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CÉPHALOPODES

en forme de cône allongé (fig. 496), qui est la bélemnile telle qu on la rencontre habituellement.

§ II. — Ordre «les Tétrabranches.

Les Tétrabranches, ainsi appelés de ce qu’ils sont pourvus de quatre branchies, ont leurs expansions céphaliques dépourvues de

Fig. 497. — Nautile. (La coquille a été sciée pour en montrer les loges que traverse

le siphon ; l’animal occupe la dernière de ces loges.)

ventouses et très-différentes dans leur disposition de celles des dibranches.

Les Nautiles, dont on connaît quatre espèces dans les mers ac-

Fig. 498. - Nautile flambé. Fig. 499. - Ammonite (coupe montrant

le siphon et les cloisons).

luelles, forment le seul genre de tétrabranches aujourd’hui existant. Ce genre a fourni de nombreuses espèces aux anciennes faunes, et

ô8b MOLLUSQUES.

plusieurs groupes éteints (orlhocères, etc.) appartenant à la même famille que lui possèdent des espèces propres aux plus anciennes formations géologiques.

C’est dans le même ordre qu’il faut classer les Ammonites, famille entièrement perdue, dont les espèces ont été contemporaines des bélemnites.

Les coquilles des ammonites et celles des nautiles sont cloisonnées et siphonées, caractère qui se retrouve aussi dans la coquille des bélemnites et dans celle des spirules, des orlhocères, etc.; mais les ammonites ont leurs loges séparées par des cloisons lobulées et comme décomposées, tandis que celles des nautilidés sont simples. En outre, leur siphon est placé le long du bord extérieur de la coquille ; celui des nautiles, ainsi que des autres genres de la même famille, est au contraire central.

Les ammonites se partagent en plusieurs tribus, dont la plus nombreuse est celle des ammonites proprement dites. Auprès d’elles prennent place les goniatites, espèces à cloisons simplement anguleuses, qui sont caractéristiques de la période paléozoïque.

Classe «les Céphnlidiens.

Ces mollusques ont encore la tète apparente, mais elle est à peine séparée du corps et acquiert un volume beaucoup moindre que celle des céphalopodes. Le nom de Géphalidiens, qu’on leur donne, signifie animaux à petite tête; il rappelle donc un de leurs caractères principaux.

Les céphalidiens manquent des expansions brachiformes qui existent au-devant de la tête des céphalopodes-. Des quatre tentacules que la plupart présentent, les deux plus grands portent ordinairement les yeux.

La coquille, dont ils sont en général pourvus, est constamment univalve et monothalame, c’est-à-dire d’une seule valve et sans cloisons intérieures ni siphon.

Beaucoup de céphalidiens ont un opercule, soit corné, soit calcaire, destiné à fermer l'orifice de cette coquille lorsque leur corps s’est abrité dans son intérieur; les autres manquent d’opercule, mais il en est parmi eux qui peuvent sécréter, comme le font les hélices ou escargots, une sorte de couvercle n’adhérant pas à l’animal, et cependant capable de le clore hermétiquement : c’esl ce qu’on nomme un épiphragnie.

On distingue trois ordres de mollusques céphalidiens : les Gastéw- /jodes, les Hétéropodes et les Ptéropodes.

§ 1. — Or«lrc «le* <inNl«*roi»o«lon.

Les Gastéropodes oui pour caractère principal d’avoir, au-dessous

CÉPHALIDIENS.

du corps, un plan musculaire contractile, fonctionnant comme un

pied. . .

Il y a des gastéropodes pulmonés, c’est-à-c^ire à respiration aerienne. Parmi ces animaux, les uns vivent a l’air libre, comme les limaces (fig. 500), les hélices ou colimaçons (fig. 205) et les cyclostomes (fig. 501); les autres se tiennent dans l’eau, comme les planorbes

Fig. 500. — Limace rousse (genre Arion).

(fig. 502), les limnées (fig. 503) et les ampullaires. Les ampullaires ont en même temps des poumons et des branchies.

D'autres mollusques du même ordre respirent par des branchies

Fig. 502. — Planorbe corné. Fig. 503. — Limitée stagnale.

seulement ; ils emploient donc l’air dissous dans l’eau au lieu de respirer directement l’air atmosphérique.

Quelques gastéropodes branchiferes habitent les eaux douces : tels sont les paludines (fig. 504), les ancyles et les néritines.

Les autres sont marins; leur nombre est très-considérable. Nous citerons, parmi eux: les littorines (fig. 42 et 194), les turbos, les mo-

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