‹ Éléments de zoologieChapitre 110 sur 184 · MA M MI PÈRES · texte numérisé non relu

MA M MI PÈRES

blaireaux (Bg. 303), ainsi que des gloutons, des martres fmarlre ordi naire z, bel, ne, fouine (Bg. 304), putois, hermine! totolfaX M l"

L homme n’a pas d’ennemis plus redoutables que les carnivores ef dans toutes les parties de l’ancien continent comme dans le nouveau il est en guerre ouverte avec eux, soit pour sa propre défense soit pour celle de ses troupeaux ou de ses oiseaux de basse-cour

Leurs, le lynx, le chat sauvage, le loup, le renard, le glouton le laneau, sont en Europe, les carnivores les plus à craindre; après eux Monnent les loutres, les geneües, animaux voisins des civettes les martres, les fouines, les putois, et des espèces de plus petite taille'

comme 1 hermine ou la belette. 1 e’

bi6n plUS terrib1Ies : un ^rand félin constituant une 1 tte du bon mais supérieur a lui par ses dimensions; un autre tout a a t sembiable a la panthère ; des hyènes; un très-grand ours, difféant de ceux d u présent, et que l’on a nommé Ursus spelœus, et d’autres encore, ont vécu autrefois sur le continent européen, mais ils en ont disparu antérieurement à l’époque historique. Cependant le lion

existait encore en Thrace du temps d’Hérodote, et il y a maintenant des chacals en Moree.

Pendant la période tertiaire, des carnivores différents de tous ceuxlà, et qui pour la plupart appartenaient à d’autres genres, ont habité

De nos jours, l'Afrique nourrit des lions, des panthères et trois especes d hyenes peu différentes de celles qui ont autrefois habité Europe; il y a des animaux analogues, mais une seule espèce d’hvène dans 1 Inde, où l’on trouve de plus le tigre royal, grand félin encore plus sanguinaire que le lion.

En Amérique vivent le jaguar (fig. il) et le couguar (fig. 12), ainsi que plusieurs autres félis également dangereux ; mais dans tous ces pays, de même qu’en Europe, l’homme a trouvé, dans son association avec une espèce du même ordre, le moyen de lutter contre les beles fauves. Le chien l’aide à les combattre; il est aussi le fidèle gardien de ses troupeaux. Cependant il est encore bien des contrées où le nombre des grands carnivores est resté fort considérable. Ainsi, le colonel Sykes rapporte que, de 1825 à 1829, il a été tué, dans un seul district de l’Inde anglaise, 1032 tigres; et, chaque année, des centaines d’indiens sont les victimes de ces terribles quadrupèdes.

Ce tigre, le lion, la panthère et les autres carnivores du même genrr que le chat sont, de tous les animaux de cet ordre, ceux qui ont les appétits carnassiers les plus prononcés; aussi, à l’état de liberté, ne se nourrissent-ils que de proies vivantes. Leurs dents sont plus tranchantes que celles des autres carnivores; ils ont les ongles i étracliles, et leur langue est garnie de papilles cornées qui leur pei mettent de râper, pour ainsi dire, la chair à mesure qu’ils la

CARNIVORES

lèchent. Les hyènes elles chiens associent les os au sang et a la chair, et les hyènes mangent cette dernière à l’état de putrefac ion On trouve dans leurs excréments et dans ceux des chiens le phosphate «le chaux de leurs .aliments solides (coprolithes ou album grœcum), c’est-à-dire des os. Par contre, les ours sont des animaux complètement omnivores. . ,

11 existe pour les différents régimes propres aux carmvoies des formes particulières de dents molaires. Ces organes son sui ou tranchants chez ceux qui vivent exclusivement de chair; ils sont en grande partie tuberculeux et à couronne émoussée dans les especes plus ou moins omnivores. Certains carnivores qui mangent des insectes ont les molaires sensiblement épineuses et comparables, sous ce rapport, à celles des insectivores proprement dits : c est ce qu on voit particulièrement chez les mangoustes de petite taille. Ces difterences portent principalement sur les arrière-molaires.

Carnivores domestiques. — Malgré les habitudes féroces des animaux qui le composent, l’ordre des carnivores nous fournit deux espèces domestiques, le chien et le chat.

Le chien ( Canis familiaris ) est à la fois sociable et doué d’intelligence, deux qualités que l’on retrouve chez toutes les espèces îéellement domestiques et qui sont la condition principale de leur association à l’homme. Dans les pays où cet animal est redevenu sauvage, il vit par troupes et donne la chasse aux autres quadrupèdes. On suppose qu’il a pour ancêtres le loup ou le chacal, peut-être 1 une et l'autre de ces deux espèces, et d’autres encore se rapprochant d elles par leurs caractères, et que l’on regardait autrelois comme n en constituant que de simples variétés.

Habiles à la course, pourvus d’ongles qui leur servent a fouir ainsi qu’à se défendre, d’ailleurs armés de fortes canines, les chiens ont en outre l’odorat très-développé, et la perfection de ce sens ajoute aux avantages que nous tirons d’eux. Leurs molaires sont en partie tranchantes, en partie tuberculeuses, appropriées par conséquent à un régime omnivore (fig. 53), et leurs appétits, joints a leur éducabililé, constituent une nouvelle cause de rapprochement entre leur espèce et la nôtre, .dont ils sont depuis un temps immémorial les inséparables compagnons.

