Œufs, chenilles et cocons de YAitacus de l' Allante
d’en atténuer beaucoup la gravité. Comme la maladie est héréditaire, il faut s’assurer que les papillons employés n’ont pas le sang envahi par les microphytes dont nous avons parlé. MM. Guérin, de Quatrefages et Pasteur se sont occupés avec soin de ces questions si intéressantes pour l’industrie séricicole.
On a tenté depuis plusieurs années l’acclimatation dans nos climats de quelques bombyces différant par leur espèce de celui du mûrier (fi g. 454).
Ces nouveaux insectes producteurs de la soie sont également des lépidoptères nocturnes; ils peuvent devenir fort utiles à l’industrie, et déjà la soie de plusieurs d entre eux a trouvé son emploi, mais aucun ne saurait être comparé sous ce rapport au Bombyx mori. Par contre, la plupart des autres lépidoptères sont des insectes nuisibles
INSECTES
a 1 agriculture qui a beaucoup à souffrir des atteintes de leurs larves sont urtiTatits nnair6è ^ chenilles de ,)ombyces dont les poils
Les larves des teignes, petites espèces du même ordre, s établissent c ans nos habitations et détériorent nos tissus de laine, nos fourrures et divers objets d’habillement ou d’ameublement (fig. 4501. Une
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Fig. 455. — Teigne des drops et sesjnétamorphoses (*).
autre espèce attaque les blés (fig. 447). L’aglosse vit dans les matières grasses, plus particulièrement dans le lard.
Abeilles (genre Apis). — Les abeilles forment, parmi les hyménoptères aiguillonnés, un genre type de la division des Apididés sociétaires, division qui comprend aussi les mélipones, les bourdons, les andrènes, etc. Le genre des abeilles, auquel est restée en propre La dénomination d 'Apis, étendue par- les naturalistes du temps de Linné aux autres insectes de la même famille, réunit plusieurs espèces, toutes originaires de l’ancien monde, qui vivent en sociétés. Chacune de ces espèces est formée de trois sortes d’individus, savoir : des mêles, appelés faux bourdons; des femelles, dites reines (chaque société ou ruebe n’en possède qu’une seule); et des neutres, appelés aussi ouvrières, qui sont des femelles stériles et pourvues d’un aiguillon. (*)
(*) 0, (i et a", chenilles ; — b, b', chrysalides ; — pillons femelles ; — e, e\ fourreaux vides.
c, c, c, papillons mâles; — d, d’, pa-
ENTOMOLOGIE APPLIQUÉE
Les ouvrières oui le premier article des tarses postérieurs on forme de carré long, garni à sa face interne de plusieurs rangées de poils qui le transforment en une espèce de brosse (fig. 456). La corbeille est un enfoncement bordé de poils existant au côté interne de la cuisse des mêmes patios. Cette double disposition est utile. aux abeilles dans la récolte du pollen et du nectar des Heurs qui leur servent a la fabrication du miel. C’est aussi au moyen de ces petits organes que les ouvrières se procurent le pi'opolis, substance qu’elles tirent également des végétaux, et avec laquelle elles bâtissent leurs habitations. Quant à la cire, elle suinte des parois mêmes du corps de ces insectes par un certain nombre de . pores 'glanduleux situés entre les articles de 1 abdomen.
Les abeilles emploient la cire à la construction des loges dans lesquelles les reines doivent déposer leurs œufs. Ces loges forment des amas de cellules hexagonales, serrées les unes contre les autres, et opposées base à base sur 'deux rangs, dont l’ensemble représente une sorte de gâteau. Il y a des alvéoles à part pour les œufs destinés à fournir des femelles, pour ceux d’oiï naîtront des mâles, et pour ceux qui donneront de simples ouvrières. Les alvéoles des œufs royaux sont les plus grands. Réaumur a constaté qu’une seule reine peut pondre, au printemps et dans l’espace de vingt jours seulement, jusqu’à fig.456.— Abeille; douze mille œufs ; elle fait plusieurs pontes par an. brosse, très-grossie.
Lorsque de nouvelles femelles, c’est-à-dire des reines, naissent dans une ruche, une grande agitation ne tarde pas à se produire; celle qui avait précédemment l’autorité s’éloigne suivie de faux-bourdons et d’uni nombre considérable d’abeilles ouvrières. Cette colonie va s’établir ailleurs; elle constitue ce qu’on nomme un essaim. en >
Le miel est une provision alimentaire destinée à la nourriture des abeilles. Il leur sert aussi pour la nourriture des larves, et c’est à cette intention qu’elles en remplissent leurs alvéoles ou gâteaux de cire.
Ce sont préciséméntices deux substances, l’une de nature grasse, la cire, l’autre sucrée, et d’un goût agréable, le miel, qui nous portent à élever les abeilles en domesticité. Autrefois elles avaient dans l’économie domestique une importance bien plus considérable encore que celle qu’elles ont aujourd’hui. Les bougies de cire étaientleseul éclairage de luxe avant qu’on employât l’acide stéarique, la paraffine ou -le gaz, et les anciens, qui ne possédaient pas le sucre proprement dit, faisaient un grand usage de miel comme principe édulcorant. Il leur servait aussi à préparer par la fermentation une liqueur enivrante .appelée hydromel.
Il y a plusieurs espèces d’abeilles, toutes originaires des parties