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DES HYMÉNOPTÈRES

Les Hyménoptères venimeux sont : 4 • les Abeilles, 2" les Bourdons, 3" les Guêpes (4). Les Abeilles et les Bourdons appartiennent à la famille des Mellifères, et les Guêpes à celle des Diploptères.

(1) Les ScolieSf les Pompiles et d'autres Hyménoptères à aiguillon [leuvent aussi attaquer l'homme.

250 TOMnOZOAIHES A OBfiANK RPiciAL,

I I. — AkClllM.

VAbeiUe eommuae, ou MoiKhe à miel (1), est un des insectes les

plus connns. J'en ai déjà parlé en traitant du miel et de la cire (5!).

1' Appareil a venin (fig. 89). — Cet appareil n'existe que chez

Fif. se, — A^artil venimeux i'),

les femelles et les ouvrières ; les mâles n'en ont pas. Les anciens croyaient que ces derniers étaient armés d'un aiguillon comme les femelles, mais qu'ils dédaignaient de s'en servir.

«u A, u biK compiHée de cirlilige el ds muKl». — B, iffteii ii

I, (Isades leniauiuet. — t. rûenoir du lentn. — c, son c*iul cicr rujjiea des dirda tomposAnt rai^llan. ^e, Ibi deiu àarAi appliqua Ti n. — A faîne de raiffuiUoDi ouverte en de»us. — g, ippemlLcea écaiU teiiKiable oiw pièce foarehue. — A,A.,., haKpi^cei carHlii;ii>eii>Miiiii u» Kipes ds darda el le« fiienlirabdonisii. — i,i..., muMlea prolnicleun etn e> piècei. — k, eilrdiail^ d'en dard Iras |;roSEio, pur mnnlrer vi pirin

L'appareil veuiineux se compose de glaiides qui sécrètent le veniu, et d'un aiguillon qui Tinocule. Pour bien comprendre la structure de ces organes, il faut disséquer avec beaucoup de soin Textrémité de Tabdomen.

Glandes, — Ces organes sont au nombre de deux, en forme de corps tubuleux aveugles, allongés, simples (i), flexueux, un peu claviformes et obtus à leur extrémité. I^ur composition intime ressemble à celle des glandes salivaires. Ces corps se terminent chacun par un petit canal. Ces deux canaux se réunissent ensemble, et forment un conduit unique trè^ flexueux, qui s'ouvre dans le réservoir. Celui-ci est une poche assez grande , oblongue, fusiforme, quelquefois légèrement étranglée dans s^ partie moyenne, à parois minces, musculo-membraneuses et contractiles. A son autre extrémité, en avant, le réservoir présente un canal excréteur plus ou moins long, lequel se rend à la base de l'aiguillon.

Aiguillon. — Il est placé à l'extrémité postérieure du corps.

Dans l'état de repos, l'aiguillon est enfermé entièrement dans Tabdomen. Il peut en sortir et y entrer suivant la volonté de ranimai. Indépendamment de ces deux mouvements de protraction et de rétraction, il peut être dirigé dans tous les sens et rencontrer ainsi le corps que l'insecte veut frap|)er.

L'aiguillon de V Abeille a été décrit avec une asset grande exactitude par Swammerdam et par Réaumur. Il se compose : ^ ° d'une base, V d'un étui^ 3^ à'xmdard.

4 ° La base est formée par plusieurs pièces cartilagineuses. Swammerdam en compte 8) et Réaumur 6. Audouin fait observer que ce dernier n'a pas su distinguer deux pièces que Swammerdam avait décrites. M. Duméril a reconnu l'existence d'une neuvième pièce^ placée sur la ligne médiane et présentant la figure d'un V. Les branches de cette pièce sont dirigées en avant et s'articulent avec l'étui. Elles ont peutrêtre pour fonction de ramener ce dernier eii dedans. Les 8 autres pièces sont placées par quatre de chaque côté* Des membranes résistantes les unissent, et leur ensemble constitue une sorte d'enveloppe qui, par sa circonférence externe, se trouve en rapport avec le dernier segment de l'abdomen et lui adhère^ tandis que, par sa face interne, elle entoure l'étui de l'aiguilloni On observe de plus, en rapport avec les 8 pièces dont il vient d'être question, quatre muscles spéciaux, deux protracteufs et deux rétracteurs.

On doit encore considérer, comme appartenant à la base ùii

{{) Dans quelques genres voisins, ces tubes glanduleux paraissent ratulÛcS^

252 TOXICOZOAIRES A ORGANE SPÉCIAL.

TaiguilloD, deux corps allongés, blanchâtres, membraneux, creusés chacun en gouttière, qui accompagnent TéKii, et lui forment, en se réunissant par leur bord interne, une sorte de fourreau incomplet. Swammerdam regarde ces deux corps comme destinés à mouvoir Tétui de. dedans en dehors. Réaumur croit qu'ils garantissent les parties molles de Tabdomen du contact de Tétui, et vice versa,

2** Vélui est une tige de consistance cornée , offrant à la base un renflement que Réaumur a nommé talon, et diminuant progressivement jusqu'à son sommet, qui est assez aigu. Cet étui est incomplet, c'est-à-dire qu'il ne constitue pas un cylindre fermé de toutes parts. C'est un demi-canal ou un corps creusé en gouttière longîtudinalement et inférieurement.

3" Le dard n'est pas un organe simple, mais double*. Il est formé de deux stylets longs et déliés reçus dans l'étui, mais ne le remplissant pas exactement. Ils sont adossés l'un à l'autre par leur face interne, qui est plane et parcourue dans toute sa longueur par un léger sillon. Son sommet est très aigu et garni en dehors d'une dizaine de petites dents pointues, dirigées d'avant en arrière. Ces stylets se séparent et divergent vers la base. Ils s'articulent avec les pièces cartilagineuses. Us sont accompagnés, dans leur partie inférieure, par l'étui, qui se divise aussi en deux branches.

2** Action sur l'homme. — Piqûre, — Lorsqu'une Abeille veut agir avec son arme, elle fait sortir l'aiguillon en -contractant, à diverses reprises, les muscles abdominaux qui le fixent au dernier segment. L'étui, qid est pointu, pénètre dans le corps attaqué, et fournit un point d'appui à la base. Les muscles de cette dernière font mouvoir sur leur coulisse les stylets qui s'introduisent plus profondément dans la peau, et y adhèrent quelquefois d'une manière si intime, à cause de leurs dentelures, que lorsque l'animal veut fuir, l'aiguillon tout entier est arraché du corps, en opérant la déchirure et de son rectum et de son oviducte. L'aiguillon reste alors dans la blessure, et l'insecte ne tarde pas à succomber. En pénétrant dans le tissu, l'aiguillon conserve un mouvement de tremblotement en tout sens, qui dure pendant quelques minutes (Kunzmann).

Si l'aiguillon se bornait à piquer physiquement la peau, la blessure ne serait suivie d'aucun résultat fâcheux ; mais cet instrument donne passage à une certaine quantité de venin. Le réservoir de ce fluide se contracte, le venin coule le long du canal excréteur, et pénètre dans l'écartement basilaire des deux stylets. Il traverse ces derniers, en passant dans le petit canal formé par les rainiures des deux faces appliquées; il arrive ainsi au fond de la piqûre.

Ce qui prouve que c'est bien le venin de VAheille, et non sa

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