Aussi le chien domestique a-t-il été transporté sur tous les points «lu globe, et partout l’homme utilise son concours et varie, suivant les conditions nouvelles au sein desquelles il se trouve placé lui-même, le parti qu'il lire de celle précieuse espèce. Le chien le seconde à la chasse, le supplée dans la garde des troupeaux, veille à la porte des habitations pour en éloigner les malfaiteurs ou même les indiscrets; il traîne des fardeaux et rend mille autres services, en échange desquels il reçoit la protection de l’homme et son affection ; il a sa place auprès de la famille, et son intelligence lui permet de comprendre la faveur qu’il reçoit ; il s’en montre heureux et reconnaissant.

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se riiHch/7 Pr, S‘ nous,voullons ™ppeler ici les anecdotes qui e îaitactienlaux qualités morales du chien, cl montrer jusqu’à quel

pond il sait s idem, lier avec les intérêts de son maître, aller au-devant de ses désirs et se dévouer pour lui. Des livres spéciaux en ont consacre le récit, et ,1 n est pas jusqu'aux exagérations auxquelles cerams d entre eux se sont laissés aller qui ne nous paraissent vraisemblables, tant nous croyons al intelligence,!,, chien et àson abnégation S; peu acceptables que soient certains d’entre eux, ces récits ont le, Ion d éveiller nos sympathies, et nous avons une tendance à v voir Pcxpression de la vérité.

Les chiens sont souvent fort différents les uns des autres. Ils consti-

tuent un assez grand nombre de races et de sous-races, la plupart dues a l’influence évidente de la domesticité.

Les variations de la taille; rallongement des oreilles, qui sont souvent élargies et pendantes, au lieu de rester droites comme dans les espèces sauvages du même genre ; la forme générale du corps; la diversité du pelage; les modifications éprouvées par le crâne, soit dans sa région cérébrale, soit dans sa partie maxillaire, et même, dans certains cas, la présence d un ou de deux doigts supplémentaires aux pieds de derrière, sont autant de faits qui attestent l’action modificatrice que la domesticité a exercée sur le chien, puisque ce sont autant de caiaclères que la comparaison de cet animal domestique par excellence avec les espèces sauvages de la famille des canidés ne permet d attribuer qu a 1 influence de l’homme ou à celle des conditions

CARNIVORES

de son angine ‘ ' , JT . mme celledes autres animaux

Mais la provenance ruelle du ch,e ;X™.®clierchBS ,.on1.seulos

domestiques nous échappe, et de ,n •» - attachent. C'est

in science sur les questions unnenes ■=> .y

en étadian “le, lois de la variabilité des espèces, en compara,, les en etudiant tes leul. s0„t analogues, etsur-

tout^^recherchant dans ta série des dépôts pliocènes les débris que les uns et les autres y ont laissés, qu'on en arrivera sous ce rapport a des résultats exactes.

Les principales races de chiens sont r .

1° Les lévriers, dont les formes sont allongées et qui sont plus

rapides à la course que tous les autres. « , ,

2° Les mâtin*, plus robustes que les lévriers et en generaP de plus

forte taille (mâtin , danois, basset, etc.).

3° Les lachnés des naturalistes anglais, ou chiens laineux, dont le pelage est plus fourni [chiens des Esquimaux, de Terre-Neuve (fig. 308),

des Alpes, de berger, etc.]. . .

4. Les chiens de chasse, tels que le chien courant (fig. 246), le braque, l’épagneul, le barbet, auxquels on rattache le grifton et d autres SOUS races, pour la plupart de petite taille, telles que le blemlmm le king's Charles , le petit chien blanc de Cube., etc., qui sont tous des

chiens de luxe. . . *

5° Les bouledogues (bull-dogs ou chiens-bœufs des Anglais), a museau

court dont la mâchoire inférieure est plus saillante que la supérieure et qui ont le crâne relevé. Ce sont les hrachygnat.es de cette espèce. Une des sous-races appartenant à la division qu ils , constituent est depuis quelque temps très-répandue chez nous; on remploie à faire la chasse aux rats surmulots, dont le nombre est devenu si considérable à Paris et dans beaucoup d’autres villes.

L’origine du chat domestique (Felis domestica) n’est pas plus certaine que celle du chien, et l’on s’est également demandé s’il ne descendrait pas de plusieurs espèces sauvages, parmi lesquelles on compiendalois le chat sauvage de nos forêts {Felis catus), le chat ganté d’Egypte {Felis municulata ) et le chat manul de Tartarie {Felis ma, ml) : ce qui expliquerait ses principales variétés. D ailleurs la domestication du chat parait bien moins ancienne que celle du chien, dans nos contrées du moins, car les Égyptiens l’avaient déjà obtenue. Elle est aussi moins complète, et les caractères organiques de cet animal n ont subi que des modifications relativement légères.

Le chat vit dans nos demeures par intérêt et par goût plutôt que par affection ou par dévouement ; c’est son bien-être qu’il cherche avant tout, et s’il nous rend quelques services en détruisant les petits rongeurs qui ont envahi nos habitations pour se nourrir des provisions que nous y tenons, c’est parce qu’il y trouve son avantage. 11 conserve malgré sa familiarité les allures défiantes de ses congénères du genre

mammifères.

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