‹ Éléments de zoologieChapitre 90 sur 184 · E M P> R A N C II EM E N TS · texte numérisé non relu

E M P> R A N C II EM E N TS

Chez les animaux qui précèdent, la symétrie des organes est différente de celle qui caractérise ceux des cinquième et sixième embranchements dont nous devons maintenant parler. Dans ceux-ci c’est par rapport à un axe médian, et non par rapport à un plan longitudinal, que les organes sont disposés; il en résulte qu’ils se répètent autour de cet axe comme les rayons d’un cercle le font autour du centre de ce cercle. De là les noms de rayonnés , radiaires ou actinozoaires qui ont été donnés à ces animaux.

Y. Certains rayonnés dont font partie les oursins ou échinides, les étoiles de mer ou astérides et les holothurides, ont le corps protégé

par des épines, souvent pourvu d’un test calcaire et toujours muni de cirres contractiles servant à la locomotion; ils forment l’embranchement des ÉcilINODERMES (1).

Le système nerveux des échinodermes est peu développé; il se réduit a un collier de ganglions disposés autour delà bouche, et qui répondent,par leur nombre même, aux rayons ou divisionsdu corps; on n en a pas encore démontré la présence dans toutes les familles constituant cet embranchement. Les autres organes des rayonnés de ce type sont dans un état d’infériorité correspondant à celui de leur système nerveux : ces animaux ont aussi des fonctions bien moins parfaites que celles des vertébrés ou même des articulés et des mollusques.

VI. Les Polypes répondent aux deux classes des polypes proprement

viirlfÏÏLr?8 <1CS RadiaiT °" Z00phyle3 P°ur L»™rck, des Rayonnés pour G. Cuvier et des Actinozoaires pour de Blainville. J 1

CLASSIFICATION

dits et des acalèphes telles que Cuvier et de Blainville les comprenaient anciennement; ces animaux qui sont aussi de forme radiaire, du moins

dans la majorité des cas, ont été dans ces dernières années étudiés avec un soin tout particulier par les naturalistes, et leur histoire a fait de rapides progrès ; quelques auteurs remplacent leur nom par celui de cœlentérés.

VII. Aux degrés inférieurs de la série zoologique se ran- , gent les protozoaires (1), dont le nom rappelle la simplicité d’organisation. Ces êtres sont les plus dégradés de tous les animaux ; ils sont, pour ainsi dire, réduits à l’état de cellules isolées, ou bien leurs tissus sont de nature sarcodique, et il est difficile d’y reconnaître des organes distincts et séparables les uns des autres. La Fig. 2U. — Actinie. dénomination sous laquelle

nous les inscrivons ici a prévalu sur celle que nous avions d’abord proposé de leur donner.

Nous en décrirons de plusieurs sortes. Les uns sont pourvus d enveloppes calcaires, qui les ont fait longtemps prendre pour des mollusques céphalopodes : ce sont les foraminifères. Les autres sont les infusoires , on les connaît depuis que I on a recours a 1 emploi du microscope; ils apparaissent en quantités innombrables dans les liqueurs où on laisse infuser des substances organiques et proviennent de germes que l’atmosphère ou ces substances mêmes portent avec elles. Peut-elre faut-il attribuer aussi auxprolozoaires comme en constituant une troisième catégorie les spongiaires ou éponges, que différents auteurs considèrent comme une Fig. 2i">. — Plectonie forme inférieure de l’embranchement des po- (gcnrc d'infusoires), j p[ qui> ,out Pn étant faciles à distinguer

de ces derniers par plusieurs caractères importants, s en îappiochc ni cependant à certains égards.

^1) Sphêroioaires , I*. Gcrv.; Protoioaires, Siebold cl Slannius.

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