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ORDRE DES LÉPIDOPTÈRES

Qui d’entre vous n’a chassé des Papillons? Qui ne connaît ces gracieux Insectes aux formes légères, aux couleurs généralement vives et variées? Qui n’a tenté de les saisir au morneut où, penchés sur une Heur, ils en suçaient le miel? Ce sont ces êtres, les plus magnifiques d’entre tous les Insectes, qui cou-

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stiluent l’ordre des LÉPiDoriKRKS (Àsrlç, écaille; r-=o'^v

a. e) : comme leur nom l’indique, ce sont des Insectes' ù ai es ccailleuses. Lorsque vous avez pris un Papillon par les ailes, meme avec les plus grandes précautions, vous avez remarque qu une fine poussière colorée restait attachée à vos oigts. Examinez cette poussière à l’aide d’un microscope.

Fig. 425.

Dilferentcs formes d’écailles des ailes de Lépidoptères.

vous la verrez constituée par de petites écailles aux formes

e epntes et parfaitement déterminées, et présentant un petit

pédicule au moyen duquel elles s’implantent sur la membrane

meme de l’aile (fig. 425). Ces écailles sont de véritables poils,

qui ne diffèrent que peu de ceux qui garnissent le coins de 1 animal.

Les ailes des Papillons, au nombre de deux paires, sont fort pandes; elles sont parfois déchiquetées et découpées do la façon a P us gracieuse. Ce sont elles qui sont le siège des colorations m iflantes que nous admirons tant et dont la disposition varie à mlim. 1 m-lois cependant les ailessont d’une couleur uniforme jaune ou blanche, comme chez le Papillon du chou, mais elles conservent une nuance claire; d’autres fois, tout en présentant encore partout une meme teinte, elles présentent une sombre ivree. On peut dire, d’une façon générale, que les Papillons

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ornés de riches nuances sont des Papillons de ]Onr, tandis que

Fig, 426. — Machaon (Papillon diurne). Fig. 427. — Bombyx disparate

(Papillon nocturne).

ceux de couleur terne sont des Papillons de nuit (fig. 426 èt 427).

Les Papillons voltigent sans cesse de Heur en fleur; ils ne marchent pour ainsi dire jamais. Leurs pattes ne leur servent que pour se poser : aussi sont-elles toujours fort grêles relativement à la masse du corps. Les trois paires de pattes sont le plus souvent d’égale longueur, mais, chez certaines espèces diurnes, les pattes de la première paire demeurent beaucoup plus petites que les autres et restent appliquées contre la poitrine, sans être d’aucune utilité à l’animal ((ig. 42(S).

La tête n’est jamais très grosse.

Les antennes offrent les conformations les plus diverses. Les yeux sont gros et velus. On trouve ordinairement sur le front des ocelles dont on ne s’explique guère la présence, cachés qu’ils sont par les poils et les écailles du front.

Fig. 428. — Danaïde plexiqiie.

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La bouche, comme je vous l’ai déjà fait remarquer i„vsen le une cuneuse disposition. Le labre et les mandib'des sont tout a fait rudimentaires. Les mâchoires, au contraire,

sont fort dévelojipées : elles s’allongent démesurément et se rapprochent l’iine de l’autre, mais sans se souder, de façon à constituer un canal, qui est la trompe (fig. 429). Cette trompe sert à l’inseclc à puiser dans les fleurs les sucs dont il se nourrit : elle est souvent aussi lon-

Fig. 429. — Trompe (l’un Pa- S*-'® 9'^'® 1® coi'ps de l’animal, et peut

pillon. a, lète, — Zt, base même dans porf'linc noo 1

des antennes. -c, œil. - CGUainS Cas Clre heaUCOlip

rf, trompe. — e, palpe. plus longue encore. Tant que le Papil-

Ion ne prend aucune nourriture la trompe reste roulée en spirale.

