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DIPTÈRES

deux gros yeux à facettes et, d’ordinaire, trois ocelles. Le thorax et l’abdomcu sont unis intimement entre eux Les pièces de la bouche sont disposées pour sucer : les mandibules ont la forme de glaives et constituent des oriiancs perforants, ainsi qu’un appendice impair, dépendant du labre.

Les Diptères subissent des métamorphoses complètes. Les larves, ordinairement vermiformes, sont placées dans des conditions telles qu’elles trouvent leur nourriture à leur portée; elles se meuvent aisément au moyen de mouvements de repta-

tion. Elles subissent d’ordinaire une mue avant de passer à 1 état de nymphes ; quelquefois cependant, et c’est le cas des Mouches, elles ne muent point : la nymphe prend alors le nom de pupe.

Les Cousins appartiennent à l’ordre des Diptères. Ces Insectes, si désagréables à cause de la douloureuse piqûre qu’ils font au moyen de leur puissante armature buccale, abondent surtout dans les pays chauds, où on les connaît sous le nom de

Moustiques (fig. 447). Les Cousins se rencontrent en foule dans les endroits marécageux. Leurs larves sont aquatiques et se

Fig. 447. — Cousin et sa larve.

développent dans les eaux stagnantes; ce sont elles qu’il est si fréquent de voir dans les tonneaux d’arrosage dont l’eau est un peu corrompue. Les nymphes sont également aquatiques. Lorsque arrive le moment de leur passage à l’état adulte, elles

INSECTES

viennent flotter à la surface de l’eau, immobiles, en sorte que la peau de leur dos, exposée à l’air, ne tarde pas à se dessécher et à SC fendre au milieu. L’Insecte parfait se montre alors. « Il dégage sa tête, puis une partie de son thorax; il se soulève

lentement sur ses longues pattes; son envelopj)e de nvmplie est devenue pour lui une nacelle, il paraît prendre d’inlhiies précaulions pour ne pas faire chavirer son frêle esquif. Peu à peu il se dresse, scs ailes s’étendent, et quand il est raffermi,

DIPTERES.

Fig. 4i9. — Taon.

ce qui arrive vite si la température est chaude,^ il s’envole : le voilà sauvé. Tout se passe sans accident, si Tair est calme ; mais qu’un jour d’éclosions l’air soit un peu agité, les naufrages sont nombreux : les Cousins, encore mal affermis, sont renversés; les trop légères nacelles formées des dépouilles de nymphes sont chavirées, et l’Insecte (|ui a mouillé ses ailes est perdu. » Les Taons (Og. 449), comme les Cousins, piquent et sucent le sang. L’espèce la plus redoutée, le Taon des Bmijs, au corps gris avec des bandes noires, aux yeux d’un verl éclatant, est un de nos plus gros Diptères. Les Bœufs qu’il atteint sont pour ainsi dire pris d’une folie subite, et bondissent en tous sens en beuglant. Le Cheval n’est point à l’abri des attaques de ce Taon : il se cabre et lance des ruades en sentant ses

piqûres. Sa larve veriniforme vit dans la terre.

Les Voiuceiies, joUs Diptères aux instincts moins sanguinaires, aiment le miel des (leurs. Ce sont de grosses Mouches ayant de jolies couleurs noires et jaunes ou roussâtres et ressemblant plus ou moins à des Abeilles (fig. 448). Elles vont pondre leurs œufs dans le nid des llyménoidères qui vivent en société, chez les Bourdons ou chez les Guêpes : leurs larves

dévorent celles de leurs hôtes.

Les îTioiiciies, répandues en nombre immense dans la nature, ont une physionomie bien particulière et sont facilement reconnaissables à leur grande trompe que conlribucnt à former toutes les pièces buccales réunies (fig. 4b0). Leurs larves sont ces Vers blancs que l’on connaît vulgairement sous le nom iï Asticots; leurs nymphes sont de simples pupes.

Les larves de Mouches se développent de préférence sur les substances animales en décomposition. Vous avez particulièrement remarqué bien souvent une grosse Mouche bleue, la

INSECTES

Mouche à viande, qui vient voleter en bourdonnant autour de la viande, dont 1 odeur l’a attirée, et y déposer ses œufs.

Les Oîstres sont de gros Diptères velus, à trompe rudimentaire. A l’etat adulte, ils ne prennent aucune nourriture et

Fi, g. 450. — Mouche, A, et asticot, B.

vivent peu de temps; ils sont d’autre part incapables de piquer, bien qu’ils aient la réputation d’être fort dang’ereux (bg. 4d1). Une es- ])èce fort commune bourdonne derrière les Cbevau.x,

Fig. 451. Œstre cl sa larve.

qu elle effraye, mais cette frayeur tient uniquement au bruit causé par l’Insecte, et nullement cà une douleur quelconque provoquée par lui. L’Œstre poursuit ainsi le Cbeval afin d’épier le moment bivorable pour opérer sa ponte : il dépose ses œufs sur les poils des genoux, du poitrail, en un mot en des endroits

Fig. 453. — Œlstre du Bœuf.

que l’animal a l’Qlistre éclosent

1 habitude de lécher (fig. 45*2) . Les larves de le Cbeval se lèche, eu avale, et les larves

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