CHAPITRE XLVIII
Les mollusques acéphales forment plusieurs classes distinctes, dont nous allons parler successivement sous les noms de Conchifères ou Lamellibranches, Brachiopocles, Twniciers et Bryozoaires. Ainsi que l’indique leur nom, ils ont pour caractère commun de manquer de tète, ou pour mieux dire de n’avoir point cette partie dislincte du reste du
corps, comme cela a lieu chez les céphalopodes et même chez les céphalidiens.
Les Conchifères commencent la série des mollusques acéphales, à laquelle ils fournissent un grand nombre de genres.
Classe des Conchirères.
Ils sont protégés par une coquille bivalve dont les deux moitiés sont placées 1 une à droite, l’autre à gauebedu corps. Leurs organes |Je respiration consistent en lamelles comparables à des peignes, et sont situés dans le. sens des valves, qui les protègent aussi bien que le reste de l’animal. Beaucoup d’entre eux ont à la* partie postérieure deux tubes rétractiles qui permettent l’accès et le renvoi de l’eau destinée à leur respiration, ainsi que l’expulsion des fèces.
Les mêmes animaux sont souvent pourvus d’un appendice charnu, en forme de soc contractile, qui leur sert de pied.
Ces mollusques produisent une quantité considérable d’œufs qui éclosent , en général, dans leurs branchies. Ces œufs et les jeunes qui
Fig. 522. — Huître, chargée de naissain (*).
(*) />, branchies; — m, muscle servant à la fermeture des valves; — tnt, manteau ;
o, naissain ou amas d'reurs et d’embryons formant une masse laiteuse: — s, palpes buccaux et bouche.
CONCH I FÈR ES.
en sortent forment d’abord un amas comparable à du lait ; les individus pourvus de ce naissain peuvent être avantageusement utilisés
Fig. 5"23. — Dreissène polymorphe.
Fig, 52 k — Mulet le margaritifère.
Fig. 525. — Cgclade cornée (*).
pour la multiplication de leur espèce, si on les place dans des comblions favorables. C’est sur ce fait que sont fondés les essais de pro-
Fig. 526. — Pintadine ou Huître àperles.
pagation des huîtres que l’on a entrepris de mettre en pratique sur plusieurs points de notre littoral (fig. 522).
La forme des jeunes lamellibranches est d’abord assez différente de
H a, de profil, montrant son tube, et son pied; — /;, en dessus
5<)i MOLLUSQUES ACÉPHALES.
celle des adultes; il existe même chez ces mollusques une sorte de métamorphose, et, dans les premiers temps qui suivent l’éclosion, ils sont pourvus d’un appareil cilié qui leur permet de nager librement (fig. 242, D).
On a partagé les conchifères en plusieurs ordres et en diverses
Fie. 527. — Moule. Fig. 528. — Peigne.
familles. Leurs principaux genres sont ceux des unios ou mulettes (fig. 524), anodontes, dreissènes (fig. 523) et cyclades (fig. 525). qui vivent dans nos eaux douces, ainsi que des huîtres (fig. 195 et 522).
Fa;. 52'.). — t enus verruqueuse (*)■
pintadines ou huîtres à perles (fig. 520), avicules, jambonneaux, moules (fig. 527), peignes (tig. 528), arches, cames, bucardes (fig. 531 . vénus (fig. 52!) el 530), saxicaves, tellines, mactres, myes, pholades (fig. 532) et arrosoirs, dont les espèces sont toutes marines. (*)
(*) Venus verrucosa ; la Praire double tics Toulonnais.