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PIGEONS

des Oiseaux de cet ordre tient à la constitution du bec, qui est très faible, plus haut que large et renllé fortement autour des narines; à sa pointe, il est corné et légèrement bombé.

Ces gracieux Oiseaux sont répandus dans toutes les parties du monde et principalement entre les tropiques, dans les îles. Ils vivent par couples ou réunis en bandes, dans l’épaisseur des forêts, et se nourrissent de graines. Leur nid fort grossier, est construit sur les arbres. Les petits naissent ordinairement au nombre de deux : au moment de leur naissance, ils ont encore les yeux fermés et sont à peine recouverts d’un léger duvet; il leur faudra plusieurs jours pour qu’ils puissent esquisser leur premier vol. Ils sont nourris pendant les premiers jours par une sorte de bouillie, véritable lait, que produit, au moment de la ponte, le jabot de leurs parents et que ceux-ci dégorgent pour la leur introduire dans le bec.

La Tourterelle à collier l’on élève dans les volières, est originaire d’xVfrique, où elle vit en liberté. Une espèce voisine vit également dans les bois de nos pays : elle nous arrive au printemps et repart vers la fin de l’été.

]jü Pigeon ramier esi la plus grande espèce de nos contrées. Il est très commun en France, où il arrive au commencement de mars; en octobre ou novembre, il nous quitte pour aller passer l’hiver en Italie et en Espagne. Il voyage par bandes nombreuses et. aux époques de passage, les chasseurs des Alpes et des Pyrénées en détruisent de grandes quantités.

Le Ramier habite les bois. 11 se nourrit de faînes, de glands ; ses aliments habituels viennent-ils à lui manquer, il se jette sur les champs ensemencés et cherche à déterrer les grains de blé. Son nid, lacis grossier de bois mort, est placé à l’intersection de deux grosses branches. Cet Oiseau est d’un naturel farouche, mais en captivité il ne tarde pas à s’apprivoiser complètement et à devenir très familier. Ce sont des Ramiers que l’on voit en si grand nombre à Paris dans les jardins publics.

OISEAUX

Le Pigeon biset (fig. 239) ne se rencontre guère en Europe à Eétat de liberté complète que sur les côtes de Norvège et

d’Angleterre, et dans certaines îles de la Méditerranée. Partout ailleurs, il est devenu un animal domestique et c’est lui qui s’accommode le mieux de cette demi-captivité, qui consiste à venir prendre sa nourriture et à passer la nuit dans un colombier. Le Biset est domestiqué depuis un temps immémorial ; on le considère comme la souche des races nombreuses de nos Piw’eons

domestiques.

La domestication du Pigeon se perd dans la nuit des temps .

Eu dehors du récit de la Genèse, qui semble indiquer qu’au temps de Moïse le Pigeon était déjà domestiqué , la première indication précise (|ue nous ayons à cet égard fait remonter la domestication de cet Oiseau à la quatrième dynastie égyptienne, c’est-à-dire à plus de 4000 ans avant notre ère. Les Romains cultivaient le Pif^eon avec passion : les colombiers de 5000 Pigeons n’étaient pas rares chez eux et ils tenaient compte de leur race et de leur généalogie. A l’époque de Yarron (116 ans avant Jésus-Christ), un couple de Pigeons de belle race se vendait jusqu’à 1000 nummi (200 fr.).

L’usage du Pigeon comme messager remonte aussi à une date fort reculée, mais il est fort diflicile de déterminer exactement cette date. Toutefois, les monuments de Pancienne Égypte attestent que les mariniers de l’Egyjde et do Chypre lâchaient des Pigeons, quand ils approchaient de terre, pour

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