Il y a heu de faire à projios de la trompe une remarque intélessante : chez certains Lépidoptères dont l’individu, arrivé à l'état parfait, n’a qu’une existence éphémère et meurt sans avoir mangé, la trompe demeure tout à fait rudimentaire et ne pourrait servir à rien ; tel est le cas du Papillon du Ver à soie Chez les espèces qui butinent les Heurs à corolle évasée ou peu prolonde, la trompe est assez courte. Chez celles au contraire qui affectionnent les fleurs allongées et profondes, la trompe atteint de grandes dimensions.

La coloration des Papillons ou de leurs larves nous offre des exemples curieux de la grande loi de l’adaptation des animaux au milieu dans lequel ils sont appelés à vivre. Une foule de Chenilles, vivant sur les branches ou les feuilles dos arbres, présentent les teintes sombres du bois ou les nuances vertes di! feuillage et peuvent ainsi plus facilement dissimuler leur présence. 11 est à remarquer, d'autre part, que les Papillons aux couleurs vives sont tous diurnes, tandis ipie les Papillons de nuit oflrent les nuances les plus ternes et les plus sombres.

Les Lépidoptères subissent dos inétainoriihoses comjdètes.

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Leurs larves, bien connues sous le nom tic Chenilles, sont pour beaucoup de personnes un objet ddiorreur. Et pourtant la plupart d’entre elles sont ornées des couleurs les plus séduisantes, et constituent un attrayant sujet d’observations pour celui tpii a eu la force de surmonter le dégoût injustifié qu’elles inspirent. Elles vivent sur des plantes dont elles mangent les feuilles; leur bouche est conformée pour broyer. Toutes ont le corps composé de douze anneaux. Les trois premiers anneaux portent chacun une paire de petites pattes, les vraies pâlies, qui persisteront chez ITnsecte parfait. On rencontre encore, portées par les anneaux suivants, des fausses pattes, au nombre de deux ou trois paires (fig. 452); ces pattes, constituées par de simples prolongements de la peau garnis de crochets ou de ventouses à leur extrémité, sont absolument transitoires.

Arrivées au terme de leur croissance, les Chenilles cessent de prendre de la nourriture ; elles se fixent dans des endroits abrités ou bien tissent un cocon dans lequel elles s enveloppent et se transforment en Nymphe ou Chrysalide (fig. 4o0) (ypuaaViç, chrysalide). Celle-ci donne naissance, après un temps plus ou moins long, le plus souvent au printemps suivant, à l’Insecte parfait, qui meurt bientôt après son éclosion : il semble, en etlet, n avoir d’autre but que de perpétuer l’espèce et de pondre des œufs, et une fois cet acte accompli, il ne

tarde pas à périr.

11 n’est personne qui ne distingue un Papillon de jour d’un Papillon de nuit. Cette distinction est la base de la classiücation des Léjiidoptères : on les divise en elTet en deux grands groupes, celui des diurnes et celui des nocturnes. En outre de la coloration, généralement vive chez les uns et terne chez les autres; en outre de la forme du corps, élégante et élancée cliez les pre-

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miers, .nass.ve et lourde chez les derniers, celte distinction est encore ple.nement justifiée par l’organisation des ailes Che!

liau pendant le repos; chez les Nocturnes, au contraire le dn est large et les ades restent toujours étalées. De plus, chezts

dues et indépendantes les unes des autres ; chez les Nocturnes, au contraire, elles sont réunies Jiar un petit ligament ou frein.

Tendant les mois de mai ou de juillet, vous avez rencontré maintes fois, en vous promenant dans la campagne, un grand Papillon aux ailes découpées, jaunes, rayées et tachetées de noir; les postérieures sont ornées d’une rangée

Fis.«i.-ci„-ysa- d’uii hfou tendre. C’est le Machwn

lide du iiiiaiiaou. (*'g- ^26). Cct élégant Insecte se pose de pré- . lërence sur les luzernes et sur les Irèlles fleuris ba Cliendle (fig. 452), longue de 4 à 5 centimètres, est d’une

Fig. 452. — Glieiiille du Machaon.

teinte générale verte de la plus grande fraîcheur. Elle se

rencontre pendant les mois de juin et de septembre sur le

lenoud et lu carotte. Si on vient à l’exciter, elle fait saillir

entre la tête et le premier anneau un tentacule fourchu

hgurant deux cornes, en même temps qu’elle émet une odeur désagréable.

