MOLLUSQUES
nombre de mollusques du même ordre soûl recherchées à cause de l’élégance de leurs formes ou de la vivacité de leurs couleurs ; il en est qu’on emploie à divers usages. Certaines espèces de pourpres et divers rochers fournissent une liqueur qui a été longtemps utilisée en teinture : c’est la pourpre, que les anciens estimaient particulièrement. Elle était tirée de quelques coquillages de la Méditerranée, parmi lesquels nous citerons la pourpre hémastome ( Purpura hæmasloma) (fig. 506) et le rocher épineux {Murex brandaris ) (fig. 507). Les coquilles de certains gastéropodes sont employées à la fabrication des camées.
Les terrains sédiment aires sont riches en déhris de ces animaux,
et leurs coquilles entrent souvent pour une fraction considérable dans la masse qui les compose. En France, les gastéropodes de la période tertiaire ont été l’objet d’une étude attentive de la part des naturalistes, plus particulièrement de celle de Lamarck et de M. Deshayes.
Ceux des dépôts éocènes indiquent, par leur taille et leur analogie avec les espèces actuellement, tropicales, que la température des eaux marines était alors plus élevée qu’elle ne l’est aujourd’hui. Une * des plus remarquables parmi ces coquilles est la cérithe géante ( Ceri thium niiianteum), qu’on trouve particulièrement aux environs de Paris (fig. 488).
§ II. — Ordre do* Hétéropodos.
On réunit dans cet ordre quelques genres de céphalidiens dont le pied est en forme de gouvernail et sert à nager. Ce sont des animaux pélagiens, dont la plupart ont le corps et la coquille remarquables par
leur transparence ; ce qui permet d’examiner leurs différents organes avec une grande facilité.
Les atlantes (tig. 517 à 519), les carinaires (fig. 516) et les firoles font partie des hétéropodes.
§ 111. — Ordre de» Ptéropodcs.
Les pléropodes vivent également en pleine mer, et, par leur manière
Fig. 520. — Ilyale (*). Fig. 521. — Cuvicrie.
en forme d’ailes. Ce sont les hyales (fig. 520), les cléodores, les cuviéries (fig. 521), les limacines, les clios, les pneumodermes, les cymbu- (*)
(*) L’animal avec sa coquille vue en dessus; — la coquille; vue de profil.
Fig. 516. — Carinaire et sa coquille.
Fig. 517. — Allante Fig. 518. — Coquille de F Atlante; Fig. 519. — La même;
et sa coquille. vue de face. vue de piofil.
de nager, ils rappellent à quelques égards les papillons. La partie antérieure de leur corps est pourvue de deux expansions membraneuses
hes Ole. Ils sont tous de petite dimension. Plusieurs se tiennent réunis par bimes ; el les clios ainsi que les limaeines, des réfrions polaires, continuent uno grande partie de la nourriture des baleines franches
Comme les cephal.diens de l'ordre qui précède, les ptéropodes subissent une métamorphosé. 1 1