MONOTRÈMES
voit montrer que ce sont des êtres bien plus rapprochés des ovipares
que ne le sont les édentés véritables. ......
L’observation avait déjà fait voir que les deux genres dont il s agit n'ont l’un et l’autre qu’un seul orifice pour les organes de la dotera tion et pour les organes génito-urinaires, et qu’il y a par consequen chez eux un cloaque véritable comme chez les ovipares de la classe des oiseaux ou de celle des reptiles. C’est même ce qui avait conduit à désigner le groupe qui réunit les deux genres australiens qui nous occupent par le nom de monotrèmes, rappelant que ces animaux on
un seul oritice terminal.
Les organes intérieurs qui aboutissent à cet oritice commun, plus particulièrement les oviductes des femelles, ont aussi une plus giande analogie avec ceux des ovipares que cela n’est habituel aux mammifères; et, bien que ces animaux ne pondent pas d’œufs a la manière des oiseaux ou des reptiles, ce qu’on avait néanmoins cru pendant quelque temps, ils ont les ovules beaucoup plus gros que ceux des autres mammifères et pourvus d un vitellus considérable . ce qui indique un mode de reproduction moins franchement vivipare que chez les monodelphes ou mammifères placentaires et se trouve en îappoit chez les monotrèmes avec l’absence du placenta, absence qui caractérise le fœtus de ces animaux. Or le placenta présente dans les piincipaux groupes de monodelphes des dispositions assez différentes poui qu’on y ait eu recours lorsqu il s’est agi de classer ces derniers d une manière méthodique.
Le squelette des monotrèmes montre aussi une particularité caractéristique des vertébrés ovipares. L épaule y est formée de chaque côté par trois paires d’os distincts : une omoplate, une clavicule et un os coracoïdien (fig. 145 et 146). On sait que les os coracoïdiens manquent aux mammifères monodelphes et aux marsupiaux, mais que leur présence est constante chez les oiseaux et fréquente chez les reptiles.
Les monotrèmes possèdent en outre des os marsupiaux comme les didelphes. Les échidnés ont même une poche marsupiale, mais qui reste rudimentaire, et entoure séparément chaque mamelle. Leur gestation est donc en partie extérieure a la manière de celle des marsupiaux ; elle est en même temps plus semblable, en ce qui concerne sa première phase, c’est-à-dire sa phase intérieure, a celle des vipères et autres ovovivipares à sang froid qu’à celle des mammifères placentaires ou mammifères ordinaires.
• Ainsi voilà des animaux qui, tout en restant mammifères par leurs principaux caractères et en ayant, comme les vertébrés de celle classe, des mamelles et le corps recouvert de poils, forment à plusieurs égards une transition évidente des mammifères qui précèdent vers les classes suivantes.
Une particularité également digne d’être notée est la présence, chez l’échidné et l’ornithorhynque, d’ergots cornés propres aux mâles
MAM AI ITÈRES.
do ces animaux, et auxquels aboutit le canal d’une glande spéciale placée sous la peau de leur cuisse.