ORGANES DES SENS
Les Uroclèles et les P érennibr anches possèdent à un liant degré la facullé de rédinté(fration^ que nous avons déjà signalée chez les Lézards. La queue, les pattes, la mâchoire intérieure d’un Triton étant enlevées, repoussent avec rapidité. Les hranchies des Axolotls en font autant. Chez les Anoures, cette faculté est heaucoup moins développée et paraît même n’exister que chez le Têtard.
Voix. — La plupart des Urodèles sont muets : tout au plus émettent-ils un petit bruit sourd quand on les prend à la main. Il n’en est pas de même des Anoures : chez eux, chaque espèce a son chant particulier, assez caractérisque pour qu’une oreille exercée puisse reconnaître quel animal a produit un chant déterminé. Qui de vous ne connaît le coassement criard de la Grenouille, dont les éclats troublent, au printemps, la monotonie des mares et du moindre ruisseau? Qui de vous n’a entendu, pendant les belles nuits de mai, les karah harak retentissants de la Rainette qui, joints au bourdonnement des Insectes et à la voix plus douce et plus mélancolique de l’Alyte, viennent jeter une note si poétique dans la solitude et le silence de la nature? Les Anoures ont donc une voix, et chez les mfdes de quelques espèces, un organe spécial se rencontre, qui est destiné à donner à celte voix plus d’éclat encore. Cet organe estla rcss/c vocale, qui n’apparaît que lorsqu’elle est gonllée et distendue par l’air : elle se montre alors au-dessous de la gorge, lors- (ju’elle est unique, ou de chaque côté du cou, lorsqu’elle est double, sous l’aspect d’un sac arrondi, transparent, gros comme une noisette, communiquant avec la bouche.
Organes des sens. — Les seiis des Ratracieiis semblent des plus obtus. Le goût est à peu près nul, à en juger par la gloutonnerie et la voracité avec lesquelles ces animaux se jettent sur leur proie. La vue est, sans aucun doute, le sens le plus important. Les yeux existent toujours, bien qu’ils soient cachés sous la peau chez certaines espèces habitant des lacs souterrains. L’iris est le plus souvent enrichi des plus brillantes
MTUACIËNS.
couleurs, l’or s’y associe aux nuances les plus riches pour donner à l œil un éclat inaccoutumé. « Pauvre monstre aux doux yeux, » dit Victor Hugo en parlant du Crapaud. La pupille est allongée en forme de fente, tantôt transversale, tantôt verticale, et 1 on s est fondé sur ce caractère pour établir différentes subdivisions dans l’ordre des Urodèles.
Les organes urinaires ne débouchent point directement au dehors, mais viennent se rendre dans un cloaque où, d’autre part, se termine le tube digestif. Le mâle et la femelle sont d ordinaire assez faciles à distinguer l’un de l’autre, surtout au printemps, par les ornements divers que revêt le mâle en cette saison. Chez les Urodèles, le mâle porte alors sur le dos une large crête longitudinale ; chez les Anoures, il a aux pouces une série de petits tubercules noirâtres disposés en plaque ou en brosse.
Les Batraciens sont ovipares , et leurs œufs , sauf deux ou trois exceptions, ne peuvent se développer que dans l’eau; les Cécilies et les Salamandres font pourtant exception à cette règle, car elles sont ovovivipares. Comme la larve de PUrodèle diffère notablement de celle de l’Anoure, il vaut mieux renvoyer l’étude de leurs caractères respectifs au moment où nous parlerons de ces deux ordres.
Dans les temps géologiques, on voit les Batraciens appa-
par un groupe nombreux, aujourd’hui disparu, celui des Laby-
rinthodontes . Ces animaux, de fort grande taille, étaient
encore abondants à l’époque du Trias : ils formaient le passage
entre les Lézards et les Batraciens actuels.
ORDRE DES ANOURES
Lorsqu’ils sont pondus depuis quelque temps et que l’eau les a gonllés et distendus, les œufs de Batraciens anoures ont à peu près la taille d’un petit pois (lig. 525). On peut y distinguer aisé-
ANOURES.
ment deux parties : Tune, centrale, de la grosseur d’un petit plomb de chasse et d’une teinte noire plus ou moins accen-
tuée, n’est autre chose que le xitellus, aux dépens duquel se développera le jeune animal ; l’autre, périphérique, claire comme de l’eau, est l’albumine qui servira de nourriture à l’embryon. Ces œufs sont pon-
Fig. 325. — Œufs de Batraciens anoures.
A, ponte de Crapaud. — B, ponte de Pélobate. — C, ponte de Grenouille.
dus, suivant les espèces, en longs chapelets réguliers ou en une masse compacte et informe.
