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PERLES

porte sur le clayonnage des bouchots bâtards : il s’y attache l)ientôt solidement à l’aide de son byssus. A partir de ce moment, les Moules croissent rapidement.

Au bout d’un an, les Moules sont assez grosses pour pouvoir être vendues : on les transporte alors sur les bouchots d’arnont, où elles demeurent jusqu’à ce que la consommation les réclame.

Un bouchot bien peuplé fournit ordinairement, suivant la longueur de ses ailes, de quatre cents à cinq cents charges de Moules, c’est-à-dire une charge par mètre. La charge est de 150 kilogrammes et se vend 5 francs. Un seul bouchot porte donc une récolte d’un poids de 00 à 75 000 kilogrammes, et d’une valeur pécuniaire de 2000 à 2500 francs; d’où il suit que la récolte de tous les bouchots réunis s’élève au poids de 50 à 57 millions de kilogrammes qui, sur le marché, donnent un revenu brut d’un million à douze cent mille francs. Ce chiffre et l’abondante récolte dont il est le produit peuvent donner une idée des ressources alimentaires et des bénéfices considérables qu’il y aurait à tirer d’une pareille industrie, si, au lieu de la restreindre à une portion de la baie de l’Aiguillon, on l’étendait à toute la vasière, et si, de cette contrée où elle a pris naissance, on l’importait sur tous les rivages et dans les lacs salés où elle serait susceptible d’être pratiquée avec succès.

Perles. — Certains autres Acéphales doivent encore fixer votre attention, et au premier rang se place la Pintadine ou Hiiîlre perlière 575). Cette espèce habite la mer des Indes et le golfe Persique, et se trouve aussi dans le golfe du Mexique. Elle est l’objet d’ime pêche active, faite le plus souvent par des plongeurs à cru. On recherche ce Mollusque

Fig. 575. — Huître perlière.

MOLLUSQUES

avec tant d’ardeur à cause des perles qu’il est fréquent de rencontrer dans sou intérieur, non que la production des perles lui soit particulière, mais il y est tout spécialement prédisposé.

en raison de l’épaisseur exceptionnelle qu’atteint la couche nacrée de sa coquille.

On ne trouve guère de perles que dans les Huîtres adultes surtout dans celles dont la coquille a été fracturée et qui sont mutilées ou malades. Lorsque les valves sont irrégulières, raboteuses, couvertes de cicatrices, ébréchées ou excoriées^ on a des chances pour en rencontrer une ou plusieurs. Les perles sont donc produites par des animaux malades. Elles sont dues à une pioduction exagérée de nacre par le manteau : cette nacre se dépose soit à l’intérieur, soit en dehors du manteau, sous forme de petites boules, qui sont libres ou bien retenues par un pédicule, creuses ou pleines. Le plus souvent la perle est creuse : elle a pris naissance alors par accumulation de nacre autour d’un petit corps mou, autour d’uu œuf, par exemple, qui plus tard se sera desséché ou détruit. Tout corps étranger, introduit entre la coquille et le manteau, peut du reste servir do noyau à une'perle.

Il est SI vrai que les perles sont produites par des animaux malades, que les Chinois ont imaginé depuis longtemps de provoquer artificiellement la formation de ces [irécieu.x objets en blessant les Huîtres. Dans ce but, ils font au manteau une petite lésion, pour activer la production de la nacre, ou bien ils introduisent sous celui-ci de petits corps étrangers autour desquels la nacre viendra se déposer ]iar couches conceutriqiies, plus ou moins épaisses.

Les perles sont le plus souvent rondes, mais elles sont parfois ovoïdes, pisiformes ou étranglées. Leur taille varie entre la grosseur d’un grain de petit millet et celle d’un pois. Leur surface est lisse, rarement rugueuse ou tuberculeuse. Les plus communes présentent la couleur de la nacre; mais il y en a de jaimâties, de \eidatres, de rosées, de blanchâtres, de grisâtres

TAUETS.

OU enfimiées, même de violacées et de noirâtres. Le^ plus estimées sont les plus blanches et les plus brillantes, surtout celles

qui ont un éclat légèrement azuré.

La production des perles, avons-nous dit, n est point paiticulière à la Pintadine. C’est ainsi que parmi les Acéphales de nos contrées il n’est point très rare d’en rencontrer chez les xVnodontes, et surtout chez les Uiiios; rime des espèces d’Unios ou de Mulettes est même désignée sous le nom de Mulette perlière, à cause de la fréquence avec laquelle on rencontre les perles chez cet animal.

