EM B R AN CH EMENTS
mieux comprendre les particularités distinctives, et elle servira à continuer ces remarques préliminaires. Nous devons donc nous borner pour le moment à reproduire les noms mêmes de ces embranc îements et à exposer sommairement leurs caractères principaux.
Ce sont les vertébrés , les arthropodes ou articulés a pieds articules, également appelés condylopodes, les vers , les mollusques , les ec nrwdennesc t les polypes, autrefois réunis sous la dénomination commune de radiaires ou zoophytes, enfin les protozoaires ou animaux les plus
Fig. 239. — Bombyx dispar (*).
simples, auxquels nous avions autrefois proposé de donner le nom de sphérozoaires , parce que beaucoup d’entre eux sont cellulaires et de forme sphérique.
Nous aborderons plus loin la caractéristique de leurs classes, et nous indiquerons les groupes les plus remarquables compris dans chacune de ces classes, en ayant soin d’en signaler les espèces les plus utiles ainsi que leurs principaux produits.
Les animaux des quatre premiers embranchements ont cela de commun que les parties de leur corps, aussitôt que l’œuf dans lequel ils se forment a commencé à se développer, sont disposées de manière à pouvoir être séparées par un plan qui les couperait parle milieu en deux séries d’organes inversement correspondantes, l’une à droite, l’autre à gauche. Ces animaux sont donc pairs et leur symétrie est binaire. (*)
(*) Chenille, chrysalide et papillons mâle et femelle.
CLASSIFICATION
extérieurement, possèdent constamment un squelette, composé de \erlebres, qui constitue leur charpente intérieure. Ce squelette sert à 1 insertion des muscles locomoteurs; en môme temps il donne protection aux centres nerveux constituant la masse encéphalo-rachidienne
ou cérébro-spinale, ainsi qu’aux viscères nutritifs. Pendant la vie embryonnaire, c’est-à-dire avant qu’ils aient été mis au monde ou lorsqu'ils viennent de quitter leur œuf, les vertébrés possèdent une vésicule dans laquelle s’est ramassé le jaune, substance destinée à leur première alimentation ; cette vésicule est appendue à la face ventrale de leur corps.
Les mammifères , les oiseaux , les reptiles , les batraciens el les poissons constituent les cinq classes de l’embranchement des vertébrés.
Les mammifères, les oiseaux et les reptiles, qui ont une vésicule allantoïde el un amnios pendant leur premier développement, forment un premier sous-embranchement, celui des allantoidiens (fig. 23G); el l’on appelle anallantoidiens une seconde grande division du même em- (*)
(*) Ascaride lombricoide : a, mâle; — b, femelle, ouverte pour montrer le tube intestinal, les oviducles et les canaux vasculaires ; — c et d, partie antérieure du corps et bouche, e, ocul renfermant un embryon; — f, très-jeune ascaride.
Lombric ou Ver de terre : g, 1 animal entier; — h, sa partie antérieure montrant la télé et les premiers anneaux pourvus de soies; — j, anneaux de la partie moyenne du corps < t leurs soies.
Fig. 2i0. — ] ’ers(*).
EM BRANCHER! ENTS.
branchement, qui comprend les batraciens (fig. . 237) et les poissons /fi» *>38) animaux toujours dépourvus d’allanloïde et d aiyinios.
II." Le second embranchement est celui des arthropodes appelés aussi condylopodes. Les espèces qui s’y rapportent manquent toujours de squelette proprement dit, mais leur corps est constamment partagé à l’extérieur en anneaux successifs, quisontautant.de divisions de la peau, et dontla résistance est le plus souvent assez grande pour proléger leurs organes internes ; elles sont toutes pourvues demembresarticulés; leur système nerveux est formé d’un cerveau comparable a
Fig. 241. — Porcelaine tigre.
celui des vertébrés, mais elles n’ont pas de moelle épinière ou systèmenerveux rachidien. Les différents nerfs du corps naissent d’une double chaîne ganglionnaire placée au-dessous du canal digestif, ou sur les parties latérales du tronc, et il y a de plus un collier nerveux autour de l’oesophage. Dans le premier âge, lorsque la niasse du jaune est encore distincte, elle forme chez tous les animaux de ce type une vésicule placée sur le dos, au lieu- de tenir au ventre comme chez lesvertébrés.
Les différentes classes des arthropodes sont celles des insectes (fig. 239), des myriapodes , des arachnides et des crustacés ; on y ajoutequelquefois celle des systolides. Beaucoup d’arthropodes se montrent d’abord sous une forme assez comparable à celle des articulés de l’embranchement des vers, mais il est toujours aisé de les en distinguer par quelque caractère important.
JII. Les VERS se partagent en annélides et en helminthes, quel que soit le groupe de ces derniers. Les helminthes en effet sont divisibles en plusieurs catégories assez différentes les unes des autres.
IV. Les mollusques (1) constituent le quatrième embranchement. On les reconnaît à leur corps mou, sans squelette intérieur ni articulations extérieures, mais souvent protégé par des pièces dures qui constituent la coquille de ces animaux. Leur cerveau fournit habituellement, comme celui de la plupart des arthropodes, un collier entourant l’œsophage; mais leurs ganglions nerveux ne sont plus disposés sous la forme d’une chaîne longitudinale.
(1) Les Mollusques de Poli et de G. Cuvier; les Malacozoaires deBlainville.
,J-U CLASSIFICATION
Rarement le vitellus des mollusques constitue une vésicule distincte. U condition la plus ordinaire de cet organe transitoire est la transformation directe en embryon de l’amas de cellules qui le constituent; mais, avant quelles aient été employées complètement, on les aperçoit dans le corps de l'embryon. Le vitellus est donc ici intérieur, du moins dans la majorité des cas, car les céphalopodes et les gastéropodes de la division des limaces et des colimaçons possèdent une véri-
Fig. 242. — Développement des Mollusques (*).
table vésicule du jaune (fig. 242, Aet B). Beaucoup de mollusques- présentent une sorte de métamorphose; elle est plus particulièrement évidente chez ceux qui n’ont pas de vésicule vitelline (fig. 242, Cet D).
Cet embranchement se partage en céphalopodes , céphalidiens, comprenantes gastéropodes (fig. 244), les hétéropodes et les ptéropodes, lamellibranches , brachiopodes (1), t unie 1er s et bryozoaires. (*)
(*) A = Céphalopodes : embryon de Calmar. — a, vésicule vitelline; — b, appendices céphaliques appelés bras ou pieds ; — c, yeux ; — d, cou et orifice du sac respiratoire ; — c, branchies; — f, nageoire. — Il = Gastéropodes pulmonés : embryon de Limace. — a, vésicule vitelline ; — b, intestin; — c, bouclier renfermant le rudiment de la coquille; — il, tentacules oculaires; — e, bouche et œsophage; — /’, cerveau et collier œsophagien;
g, rame caudale qui disparaîtra à l’époque de la naissance. — C — Gastéropodes nudibranches : embryon de YAcléon. — a, vitellus ou jaune; — b, capsule auditive ; — c, appareil natatoire pourvu de cils vibratilcs; — il, coquille. — L’appareil natatoire et la coquille des nudibranches sont des organes temporaires destinés à disparaître. — D = Conchifèrcs ou Lamellibranches : embryon de YHuiire. — a, la coquille, qui est alors équilatérale; b, corps du jeune animal; — c, appareil natatoire cilié, devant disparaître lorsque la jeune huître se fixera.
(I) quelques auteurs doutent que les brachiopodes soient réellement des mollusques