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DIPTÈRES

arrivent de la sorte dans l’estomac, où elles se fixent au moyen de leurs mandibules en crochet. Quand le moment de leui transformation en pupes est arrivé, elles se détachent, soitent par l’anus en même temps (pie les excréments, et leur métamorphose se produit.

Des espèces voisines de l’Œstre déposent leurs œufs sur d’autres animaux domestiques. Un llypodernie pond sur le

Bœuf (fig. 455) : ses larves pénètrent et se développent sous la peau, où elles déterminent des tumeurs. Un antre llypodeime est de la même manière parasite du Chevreuil. Uiilin, une autre espèce cause la terreur dans les troupeaux de Moutons . ses larves se développent dans les fosses nasales du Mouton, ou plutôt dans des cavités situées dans l’épaisseur des os du front

et communiquant avec les fosses nasales.

D’autres Mouches, dont l’espèce la plus connue est la Iimi- Uci hominivorax (fig. 454), pondent parfois leurs œufs dans

les fosses nasales de l’Homme endormi. Les larves remontent jusque dans les sinus osseux du crâne et y occasionnent des

désordres qui entraînent la mort.

Il est enfin certains Diptères totalement dépourvus d’ailes qui vivent tout à fait en parasites sur certains animaux : tels sont les méiopisascs , elont une espece vit sm les Minutons. Les £,i|)0|)tènc«» sont aussi dans ce cas : une espèce vit sur le Ceif.

On peut encore ranger parmi les Diptères, bien qu étant aptères et formant un groupe aberrant, les puces, dont la bouche et les métamorphoses sont semblables à celles des Diptères (fig. 455). Tout le monde sait, pour en avoir fait l’expérience, comment les Puces sucent le sang et connaît

Mi»

INSECTES

Fig. 45q. — Puce.

l’amplitude prodigieuse de leurs bonds; mais ce que l’on ignore généralement, c’est que ces petits êtres se montrent particulièrement intelligents datjs

les soins qu’ils donnent à leurs larves. Les œufs sont déposés dans les interstices des carreaux etdes parquets, au milieu de la poussière; les larves, privées de pattes et incapables de se déplacer, périraient infailliblement si la mère, aj.rès s’être gorgée de sang, n’allait les rejoindre

et ne leur dégorgeait une partie de la nourriture qu’elle a puisée.

Les Puces vivent sur les animaux à sang chaud. Les Marnmilèi'cs et les Oiseaux. Ces différentes Puces no quittent pas volontiers l’espèce sur laquelle elles ont accoutumé de vivre;

pomtant la 1 uce du (diien peut s’établir passagèrement sur l’Homme.

La Puce pénétrante ou Chique, bien connue et très redoutée en Amérique, s’introduit sous la peau de l’Homme, et y acquiert le volume d’un pois.

ORDRE DES HÉIHIPTÊRES

Cet ordre renferme des Insectes assez hétérogènes et dont I organisation présente des variétés nombreuses. Chez la plupart, tes ailes, au nombre de deux paires, sont membraneuses, avec des nervures en baguette plus ou moins ramiliées, mais sans réticulation transversale. Elles offrent le plus souvent la même consistance dans toute leur étendue, mais, dans certains cas, la moitié basilaire peut être dure et coriace, l’autre |)oi'tion étant membraneuse : de là le nom à' Hémiptères demi; r.-.ifO'/, aile). On a rangé enliu dans cet ordre tout un

HÉMIPTÈRES

groupe d’insectes qui restent privés d’ailes pendant toute leur existence.

Les Hémiptères sont des animaux suceurs et leur appareil buccal est adapté à ce genre de vie : la lèvre inléiieuie est transformée en un tube ou rostre qui lient lieu de suçoir; à l’état de repos, il est replié sous la tête et le thorax, de façon à ne gêner en rien les mouvements de l’animal. Ces Insectes percent l’écorce des plantes dont ils vont sucer le suc, ou la peau des animaux dont ils vont sucer le sang, au moyen d’un a[ipareil perlorant constitue par la transformation du labié, des mandibules et des mâchoires en stylets acérés, renlermés dans l’intérieur du rostre.

La piqûre de ces Insectes s’accompagne de l’émission d’un liquide irritant qui, chez riiomme et les animaux, détermine une douleur plus ou moins vive. Un grand nombre d’entre eux, notamment les Punaises, répandent une odeur forte et

repoussante.

