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de chaque côté, et encore une septième inférieurement. La troisième partie, appelée griffe ou onglet,' est mobile et articulée sur la moyenne. Ce crochet paraît conique, un peu arqué en dedans, très pointu, lisse et sans poils. Pendant l'inaction, il est replié et reçu entre les deux rangs de denticules comme dans une gouttière. Ce crochet offre, près de son extrémité, en dessous, une petite fente pour la sortie du venin. Leeuwenhoek est le premier qui ait signalé cette ouverture, qui est très étroite et difticile à voir. Mead a nié mal à propos son existence.
4» Action sur l'homme. — Quand une Araignée mord, elle enfonce ses deux griffes dans le tissu de sa victime. Une gouttelette de venin est déposée en même temps au fond de chaque piqûre.
On a beaucoup parlé du venin des Araignées. Latreille a constaté qu'une seule piqûre d'une espèce de taille moyenne suffit pour faire périr, dans l'espace de quelques minutes, une mouche domestique. D'autres observateurs nous ont appris que la morsure des grandes Araignées de l'Amérique méridionale (Mygales) peut donner la mort à des colibris, à des fauvettes, et même à des pigeons.
Les Araignéeê, et surtout celles d'Europe, sont-elles dangereuses pour l'homme ? Est-il vrai que la morsure de plusieurs espèces a été suivie de résultats fâcheux et même de la mort ?
Martin Lister a vu des piqûres accompagnées d'inflammation. I^ fait est-il bien sûr? Schurig cite un cas de morsure ayaht déterminé la chlorose. Cromstock parle d'un autre cas qui produisit la danse de Saint-Guy. Mais ces auteurs et ces exemples me paraissent bien suspects! Turner, Scaliger, Flacourt, Brogiani, etc. regardent aussi les Araignées comme des animaux très dangereux!
D'un autre côté, François Bon rapporte qu'il a été piqué plus d'une fois, et qu'il n'en est jamais résulté le moindre mal. En conséquence, il ne croit pas ces animaux venimeux, Robert, Boyle et Amoreux partagent cette opinion. De Gee^, après avoir rappelé que Clerck a été mordu fort souvent par des Araignées, sans en avoir ressenti aucune incommodité, s'empresse de conclure qu'elles ne semblent pas du tout venimeuses. Enfin, H. Gloquet a remarqué, sur lui-même, que le poison de ces animaux ne produisait aucun effet.
Cependant il est bien certain que, dans les pays chauds, les Araignées peuvent déterminer, surtout chez les enfants et les femmes, d'abord une douleur locale plus ou moins vive et plus ou moins passagère, et ensuite une petite enflure livide, quelquefois même une phlyctène. Dans certains cas, on ne trouve qu'un point rouge :i peine perceptible ; d'autres fois il se produit une véritable tumeur.