès à Pondichéi7 le Mylabre indien (4).

M. Guérin-Méne ville a signalé comme vésicant le Mylabre de l'olivier (5), qui se trouve en Algérie (6).

g III, — On Cérocome.

Le Cérocom» de Schœffer (7) (fig. 32) est un petit insecte qui vit

(1) Myiabris variabilis Pall.

(2) M. Sldœ Fabr. (M. pustulata Oliv.).

(3) M. cyvnetcem Illi^.

(i) M. Indica Fùssl. {M. punctum Fabr»).

(5) M. oleœ Chevrol.

jO) Le remède contre la ra£e, administre par le monastère de Phanéromènc, non loin d'Eleusis, est composé, d*sprcs M. Gh. Laurent, du Mylahrie bimacnlata Oliv., pilé avec une plante de la faniilie des asclépiadées, le Cynanehum excelsum, sur laquelle il vit. Ce prétendu spécifique doit rentrer dans la caiéfi^orie des innombrables remèdes proposés sans succès jusqu'à ce jour contre celte cruelle maladie (Dumcril), parmi lesquels nous trouvons la Cétoine dorée, des Proscarabées, des Téléphores

(7) Cerocoma Schœfferi Fabr. {Melce Schœfferi Linn.).

sur les graminées, les ombellifères et les composées. Il enfonce sa

tête dans les fleurs. On le trouve aux environs de Paris.

Cet insecte présente de 4 à 15 millimètres de longueur ; il est pubescent et d'un vert doré ; il a une tête petite, noire; son corselet offre la même couleur ; ses antennes et ses pattes sont jaunes; ses élytres ont la longueur de l'abdomen et sont très flexibles. Cet animal vole avec

F'ig. 22.-^ Cérocome. agilité.

Le genre Cérocome présente, en France, en

Espagne et en Orient, d'autres espèces, mais elles n'ont pas été

essayées.

§ IV. - Des Mfloés.

On donne le nom de Méloés (Meloe) (1 ) à des insectes voisins des Mylabres et desCantharides, remarquables par la brièveté des élytres et par l'absence des ailes.

ha couleur de ces Insectes est généralement noire, mais cette teinte offre quelquefois des reflets verdâtres ou bleuâtres. Leurs élytres sont souvent ponctués ou rugueux.

Les Méloés sont très féconds. Godard a vu une femelle pondre en deux fois 221 2 céufs. Ces œufs sont très petits.

Les larves, en naissant, s'accrochent aux hyménoptères récoltants et vont vivre et se développer dans leur terrier. D'après M. Fabre, la larve des Méloés, avant d'arriver à l'état de nymphe, passe par quatre formes : la larve primitive, la seconde larve, la pseudo-chrysalide et la troisième larve. La larve primitive est coriace et s'établit sur le corps des hyménoptères ; son but est de se faire transporter dans une cellule pleine de miel. Arrivée dans la cellule, elle dévore l'œuf de l'hyménoptère. La seconde larve est molle et diffère totalement de la première extérieurement ; elle se nourrit de miel. La pseudo-chrysalide possède un corps revêtu de téguments cornés et privé de mouvement; elle est à demi invaginéc dans la peau fendue de la seconde larve. La troisième larve ressemble à la seconde ; elle est à moitié renfermée dans les téguments pscudochrysalidaires fendus, comme ceux-ci le sont à leur tour dans la peau de la seconde larve. A partir de ce dernier état, les métamorphoses suivent leur cours habituel ; la larve devient une vraie nymphe, et la nymphe un insecte parfait.

{{) Vulgairement Protcaralfées, Esçarbolt onctueux, Yen ic mai.

INSECTES VB8ICANTS. H 7

Quand on irrite les Méloé» ou quand on veut les prendre, ils font sortir de chaque genou une liqueur visqueuse couleur de gominegutte et d'une odeur d'ambre ou de violette ; cette liqueur est Acre, lin entomologiste de Hontpellier, qui avait touché «tes Métoés sans précaution, eut le lendemain les mains couvertes d'une éruption pustuleuse. Anioreux et H. Cloquet assurent cependant avoir manié souvent des Méloét, et n'avoir jamais éprouvé le moindre accident.

Espèces. — On amploie surtout quatre espèces de Méloèt, dont voici les caractères abrégés ;

... im milieu (noir violel) .... I . KiM yrotcanbét.

{ 'ranii" j 5u „„in|(,[ („(,-,, m»l) , . . . î. Mélsé Tugutux.

Antcnnc«( fllirormcs, i cniior (noir «eriUiro) .... 3. MiM varié. ^ 1 loniinsl ! écluncré (nuir mat pvec de»

( liindei rougw) t. Hiloi mafat.

1' Le Méioi protearabée {i) (flg. 33) porte des él y très légèrement rugueux. Il est assez commun en France. Le Metoe Gatlic3is Dej. parait en être une variété.

2" Le iféloérugueux (2) présente des élytres extrêmement rugueux. Il a'esl pas rare dans le Midi, par exemple aux environs de Montpellier.

3° Le Métoé mrié (3) offre des élytres un peu rugueux. On le trouve autour de Paris.

4° Le Méloé mdial (i) se distingue surtout des trois premiers par la présence h l'abdomen de bandes rouges transversales. Cet insecte se rencontre Pij, 33, — KéM.

eu Espagne.

On a recommandé encore \e Meloe auiumnatisOMy ., qui se trouve aux environs de Paris ; le Meloe punctatus Oliv., sous lequel on a confondu deux espèces ; le Tuceius de Etossi et le coriariui d'Hofmanse^; et le Méloé algérien Llnn., qui habite la Sardaigne.

(1) Milat Pro$earabatu Linn.

(S) V. nifiiiiit HhhIi.

(3) M. varlegalui Doniv.

(*) M. mMU Linn.

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