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CHAPITRE L

PROTOZOAIRES

Animaux diversiformes, agrégés ou isolés, n’ayant, dans bien des cas, que de petites dimensions et dont la structure est toujours plus ou moins homogène ; aussi ne distingue-t-on que difficilement les oiganes qui les constituent, et leur substance est souvent de nature sarcodaire. Ils sont aquatiques pour la plupart. Certains d’entre eux donnent lieu à des productions calcaires ou siliceuses, comme le test des foramimfères et les spiculés des spongiaires, qui peuvent jouer par leur accumulation au fond des eaux un rôle dans la formation de certaines roches. D’autres participent aux phénomènes importants de la décomposition des corps organisés ainsi que des substances dont ces corps sont formés, et ils apparaissent en grand nombre dans les matières en fermentation ou en putréfaction (infusoires). Il en est aussi qui nous fournissent des objets utiles (éponges).

Les Protozoaires constituent un septième embranchement ; ils forment le dernier échelon du règne animal.

Clagftc des SpongiaireN.

Les éponges usuelles (fig. 585), dont nous utilisons la substance chitineuse apres les avoir débarrassées de la partie animale qui les enveloppe ainsi que des spiculés calcaires qui en soutiennent la masse, sont formées par un amas de filaments tubiformes de cette substance anastomoses entre eux dans toutes les directions (fig 586) Rt qui, bien préparé, se laisse aisément imbiber : c’est cette nronriété qm es fait rechercher. Les plus fines proviennent des côtes de Svrie des des Bahama et de quelques autres localités by ’

Les animaux de cette classe n’ont ni tentacules ni tube digestif mai., leur apparence rappelle à certains égards le parenchyme des der’ n.cs polypes c'est-à-dire des polypes cïénocères et on Tes ne' I r„'S C°nS,déreS Conlme '» dégradation extrême de ce groupe

PROTOZOAIRES

d’animaux. Leurs spiculés ne sont pas toujours calcaires, comme ils le sont dans les éponges usuelles ; beaucoup en ont de siliceux, et il est certains genres dont tout le parenchyme est sou tenu par une sorte de feutrage entièrement formé de cette dernière matière.

La multiplication des éponges s’opère de deux manières différentes: d’abord par des germes ciliés et mobiles qui ressemblent assez à des infusoires pour qu’on les ait d’abord confondus avec eux; ensuite par des espèces de sporanges comparables aux germes des végétaux cryptogames. Ce double mode de propagation a été observé dans plusieurs espèces marines; on le retrouve aussi dans les spongilles ou

Fig. 585. — Eponge usuelle. Fig. 586. — Tissu chitincux

de Y Éponge usuelle.

éponges propres aux eaux douces (fig. 13), qui diffèrent des éponges usuelles en ce qu’elles manquent de la partie chitineuse qui fait le mérite de ces dernières, et que leurs spiculés sont siliceux au lieu d’être calcaires.

La classe des éponges a été partagée en plusieurs groupes secondaires; elle comprend un assez grand nombre de genres.

Classe «les Foramlnirères.

Ces animaux présentent le plus souvent un test calcaire composé d’une ou de plusieurs loges très-diversement empilées les unes suites autres et qui communiquent habituellement entre elles par un petit orifice; de là leur nom de For amini fèves, signifiant qu ils sont comme perforés.

La forme de ces espèces de protozoaires offre souvent une singulière ressemblance avec celle des coquilles de certains mollusques, particulièrement des nautiles soit vivants, soit fossiles ; mais, ainsi que nous l’avons déjà dit, celte analogie n est qu apparente, et l’organisation des foraminifères n’a aucun rapport avec celle des mollusques. C’est donc à tort qu’on les a classés pendant longtemps avec les céphalopodes ; ces animaux ont une structure extrêmement simple. Leur étude a occupé un grand nombre de savants.

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