Ceux des Hémiptères (pii sont privés d’ailes ne subissent aucune métamorphose : au sortir de l’œiil, ils sont déjà sem blables à l’adulte et ils n’auront qu’à subir (piehpies mues pour le devenir à leur tour. Chez d’autres, la seule différence (pi’ il y ait entre la larve et I Insecte parfait tient à ce que celui-ci a des ailes, tandis (jue la larve en est encore dépourvue.

La Punaise grise (lig. 450) et la Punaise verte, que vous avez rencontrées si souvent sur les arbustes dont vous vouliez cueillir les fruits ou les Heurs, appartiennent à la famille des hémiptères proprement dits. Surmontez un instant la répugnance que vous inspirent ces Insectes à l’odeur infecte, et examinez leurs ailes antérieures . vous les verrez constituées, comme nous l’avons dit, de deux parties distinctes, l’une cornée, l’autre membraneuse.

INSECTES

UiiG autre espèce, de plus petite taille que les précédentes, offre sur tout son corps un mélange de rouge et de noir. Vous la connaissez bien aussi, pour 1 avoir vue réunie par centaines

sur les clioux et autres plantes, qu elle dévore en peu de teinns

((ig. 4d/).

La Punaise des hls (fig. 458) diffère notablement des espèces

que nous venons d’examiner : elle n’a pas d’ailes. Cet horrible Insecte, un de nos pires ennemis, nous vient d’Amérique. 11 s’est rapidement propagé dans toute l’Europe continentale, mais il nauiait été introduit en Angleterre que pendant le dix-septième siecle. Il se nourrit exclusivement de sang humain. Pendant le joui , il se tient cache dans les fissures des parquets ou des murailles, sous les tentures, etc. La nuit venue, il sort à la recherche de ses victimes, qu’il atteint toujours, quelques précautions qu’on prenne.

La Punaise des lits a un ennemi mortel dans un autre Ilémiptère, laRédïwe înasquée. Cet Insecte vit à l’état de larve dans les maisons mal tenues : il se dissimule alors en couvrant son corps de poussière et de détritus qui le rendent difficile à apeicevoir. Parvenu à 1 état adulte, il s’envole dans les campagnes, mais revient dans les habitations pour v pondre.

\ous avez vu Iréquemment, et non certes sans un certain étonnement, des animaux au corps grêle, aux pattes maigres

HÉMIPTÈRES

et longues, qui marchaient à la surface des ruisseaux ou des eaux stagnantes sans être submergés. Ces animaux bizaries sont les iiydroinètres (fig. 459) : u’out-ils pas 1 air, en eüet, de mesurer la surface des eaux?

Les i\èpcs et les i^iotonectes (fig. 460 et 461) sont également des Hémiptères aquatiques, mais qui vivent au sein des eaux stagnantes et non plus à leur surface. La forme générale des Notonectes (vwioc, dos; nageur) est celle des Punaises

terrestres, et vous les reconnaîtrez facilement à ce qu’elles nagent sur le dos. Certaines espèces de Notonectes, les Corises, qui vivent en abondance dans les lacs du Mexi(|ue, attachent leurs œufs aux plantes aquatiques. Les Aztèques, qui habitaient celte région du Nouveau Monde avant la conquête espagnole, avaient l’habitude de récolter ces œufs pour en faire une sorte de galette appelée hautle. Cette coutume s’est transmise à la po|)ulation actuelle du Mexique. N’est-ce [>as le cas de rappeler le proverbe : De gustibus non est dispuiandum?

Les Cîjçaies sont bien différentes des espèces que nous venons de passer en revue (fig. 46t^). Ce sont des Insectes de grande taille, qu’on ne trouve guère en France (pie dans le Midi; les mâles possèdent à la base de l’abdomen un appareil

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musical qui produit uu son strident et désagréable, quoi qu’eu aient dit les anciens poètes grecs et quoi qu’en disent encore les lélibres et les cigaliers ! Anciennement, on conservait ces Insectes dans des cages pour jouir do leur eliant; il en est de inême

fij, 462, — Cigale.

encore actuellement en Chine. Dans le midi de la France, on trouve deux espèces de Cigales, l’une qui vit sur le frêne, l’autre qui vit sur 1 orme. La piqûre de cette dernière provoque l’écoulement d un liquide doux qui, en se durcissant, forme la manne.

Les Fiii^ores soiit également des Insectes de grande taille, voisins des Cigales, mais dépourvus d’appareil musical. Ils liabitent les régions chaudes de l’Amérique et de l’Asie et sont I emarquables a cause de la propriété qu’ils ont d’étre lumineux pendant la nuit. Leur Iront se prolonge en une sorte de vessie fort longue et aussi large que la tête : c’est cette partie qui s’illumine d’un vif éclat.