^ ho Machaon aiipartient au groiijie des Capiiions propremen.

diis : toutes les espèces de ce groupe sont caractérisées par la

présence, chez la Chenille, du tentacule que nous venons de Signaler.

LEPIDOPTERES.

La Chenille que l’on rencontre sur le chou appartient à un oenre différent, celui des

Piérides (ho* 4oô). Ce sont le plus souvent des Pa})illons blancs ou jaunes qui ravagent rapidement les plantes dont ils se nourrissent. Leurs larves ne se tissent point de cocon, mais se suspendent simplement, la tête en bas, au moyen d’un lit enroulé autour du corps.

Les Vaiiesses (flg. 454), aux ailes anguleuses ou festonnées, peintes de riches couleurs, sont connues de tout le monde. La

Fig. 434. — Vanesse Paon de jour.

Fig. 433. — Piéride du chou.

Vanesse lo, ou Paon de jour, est la principale espèce du groupe. Ses ailes, élégamment découpées, d’un rouge tirant sur le rouge brique, portent chacune une large tache analogue à l’œil de la plume du Paon, où le noir, le jaune, le bleu tendre se rencontrent. Ce Papillon, l’un des plus beaux de nos pays, se montre au printemps, puis reparaît en été. Ses Chenilles vivent sur les orties.

Parmi les papillons nocturnes el les crépusculaires, nous

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citerons d’abord le Sphinx du troëne, dont la belle Clienille vei t tendre se i encontre sur les troënes aux fleurs blanches ou sur les lilas des jardins. Ce Papillon n’est point, à proprement pailei, nocturne : il est crépusculaire. Sa trompe est plus longue f|ue le corps entier. Sa Clienille, lorsque arrive la fin du mois de juillet, descend au pied de l’arbrisseau sur lequel elle a vécu et s enfonce dans la terre pour se transformer en chrysalide. L’Insecte doit son nom de Sphinx à ce (jue sa Chenille, solidement fixée sur la tige de la plante, a l’habitude de redresser toute la [)artie antérieure de son corps : cette posture rappelle celle du Sphinx qui, aux portes de Thèbes, jetait aux passants son énigme.

Le groupe des Sphinx est extrêmement nombreux. D’autres

Fi"'. 455. — Sphinx de la vigne.

espèces vivent sur la vigne (fig. 455) , le tilleul , le peuplier, etc. La grosse Chenille de la pomme de terre est la larve du Sphinx tête-de-niort^ qui s’introduit dans les ruches pour y dérober le miel.

Le groupe des Bomh^^x est incontestablement le plus intéressant de l’ordre des Lépidoptères : c’est lui qui renferme, en effet, ce précieux Insecte dont le produit est sans rival, le Ver à soie (fig. 456). Or cet Insecte incomparable, qui donne au monde tant de trésors, n’est séduisant, qu’on le considère à

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Italie vers l’époque des Croisades. On ne commença guère, en France, à cultiver l’espèce que vers le seizième siècle, et Sully, comprenant de quelles richesses cette industrie nouvelle pouvait être la source, l’encouragea vivement. Aujourd’hui, la Sérici-

l’état de larve ou à l’état parfait, ni par la forme ni par la couleur.

