GASTÉROPODES
est extérieure et se voit à la partie postérieure du dos; enfin,
Fig. 556. — ümacc.
chez le plus grand nonriî)re des Gastéropodes, elle acquiert
Fig. 557. — Testacelle.
un grand développement : témoin VEscargot, pour ne citer qu’un exemple.
Les coquilles assez développées pour (jue l’animal puisse s’y loger en entier peuvent être ramenées à deux formes principales, abstraction faite des appendices essentiellement variables dont elles sont ornées dans certains cas. Elles peuvent être consti-
Fig. 558. — Escargot (Hélice vigneronne).
tuées par un simple cône, comme chez la Patelle^ ou bien ce cône s’enroule sur lui-même, et c’est le cas le plus général.
L’enroulement de la coquille se fait de façons diverses. Tantôt elle se contourne en une spirale dont tous les tours de spire se touchent et sont d’autant plus petits qu’ils s’éloignent davantage de l’ouverture. Les coquilles de ce genre ressemblent donc à un escalier circulaire dont tous les tours iraient
MOLLUSQUES
en se rétrécissant, l’axe creux ou plein, autour duquel se fait
- enroulement de la coquille, correspondant à celui de l’escalier. Les Escargots (fig. 558)^
cias, etc., vous offriront des coquilles conformées comme nous venons de le dire.
Dans d autres cas, la coquille s’enroule encore sur elle-
mcmc, mais dans un meme plan. Les Pia„on.es, si communs
d ns tous les étangs vous en donneront un e.xcellent exemple
(fig. 561 . Il serait facile de vous signaler encore un grand
nombre de formes affectées par les coquilles, mais ce sont là les principales.
Chez certains Gastéropodes, la nacre qui se trouve à la face interne des coquilles est assez belle et assez pure pour pouvoir
etre travaillée par les artistes qui la gravent et en font des
came es.
Quelquefois l’animal porte à la partie postérieure de son jiied une plaque calcaire qui, lorsqu’il rentre dans sa coquille,
vient en bouclier exactement l'ouverture. Les Escargot ii’oiit point d’opercule, mais on en 1 encontre chez les Cyciostomes (fig. 559), petits Gastéropodes terrestres qui vivent dans la mousse, et chez les Païudines, communes dans nos marais.
Quand arrive le froid ou quand ils sont privés de nourriture, les Gastéropodes terrestres dépourvus d’opercule se rétractent dans leur coquille et en ferment l’ouverture avec une cloison plus ou moins ejwissc qui n’est autre chose que du mucus desséché et
conso 1 e, grâce à la grande proportion de parties calcaires qu il contenait.
La bouche se trouve située .à l’extrémité de la tête, un iieii au-dessous dos petits tentacules. A sa face supérieure et immédiatement en arrière d’un repli en forme de lèvre, elle est arinee d une sorte de mâchoire de consistance cornée, à l aide
Cyclostoiiic.
GASTEROPODES.
de laquelle l’Anoii coupe les substances végétales dont il se nourrit. Dans l’intérieur de la boucli(\, on trouve la langue dentée. La puissance de ces dents est vraiment remarquable, puisque c’est par leur seul usage que les Gastéropodes marins carnassiers parviennent à perforer les coquilles d’autres Mollusques dont ils recherchent la chair. L’intestin, qui est assez compliqué et dont nous ne pouvons étudier en détail la disposition, vient s’ouvrir au dehors par un orifice qui est placé à droite, en arrière et tout près de l’orifice respiratoire.
Nous avons vu déjà qu’on peut diviser les Gastéroj)odes en deux groupes, suivant qu’ils respirent par un poumon ou par des branchies.
Le groupe des GASTÉROPODES PULMONÉS comprend toutes les espèces terrestres et un certain nombre d’espèces d’eau
Fig. îjfjO. — Linmée des étangs. Fig. oGl. — Plauoilje.
douce. Les Lîmnees (fig. 500) et les iMaiioriies (fig. 561), que l’on trouve en abondance dans nos rivièies et nos étangs, représentent les principales espèces aquatiques. Quant aux espèces terrestres, elles lorment les genres Limace, ahou, Testaceiie, Hélice. C’cst à la famille extrêmement nombreuse des Hélices qu’appartiennent le gros Escargot comestible et les Limaçons, plus petits, mais aussi ornés de couleurs [)lus vives, que l’on rencontre si fréquemment dans les jardins.