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Pyrale de la vigne

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issure et y demeurent, sans prendre de nourriture, jusqu’au

printernps prochain. Lorsque la vigne commence à pousser,

quand les bourgeons apparaissent, elles quittent leur retraite.

LÉPIDOPTÈRES

grimpent sur les jeunes pousses, enveloppent leuilles et grappes d’un réseau soyeux au sein duquel elles se renlerment et commencent leur œuvre de destruction. En quelques jours les vignes sont dévorées et la récolte est perdue. Heureusement que ce fléau est assez facde à détruire i il suffit de procéder pendant l’iiiver a un ecliaudage des ceps et des éclialas.

Les Vers que l’on rencontre si fréquemment dans l’intérieur des poires, des pommes, des marrons, sont les Chenilles d’autres I»y raies.

Les Teignes sont les plus petits des Microlépidoptères. Plusieurs d’enlre elles sont un véritable lleaii dans nos habitations. La Teigne des tapisseries (fig. 442) est l’ime des plus redoutables. « La petite Chenille rongeant les étoffes de laine se construit avec de petits brins, qu’elle tisse d’une manière fort habile, un fourreau à peu près cylindrique. Obligée, par suite de sa croissance, d’avoir une demeure plus spacieuse, elle

Fi

Fig. 4-4Ô.

Teigne des tapisseries.

Teigne des pelleteries.

Fig. 44i.

Teigne du crin.

l’allonge au moyen de fils ajoutés à chacun des bouts, \oiilant élargir le fourreau, elle le coupe dans toute sa longueur et y adapte une pièce de la largeur convenable. Que l’on s’amuse à prendre de jeunes Chenilles, et, à de courts intervalles, h les transporter sur des morceaux de drap de différentes couleurs, les Teignes auront bientôt un véritable habit d’arlequin, ipii permettra de suivre la façon dont s’exécute leur travail. Au moment de la transformation, elles attachent leur fourreau par une extrémité, et se retournent ensuite pour que les Papillons trouvent une issue par le bout demeuré libre. Ceux-ci ont les ailes brunes à la base, d’un blanc gris dans le reste de leur étendue. »

La Teigne des pelleteries (fig. 445), celle des crins (fig. 444),

INSECTES

dont vous connaissez les ravages, ont des mœurs analogues. 0»i éloigne ces hôtes redoutables au moyen d’odeurs fortes, celle du poivre, du camphre, etc. Mais le plus sûr moyen de les éviter consiste à remuer souvent et à exposera la lumière les

objets que l’on tient à conserver.

Une autre espèce, la Teigne des blés^ est également fort à craindre : elle vit aux dépens du blé, de l’orge, du seigle amassés dans les greniers.

A côté des Teignes viennent se ranger les Oméodes, Pajiillons bien remarquables par ieui-s ailes profondément écliancrées et divisées en branches barbues comme des plumes (Tig. 445).

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