Nous arrivons maintenant à des Insectes de très petite taille et dont les mœurs sont des plus intéressantes : nous voulons parler des Pucerons» (tlg. 465), dont nous vous avons montré déjà les relations avec les Fourmis. « xV l’automne, il est ordinaire de voir sur les plantes des Pucerons des deux sexes. A cette époque, les femelles pondent et lixent leurs œufs sur les tiges. Au printemps, les jeunes éclosent, tous sont des femelles ;

dans 1 espace de dix à douze jours, ces lemelles ont pris tout leur acci oissement, elles commencent à mettre au monde des jietits vivants. Cbacune produit en moyenne quatre-vingt-dix

HÉMIPTÈRES

Pucerons, à raison de trois, quatre, cinq, six on sept par jour. Tous ces jeunes sont encore des lemelles , qui deviennent hal)iles h la reproduction aussi rapidcinent que leur mère. Neid, dix ou onze générations de Pucerons femelles se succèdent ainsi pendant le cours de la belle saison ; mais , lorsque s’abaisse la température aulomnale, se trouvent des males et

des femelles, femelles ovipares.... On a vu avec quelle rapidité les Pucerons devenaient adultes, combien est grande la fécondité de ces Insectes. Un auteur a calculé (pi’un Puceron était la souche annuelle d’un quiutillion d’individus. Il est donc aisé de comprendre l’extrême multi[)lication de ces Hémiptères sur une foule de plantes, où ils n avaient pas daboid été remarqués. »

Nous venons de voir que les premières générations de Puce-

rons prennent naissance sans aucune fécondation préalable : cet intéressant pbénomène, observé tout d abord chez les Pucerons, mais constaté dejiuis ebez d autres animaux, a reçu le nom de yarihénogénèse vierge; -ivEciq,

naissance).

Les Pucerons vivent en groupes nombreux sur les racines, les tiges ou les feuilles des végétaux, dont ils amènent le dépérissement par leur succion. Ce sont, malgré leur taille fort

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minime, des animaux extrêmement nuisibles. Une espèce tout

Fig. 464. — Phylloxéra et ses métamorphoses.

paiticulièiement redoutable et qui, dans l’espace de quelques

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années, a littéralement anéanti l’industrie vinicole dans une grande partie de notre pays, est le Phylloxéra (lig. 40 1). -e terrible Insecte, qui nous est récemment venu d’ Amérique, s’attaque aux racines de la vigne; il en suce le chevelu, sur lequel ses piqûres déterminent des nodosités; les racines n absorbant plus, la jdante dépérit et meurt en quelques années, 'foutes les tentatives nombreuses qu’on a faites pour chercher à le détruire sont mallieiireiisenient demeurées jusqu’à présent sans résultat.

l.es Cochenille!'* figR"

reut dans l’ordre zoologique à côté des Pucerons. Les uiàles, de fort petite taille, ont seuls (les ailes; parvenus a l’état adulte, ils ne possèdent point (le trompe et ne prennent aucune nourriture. Les femelles, plus grosses que les mâles , sont aptères ; elles eufouceut leur trompe dans les feuilles et ne la retirent ])lus de

l’endroit où elles l’ont fixée ; elles demeurent immobiles, se nourrissent, jiondent et meurent au même endroit. Ces Insectes sont fort nuisibles à la végétatiou, mais plusieurs d’entre eux nous fournissent des produits précieux.

La Cochenille du Nopal (fig. 4Gh), originaire du Mexique, et introduite avec succès aux îles Canaries, nous clonne le carmin; cette brillante matière tinctoriale, dont il était lait un si grand usage avant la découverte des couleurs d’aniline.

Fig. 465.— Cochenille à cacmin.— A, mâle. — 1’>, femelle. — c, mâle de grandeur naturelle.

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dérivées de la houille, est produite par la femelle. En diverses paities de 1 Amérique, et notamment aux Antilles, on cultive

Coctenl"" la

Le kermès vermillon, qui vit sur certains Chênes de la région méditerranéenne, était autrefois connu sous le nom de qiaine decarlale et servait à teindre les étoffes; jusqu’à la

drir'^oèr -n P®*’ conséquent avant l’introduction

de la cochenille du Nopal en Europe, il fut à peu près la seule

substance employée pour la teinture de pourpre.