Le Ver à soie est la Chenille du Bombyx du mûrier (fig. 457). Cet Insecte , originaire du sud de l’Asie , est domestiqué en

Chine depuis un temps immémorial. Au sixième siècle, sous le règne de Justinien, des voyageurs grecs rapportèrent, de rinde à Constantinople, les œufs des premiers Vers à soie qui furent cultivés en Europe. La graine en fut ensuite portée en

Fig. 457. — Boinlivx du mûrier ei sa cliiysalide.

liN SECTES.

culture est extrêmement florissante clans toute la région méditerranéenne. Nos départements du Midi produisent annuellement plus de 50 millions de kilogrammes de cocons, ce qui, en n évaluant qu à o francs le prix du kilogramme, représente un revenu total de 150 millions de francs.

Les etablissements spéciaux ou 1 on cultive les Yers à soie ont reçu le nom de lïicignciîieries . On y fait eclore de la gvciiiie^ cest-à-diie des œufs; dans ce but, on soumet ces œufs pendant plusieurs jours à une incubation artificielle. Une fois que les \ers sont éclos, on leur donne à manger la feuille du mûrier, aibre dont il existe de vastes plantations à l’entour des magnaneries. L état larvaire dure environ trente-quatre jours, et pendant ce temps la Chenille subit quatre mues. Finalement, elle cesse de manger et grimpe sur des bruyères qu’on a mises à sa portée, et où elle ne tarde pas à tisser son cocon.

Le fil de soie dont est formé ce cocon est produit par deux ç, s alloUj^ees cjui sont situées dans l’intérieur du corps de l’animal, le long de la face ventrale. Ce fil n’est autre chose c|u une substance liquide qui se coagule et se durcit à l’air : il sort par un appareil spécial qu’on appelle la filière^ et qui se trouve placé au voisinage de la lèvre inférieure. Le Yer attache d abord quelques brins de soie aux objets voisins, pour s’assurer un point d’appui ; il file ensuite son cocon de manière à s’y emprisonner totalement, et c’est à l’abri de cette enveloppe qu’il se transformera en chrysalide.

Dans les magnaneries, on tue les chrysalides par la chaleur, avant qu’elles percent le cocon pour en sortir à l’état d’insecte parfait. On dévide alors les cocons, qui sont constitués par l’enroulement d’un fil unique long de 4 à 500 mètres, et on obtient de la sorte la soie grège ou soie écriie. Cette soie est imprégnée d’une substance gélatineuse dont il importe de la débarrasser, par l’opération du décreusage, surtout si l’on se propose d’en faire des étoffes de choix.

Les \ers a soie sont sujets à quelques maladies qui causent

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Fig. 438. — Papillon du Ver à soie pondant ses œufs.

corpuscules de très petite dirneusion et fpu ne sont nutie chose que des animaux parasites très inférieurs. Ces animalcules, appelés Microsporidies ou Psorospermies des Insectes^oni été soigneusement étudiés par M. Balbiani, qui nous a fait connaître leur curieuse histoire. Ils se rencontrent dans les œufs euxmêmes ; mais un examen attentif, pratiqué avec le secours d’instruments grossissants, permet de les y reconnaître, et l’on

les plus grands ravages dans les magnaneries. L’une d’elles, la muscardine, est due à l’invasion du corps de Lanimal par un petit r.hampignon microscopique ; elle semble favorisée par r humidité.

Une autre maladie bien plus grave, la pébrine, est due a la présence dans les humeurs et dans tous les organes du Ver de

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se met à coup sûr à l’abri de la maladie, en ne faisant éclore que les œuls sans corpuscules. Les decouvertes de M. Pasteur sur ce sujet ont sauvé l’industrie de la soie, fort compromise en Europe par le développement de la pébrinc.

Le Bombyx du mûrier n’est point le seul Lépidoptère dont la soie puisse être utilisée dans la confection des étoffes; il est vrai, neanmoins, que c’est lui qui fournit la matière première de beaucoup la meilleure. Plusieurs essais furent entrepris cans ce sens avec le Bombyx du chêne, celui de VAilante, et les bons résultats obtenus pouvaient faire supposer qu’une nouvelle industrie allait se développer : pourtant riudiflérence la plus absolue accueillit ces tentatives, et on continua à ne cultiver que le seul Bombyx du mûrier.