Tarets. — 11 nous reste encore à dire quelques mots des piioiacies, dont lo genre de vie est si important à connaître. Ces animaux éminemment fouisseurs s’enfoncent dans la vase (jt le sable, mais souvent aussi ils s’attaquent au bois et a la jiierre la plus dure, qu’ils perioreiit et minent eu tous sens. Ils peuvent de la sorte causer des dommages considérables aux digues, aux vaisseaux, aux pilotis : il est de nombreux exemples de vaisseaux qui ont sombré parce que ces redoutables Mollusijues en avaient entièrement miné la coque. Un animal de ce

Fig. oTG. — Tare! creusant son trou.

groupe, le Tai-et(fig. 570), est particulièrement célèbre: peu à peu il avait fini par creuser certaines des digues artificielles tpii protègcni la Hollande contre les empiétement', de la mer. Lu jour que la mer était un peu grosse, les digues furent emportées et une immense étendue de terrain fut engloutie sous les

eaux.

MOLLUSCOÏDES.

S01IS-EM151{ANCIIEMENT DES MOLEESCOIDES

On |)out désigner sous le nom collectif de Molcuscoïdes un

certain nombre de groupes d’animaux intermédiaires par leur

organisation entre les Mollusques et les Vers. Ces animaux

peuvent mteresser vivement le zoologiste, mais leur étude est

trop difficile et présenté un intérêt trop secondaire pour nous aneter bien longtemps.

BRACllIOPODES

Les animaux de cette cia nous, et nous les eussions im exemple remarquable

sse sont assez peu importants pour passés sons silence s’ils n’offraient d animaux en train de disparaître.

Fort abondants pendant toute la durée des temps géologiques, les Bracinopodes sont en effet actuellement très peu nombreux:

Los ferebratules sont presque les seuls survivants aujourd’bui. Il est meme des familles entières qui ont déjà totalement

TUiMClEUS.

disparu et qui ne se retrouvent plus qu a 1 état fossile^ tels sont les Rhyiiclioiielles ((ig. 577), les Spîi-îfèros (llg. 578), si frequents depuis le silurien jusque dans le jurassi(pie.

Les Bracliionodes sont tous des animaux marins. Us sont protégés par une coquille l)ivalve, mais c’est a peu près la le seul caractère qui les rapproche des Mollusiiues acéphales : ils en diffèrent considérablement par leur organisation.

CLASSE DES TÜMCIERS

Les Tuniciers doivent leur nom à la consistance coriace de leur enveloppe extérieure. Ce sont des animaux marins, isoles ou en colonies, fixés ou nageurs, en forme de sac ou de tonnelet, présentant deux orifices analogues à ceux du siphon des Mollusques acépliales : par l’un pénètrent l eau aérée et les matières alimentaires, tandis que l’autre est réservé à la sorlii; de l’eau et des résidus de la digestion. Le corps a deux parois emboîtées et réunies seulement au niveau des orifices dont il vient d’être question : la paroi externe est seule résistante, l’interne étant au contraire très délicate.

Les Ascidies (fig. 579), lesPyrosomes etlesSalpes constituent

les principales familles de Tuniciers. Les ascidies, fort communes sur nos côtes, vivent tantôt isolées, tantôt en colonies. L’étude de leur embryogénie a montré entre elles et les Vertébrés des rapports inattendus. Les

PYROSOMES (7;jp,feu ; so)[J.a,

corps), réunis en colonies

ayant la forme d’une pomme de pin creuse, produisent pendant la nuit une belle phosphorescence. Quant aux salpes, elles présentent un importantj pliénoniène, que nous avons

Fig. 579. — Ascidies sociales.

MOLLüSCOiDL;S.

eu d,yà roecasion d’ol.server cl,e. les Vers, U„c Salue solitaiie (fig. 580) se met a bourgeonner, et cbaque bourgeon devient '.U .nd.vnin nouveau : la Salpc donne donc de la sorte naissance a une véritable colonie. Cbacun des individus de la co-

5S0. - Sal,,es. - I, fo,„ie solilaire, el ‘2, forme sociale de la m6 ,:e csNèce

O, chaîne de la même espèce.

Ionie pond des œufs aux dépens desquels se développeront

des individus asexués qui reproduiront par bourgeonnement

oue colonie d individus sexués. C’est là un nouvel e.xcninlc de i^oneratioii alternante. ^

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