46b. — Ericère pe-la. —

A, mâle. — B, feineiJe.

L Encere pe-la (fig. 4C6), originaire de la Chine, est l’objet un commerce considérable. Il vit sur certains Troènes, sur ceitains frenes et quelques autres arbres. La femelle, atro- Phiee et rudimentaire pour ainsi dire, est sans utilité. Le mâle au contraire, e.xsudc eu extrême abondance, par toute la surace de son corps, une cire des plus fines qui ne diffère que les pou par sa composition chimique de la cire des Abeilles : on a connaît dans le commerce sous le nom de cire de Chine.

La Larlene se rencontre également en Chine et aux Indes, sur le Figuier des pagodes et sur quelques Mimosas. Les deux

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sexes exsudent en abondance une matière résineuse qui n’est autre que la gomme laque (lig. 407).

Enfin, la manne dont se nourrissaient les Hébreux, conduits par Moïse au travers du désert, est produite par la Gossyparie, Insecte qui se rencontre en Perse et en Arménie , sur le Tamarix galHca. Cette substance ne provient point du végétal, ainsi qu’on l’a cru pendant longtemps; elle n’est autre chose qu’une sorte de miellat sécrété par l’Insecte lui •meme.

Nous avons dit que, jiarmi les llémijitères, se trouvait tout uu groupe d’animaux dépourvus d’ailes à toutes les périodes de leur vie : les poux en forment le type. Ces animaux vivent en parasites sur la peau des Mammilères et se nourrissent de leur sang : vous connaissez leur genre de vie et les démangeaisons (ju’ils occasionnent. Le Pou de la tête est spécial à l’ilomme, mais un grand nombre d’animaux ont leur espèce particulière (fig. 468).

On trouve chez les Oiseaux des parasites qui sont généralement confondus avec les Poux, mais qui sont néanmoins distincts de ceux-ci : ce sont les Ricins. Quelques espèces vivent également sur les Mammifères, notamment sur le Cocbond’lnde.

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ORDRE DES NÉVROPTÈRES

Les Névroptères (v£3p;v, corde; tttscîv, aile) sont caractérisés

par eiirs mies qui, au nombre de quatre, sont membraneuses

et parcourues de nervures d’où part latéralement un réseau

P us ou moins serré. D’ordinaire, les ailes sont srandes; les

anterieures recouvrent celles de la seconde paire; celles-ci

peuvent se replier ou non. La bouche, constituée pour broyer,

jiresente a peu près la même conformation que chez les Coléopteres.

Les métamorphosés sont complotes. Les larves sont carnas sieres et pourvues dejunces ou tenailles provenant d’une translorination des mandibules et des mâchoires.

C est chez les Libellules (fig. 469) que les caractères des Xévroptères se montrent an plus haut degré. Ces Insectes élégants ont encore reçu le nom de Demoiselles, à cause de leur forme élancée , de leur vive allure , de leurs fraîches couleuis et de leurs ailes de gaze. Qui croirait que ces animaux si giacieux, qui pendant l’été volent sans cesse au hord dos ri\ièies, sont dune férocité sans égale? lis poursuivent les

névropteres.

Mouches, les Papillons et les déchirent en un clin d’œil, grâce

à leurs ])uissanles mandibules.

Leurs larves vivent dans l’eau et se font remarquer au contraire par la lenteur de leur allure, lenteui qui se tiou\e com pensée d’une curieuse façon : un ennemi la menace-t-il, la larve expulse d’un jet saccadé toute l’eau contenue dans son intestin, et cette expulsion la projette en avant avec une grande vigueur. La nymphe, au moment de passer à l'état parlait, grimpe hors de 1 eau sur une plante acjuatique . sa peau se dessèche alors et se fend, et 1 Insecte ailé fait son apparition.

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Les Kpiiémèrcs (fig. 470) vivent dans les memes conditions que les Libellules, tant à l’état larvaire qu’à l’état adulte, mais ils s’en distinguent en ce que 1 Insecte parlait ne prend ])oint de nourriture et meurt en un temps fort court, après avoir assuré la propagation de l’espèce. Ces animaux se leconnaissent facilement à leurs deux longues antennes et aux deux ou trois filets qui sont appendus à leur extrémité postérieure. Leurs larves, carnivores comme celles des Libellules, nous présentent un fait rare dans la classe des Insectes : elles portent sur les côtés de l’abdomen 6 ou 7 paires de houppes qui font l’office de branchies et leur permettent de respirer, comme font les Poissons, l’air dissons dans l’eau où elles vivent.