Parmi les Bombyx qui vivent dans notre pays, nous devons

en signaler un qui Vous est bien connu : c’est le grand Paon de nuit. Son corps velu et ses ailes ornées en leur centre d’une

tache noire le font aisément reconnaître. Sa Chenille, d’un vertpomme, vit sur la plupart des arbres Iruitiers, mais elle se trouve surtout en abondance sur les ormes.

Le peht Paon de nuit (lig. 459) est une espèce voisine.

Une autre espèce fort curieuse est le Bombyx processionnaire (fig. 440). Ses Chenilles vivent sur le chêne : elles se réunissent

Fig. 440. - Processioniiair.

du cliêne.

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au nombre d’une centaine environ et filent eu commun une toile aux mailles lâches et irrégulières, sui laque e c c. meurent tranquilles pendant toute la journée. Le soir, eues m-impent dans le feuillage pour manger, et leur migration se fait dans l’ordre suivant ; une Cdienille sort du nid et commence à (^rimpersur le tronc; elle est immédiateraent suivie par deux autres individus à la file, qui lui emboîtent, pour ainsi dire c pas ; la troisième est suivie par un rang de trois ou quatre individus, qui est suivi à son tour par un rang plus nombreux et ainsi de suite Les rangs vont d’abord en s’élargissant d une façon régulière, mais le gros de la colonne finit par former une masse plus ou moins confuse. Après s'être repues, lorsque les processionnaires veulent regagner lem nid, elles effectuent leur descente exactement dans le même ordre. Si elles veulent changer d’arbre, la nourriture venant à leur manquer, elles c

font encore suivant la même disposition.

La Chenille processionnaire, de même que la plupart des Chenilles, est un véritable fléau pour l’agriculture. 11 n’est pas rare de voir des forêts, des vergers entièrement dévastes par elles. Aussi les combat-on avec acharnement. De nos jours, V échenillage, réglé et ordonné par des arrêtés admnnstratils, est la pratique générale, mais il n’en a pas toujours ete ainsi, et en des temps plus crédules on avait recours à de tout autres

procédés pour conjurer le mal.

« Un historien du Dauphiné, Chorier, raconte que, vers le commencement du seizième siècle, les Chenilles s’étaient tellement multipliées dans cette province, que le procureur général crut devoir faire un réquisitoire pour leur enjoindre de déguerpir et vider les lieux. En 1545, un membre de la municipalité de Crenoble exposait au conseil que les Limaces et les Chenilles commettaient de grands ravages; il demandait en conséquence « qu’on priât M. l’official de vouloir bien excommunier lesdims « bêtes, et procéder contre elles par voie de censure, pour obvier « aux dommages qu’elles faisaient journellement et (pi’elles fe-

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Zi' Z"" ” à cette

N^ous passons sous silence un grand nombre de Papillons et de Cbenille^s qu il serait pourtant intéressant do signaler tant cause de leurs mœurs que des pertes qu’elles nous font subir et nous abordons maintenant l’étude d’un nouveau groupe nui enferme toute la masse des petits Lépidoptères : c’est le groZ des microlepiboptères. Ces Papillons, de fort petite taille, aux ailes larges relativement à la grosseur de leur corps, se cadient geneialement pendant le jour. Ils sont répandus en nombre immense par c monde entier; nous nous bornerons à vous

menÎ ' ^ plus directe-

La Piirale de la vigne (fig. 441) a causé, à différentes époques, des ravages incalculables et a porté la désolation

clans les pays vignobles. Le Papillon a les ailes jaunes barrées de brun ; il se montre au mois de juillet et dépose ses œufs a la face supérieure des feuilles. Les Llienilles éclosent au mois d’août, mais ce n’est pointa ce moment-là qu’elles produisent leurs ravages : elles se suspendent à un lil qu'elles tissent aussitôt après leur éclosion et attendent que le vent leur fasse atteindre le cep ou l’écbalas. Cela fait, elles se cachent dans une

Fit

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