CLASSE DES
015. — Mouèi-cs. — Eu liaut, le Mi/xasiruin radians. Eu ba?, leproduttiou du Prolainæha jrrimiliva.
simples qui existent dans la nature. Le corps, réduit sim[)lc masse, n’a meme plus h 7io\jan des Amibes nous trouvons ici en présence de la matière vivante le plus simple.
à ime ; nous à l’état
PROTOZOAIRES
On trouve dans la Méditerranée un être singulier, le Proto- (jenes primor^dialis . De la surface entière de son corps j)artent en tous sens des rhizopodes fort délicats et fort longs, qui s’anastomosent fréquemment les uns avec les autres et dont l’aspect et les fonctions sont les mêmes que chez les Foraminifères. Il est fréquent de voir dans son intérieur des petits Infusoires, des Algues microspiques, etc., qu’il a absorbés et qu’il est en train de digérer. Pour se reproduire, cet être rétracte ses pseudopodes, puis se divise en deux.
Le Protogenes n’est point la seule Monère connue : on en a trouvé un certain nombre d’autres-, habitant surtout les eaux salées. Il n’est point rare néanmoins de trouver au fond des eaux douces des êtres tout à fait comparables aux précédents : ce sont les Protamibes (fig. 015). Elles s’emparent encore de leur proie en poussant des pseudopodes, mais ceux-ci, au lieu d’être délicats et filiformes, sont au contraire lobés, comme ceux des Amibes.
11 ne semble guère possible d’admettre l’existence d’êtres ])lus simples que ceux dont nous venons de parler. Néanmoins la taille à laquelle ils peuvent atteindre est limitée, et on les voit se diviser dès qu’ils ont atteint leur maximum de croissance. On peut donc imaginer des êtres encore plus primitifs, chez lesquels ce caractère ne se retrouve point, et dont la taille puisse augmenter indébniment.
Des êtres de ce genre existent-ils en effet? En 1857, lors delà pose du câble transatlantique, des dragages pratiqués à 400 mètres de profondeur ramenèrent du fond de l’Océan un limon grisâtre qui fut conservé dans l’alcool et dont l’examen microscopique fut pratiqué onze ans plus tard, en 1868, par un naturaliste anglais, M. Huxley. Cet observateur découvrit dans ce limon des masses informes, qui en constituaient la plus grande ])artie. Ces masses étaient de toute grandeur, les unes visibles à l’œil nu, les autres excessivement ténues. Un ensemble de caractères imj)ortants permirent à Huxley