‹ Elements de zoologieChapitre 121 sur 143 · CLASSE DES GASTÉROPODES · texte numérisé non relu

CLASSE DES GASTÉROPODES

La Classe des Gastéropodes (Yac7TY]p, ventre; -oj;, '^oBoc, pied) comprend tous les Mollusques qui marchent en se traînant sur le ventre. Comme les caractères présentés par ces animaux .sont assez variables, il est nécessaire de commencer par étudier l’un d’eux avec détails ; après, il nous sera facile de comprendre les différences d’organisation que présentent les autres animaux de ce groupe.

Vous connaissez tous Y Arion roux (fig. 555), si abondant dans

Fig. 5c)d. — Arion roux.

les bois humides, les prés et les jardins. Quand on vient à le saisir, il se contracte fortement; mais bientôt, si on l’a laissé en repos, il commence à s’étendre. Tout d’abord on voit apparaître la tête avec ses deux paires de tentacules. Ces tentacules ne sont point tous de même taille : on en distingue deux petits, qui servent d’organes du toucher, et deux grands qui portent cha-

MOLLUSQi:i-S.

cim nn œil à leur extrémité. Touchez l’un de ces tentacules, vous le verrez aussitôt se raccourcir et s’enfoncer dans la profondeur de la tête, a la façon d’un doigt de gant que l’on retournerait.

L animal se traîne bien réellement sur son ventre et le nom de Gasteropode est donc bien justifié. On a donné le nom de pwd à cet organe de progression, mais cette dénomination n’indique aucune analogie de slructure ou d’aspect avec le pied des Veitébiés. Le pied de 1 Arion est presque entièrement formé d’une épaisse couche musculaire, et c’est à la contraction de celle-ci que l’animal doit de se rétracter comme il le fait quand on le prend. Le pied renferme en outre, à sa partie jiostérieure, une glande volumineuse qui produit ces traînées brillantes que 1 animal laisse derrière lui comme trace de son passage.

Le dos est divisé nettement en deux régions : la postérieure est reconnaissable aux nombreux plis longitudinaux qui la sillonnent; l’antérieure, légèrement bombée, n’est autre chose que le manteau. Le manteau n’est pour ainsi dire qu’un toit placé au-dessus du corps de l’animal, et n’est adhérent que par ses bords, f endez-le avec })récaution, et vous tomberez dans une cavité qui le sépare de la paroi véritable du corps. Cette cavité, remplie d’air, communique avec l’extérieur par un large orifice qui se trouve sur le côté droit de l’animal : c’est \e poiimon, et son orifice prend le nom àd orifice respiratoire.

L’Arion est donc un Gastéropode pulmoné. Ce point est important à retenir, car nous verrons qu’il est d’autres Gastélopodes qui respirent au moyen de branchies; il a môme permis d établir dans la classe des Gastéropodes deux grandes divisions sur lesquelles nous aurons à revenir.

ÎNous a\ons vu déjà que la coquille était une production du manteau. Chez l’Arion, elle fait complètement défaut; chez la (p ande Limace grise (fig. 550), elle existe, mais à l’état rudimentaire, et demeure cachée dans l’épaisseur du manteau ; chez la TestaceUe (fig. 557), elle est encore fort petite, mais elle

Page 1