AUDITION
ainsi appelée. 11 est formé par une sorte de tube continu contourné en spirale serrée, exécutant deux tours et demi et divisé intérieurement dans sa longueur par une sorte de rampe ou cloison incompi e e en deux parties, dont l’inférieure aboutit à la fenêtre ronde et dont
l’autre va directement au vestibule.
L’intérieur du limaçon ainsi divisé en deux par la lame qui le contourne intérieurement est garni de filaments nerveux, d autant plus courts qu’ils sont placés plus près du sommet de la spire.
On établit en principe que l’oreille de l'homme, lorsqu elle a ete suffisamment exercée, peut classer des sons depuis ceux comportant
FIG. 229. — L’oreille de l’Homme et ses différentes parties (**).
trente-deux vibrations par seconde jusqu’à ceux qui en comportent soixante-treize mille. D’autres espèces entendent des sons tellement graves, que notre oreille ne peut les percevoir, et il en est aussi qui, ayant le limaçon plus complet que. le nôtre, peuvent au contraire percevoir des sons si aigus, qu’ils nous échappent. Les chauves-souris sont en particulier dans ce dernier cas.
Le limaçon de l’oreille paraît nous donner la sensation des tons et les canaux semi-circulaires celle du timbre. Lorsque le vestibule existe seul, comme chez les mollusques, il ne doit y avoir d’autre sensation que celle du bruit, et l’audition est alors fort confuse.
Les vertébrés allantoïdiens ou les mammifères, les oiseaux et les reptiles, qui ont aussi pour caractère d’être aériens à toutes les épo- (**)
(**) A = figure théorique : a, conque auditive; — b, méat auditif externe, formant avec la conque l’oreille externe; — c, membrane du tympan et oreille moyenne renfermant les osselets de l’ouïe ; — e, le labyrinthe ou oreille interne, contenu dans le rocher.
15 = les osselets de l'ouïe : b, le marteau; — b', l’enclume; — b", l’os lenticulaire; — b'", l’étrier. — C = le labyrinthe : a, vestibule : au-dessous de la lettre a est la fenêtre ovale; au-dessous, la fenêtre ronde; — b, le limaçon ; — c, les canaux semi-circulaires.
ORGANES DES SENS
ques de leur vie, sont seuls pourvus de limaçon. Cet organe manque chez les batraciens, qui ont cependant une oreille moyenne lorsque leurs métamorphoses sont terminées. Les poissons ont l’oreille réduite au vestibule et aux canaux semi-circulaires. Encore, chez, quelques-uns, n’y a-t-il que deux ou même un seul de ces canaux au lieu de trois ; mais les lamproies et les myxines présentent seulescette dernière particularité. Les branchiostomes ont l’organe auditif plus simple encore et réduit au seul vestibule, ce qui fait ressembler leur oreille à celle des animaux sans vertèbres.
L’oreille des insectes n’est pas connue anatomiquement, mais on nesaurait douter de son existence, puisque beaucoup d’animaux de cette
Fig. 230. — Oreille de la Raie; ouverte (*).
classe produisent des bruits au moyen desquels ils s’appellent et se répondent.
Les crustacés ont l’oreille réduite au vestibule et placée à la base des grandes antennes; elle est reconnaissable à une petite membrane en forme de tympan, mais que l’on doit, à cause de ses rapports avec le vestibule, comparer à la fenêtre ovale et non au tympan des vertébrés aériens. Ce dernier est d’ailleurs également superficiel dans les lézards.
Chez les annélides et chez les mollusques, l’oreille est sous-cutanée; elle est représentée par un simple sac renfermant de très-petites concrétions en suspension dans une humeur gélatiniforme et auquel se rend directement le nerf acoustique.
On retrouve des organes analogues chez les méduses; mais, au lieu de deux, comme chez tous les animaux précédents, il en existe un plus grand nombre, placés au pourtour de l’ombrelle qui forme la masse de ces zoophytes; ils répondent aux principales divisions de leur corps. (*)
(*) na, nerf acoustique et sa division dans te vestibule ; — esc, canaux scmi-circu laires.
LÀ II Y NX.