Les Névroptères que nous avons examinés jusqu’ici ne possèdent ni industrie ni instincts particuliers. A coté d’eux, nous rencontrons les Termites (fig. 471) , qu’on appelle encore, mais à tort, Fourmis blanches^ à cause de leur genre de

INSECTES

vio, qui rappelle a beaucoup d égards celui des Fourmis.

Cos iutciessants, mais redoutables Insectes, Ibrnieiit des sociétés nombreuses, compo.sées, outre les larves et les nyrn-

“ *' T'i'’'"'- “ '“■■'V. - 4, nvmphe à

inellp — A ^ 1 eluis. - 6, nirile. - 7, petite femelle. - 8, grande fe-

lurelli ) verticaux indiquent les tailles vraies; le n° 8 est de grandeur iia-

P les, de trois sortes d’individus : dos mâles, des femelles, munis d ailes, et des neulres aptères. Ces derniers se divisent en soldats ou individus chargés de la défense de la colonie, et

NÉVKOl'TERES.

en ouvrières ou individus auxquels incombent les soins dômestiques ; les soldats et les ouvrières sc distinguent aisémen a a

forme différente de leur tete. ^

Certains Termites s’établissent dans les troncs d’arbres, dans lesquels ils creusent, parallèlement h 1 axe de 1 aibie, des ç,a leries plus ou moins compliquées, dont ils enduisent les paiois

Fig. iTl. — Nid de Termites.

de boue. De même que chez les Abeilles, ii y a dans chaque société une reine, à laquelle une galerie spéciale peut être réservée. Quelquelois les galeries sont si rapprochées (luc le bois disparait entièrement et (ju’il no reste plus que les minces cloisons de bouc. A ce groupe appartient la seule espèce européenne, le Termite hicifuge , qui est commun dans

INSECTES

le sud-ouest de la France. Dans les Landes de Gascogne, il mine les souches des vieux pins. Il a aussi envahi certaines villes, notamment la Rochelle, Rochefort, Saintes et même Bordeaux; il creuse les poutres des maisons, et son travail, toujours intérieur, passe assez souvent inaperçu : de là relfbndicment des toits et des accidents plus ou moins graves.

D’autres Termites creusent le sol, à la façon de certaines Fourmis. On assure qu’à Ceylan le tiers du pays plat est miné par ces Insectes.

Il est enfin des espèces qui construisent des monticules creusés, à l’intérieur, d’une multitude de chambres et de galeries, et d’une solidité telle que plusieurs personnes peuvent monter dessus sans parvenir à les ébranler. Ces édifices, hauts de trois à quatre mètres, larges en proportion et tlanqués parfois de tourelles, ne sont attaquables qu’à la pioche : ils sont surtout l’œuvre des Termites habitant l’Afrique et l’Amérique tropicales (fig. 47*2).

Le Fourmilion (fig. 475) présente également des mœurs

curieuses , mais bien différentes de ce que nous venons de voir. Adulte, cet animal ressemble beaucoup aux Libellules et n’est pas autrement intéressant; mais sa larve a des habitudes bien surprenantes. Lourde et peu agile, cette larve ne se procurerait sa nourriture qu’avec une peine extrême, si elle n’avait recours à la ruse. Elle s’établit dans les endroits sablonneux, sur les monticules bien exposés au soleil, et creuse une cavité

ORTHOPTÈRES

en forme crentonnoir (fig. 474), an fond de laquelle elle se tient cachée entièrement sons le sable, et ne laisse passeï que ses deux longues mandibnles. UneFonrmi marcbe-t-clle snr le bord de l’entonnoir, le Fourmilion, avec sa tête large et

plate, lui lance des pelletées de sable qui la tout ronlei jnsqn’an fond; la saisissant alors entre ses mandibnles, qui sont creusées d’un canal et propres à la succion, il la dévore

rapidement.

Vous avez dû souvent observer, dans les ruisseaux ou dans les mares, ces singuliers animaux que dans certaines contiécs on désigne sous le nom de Clialifrets : ils se tiennent, comme les Teignes, renlermcs dans un étui com[iosé par 1 aggloméiation de pailles, d’berbes, de graviers, de petites coquilles ((u ils portent partout avec eux. Ce sont des larves de Phrygane.,.. Névroptères dont les pièces de la bouche sont molles et rudimentaires et qui, par leurs ailes velues et dépourvues de réticulation transversale, offrent certaines ressemblances avec les

Papillons.

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