La larve qui naît de ces œufs prend le nom de lêlard (fig. 525). Sa forme est caractéristique : la tête et le corps sont fusionnés
en une masse globuleuse plus ou moins arrondie, à laquelle fait suite une queue dont les mouvements rapides servent seuls à la locomotion de l’animal. Cet être ainsi constitué ne présente
I5AT8ACIENS.
point d’appendices autres que la queue : en effet, ses branchies, comme nous 1 avons vu déjcà, sont intérieures et communiquent a\ec le dehors par le spiraculum. 11 peut rester assez longtemps en cet état, mais si la nourriture est abondante et les circonstances favorables, on voit bientôt, à la racine de la
queue, apparaîtie deux pattes, et leur développement ne tardera pas tà être suivi de celui de deux pattes nouvelles dans la partie antérieure et latérale du corps. Dès lors, l’animal sera en possession de ses deux paires de pattes, la queue se raccourcira promptement et ne tardera pas à disparaître : l’animal est alors devenu adulte (fig. 524).
A 1 état parlait, les Batraciens anoures sont toujours dé-
pourvus de queue; leur corps est large et court; leurs pattes sont de grandeur inégale, les postérieures étant notablement plus longues que les antérieures (fig. 525).
Les Rainettes soîit nombreuses en Amérique. Leur représentant chez nous est la Rainette verte (fig. 52G).
La belle coloration vert tendre de son dos la fait aisément reconnaître : elle présente de curieux privilège de changer de couleur et de passer du vert au jaune ou au gris, suivant que les objets sur esquels elle est fixée pré-
Fig. 326
Rainette.
ANOURES.
sentent eux* mêmes l’ime ou raiitre de ces teintes : grâce a ce phénomène, la Rainette peut se dérober plus aisément aux regards de ses ennemis, en se confondant plus ou moins complètement avec le milieu où elle se trouve cachée.
Vous reconnaîtrez à coup sûr la Rainette, si vous prenez la peine d'examiner les extrémités de ses doigts. Au heu d’être effilés à leur terminaison, ses orteils présentent un élargissement qui constitue un appareil fort remarquable. Ce disque terminal est en effet un petit organe fonctionnant à la façon d’une ventouse, et grâce auquel l’animal peut non seulement grimper sur les arbres, mais encore monter le long des fenêtres et même se maintenir, tout aussi aisément que les mouches et contre les lois de la pesanteur, suspendu au pla-
fond des appartements ou à la face inférieure des feuilles.
La Rainette passe l’hiver cachée sous les feuilles mortes, sous les herbes sèches, sous les racines, etc. L’été, on la rencontre dans les bois bumides, où elle vit sur les arbres. Elle se nourrit d’insectes, de Vers, de Mollusques, qu’elle guette comme un Chat fait de la Souris, et après lesquels elle s’élance légèrement.
Les CrapaHds sout Caractérisés par l’absence de dents à l’une et à l’autre mâchoire et par la présence, en arrière de la tête, d’un amas considérable de glandes â venin constituant la parotide. Les membres postérieurs ne sont guère plus longs que les antérieurs, en sorte que ces animaux sont loin . d être aussi bons sauteurs que les Grenouilles: aussi marchent-ils plutôt qu’ils ne sautent.
Le Crapaud commun, qn’il est si fréquent de rencontrer dans les jardins, ne sort guère que la nuit, à moins qu'il ne pleuve ou que la température ne soit très douce. 11 s’établit partout où il trouve de l’ombre et de rimmidité. Il se creuse quelquefois un terrier, mais il préfère le plus souvent s’établir
dans la galerie d’un Rat ou d’un Mulot; souvent même il se cache simplement sous une pierre ou sous un tronc d’arbre.
La coloration grise et sale de sa robe, jointe aux nom-
BATRACIENS
breiises pustules qui couvrent son dos, ont valu au Crapaud la réputation d’être un animal fort dangereux, qu’on ne saurait toucher ou même approcher impunément. De là les préjugés dont il est la victime et les mauvais traitements qu’on lui inllLe avec une cruauté et une barbarie révoltantes. Or, il faut bien savoir qu’il n’est pas d’animaux plus inoffensifs que le Crapaud et qu il n’en est pas qui rendent autant de services au jardinier et à 1 agriculteur : le Crapaud se nourrit en effet d’insectes, de Limaces et d’autres animaux fort nuisibles aux jardins et aux récoltes. Les Anglais ont si bien compris, du reste auel préci». il p«„ r,,»™. „„
le protègent avec une vraie sollicitude, mais que même ils
en achètent sur le continent pour les mettre dans leurs iardins.
Il est fréquent, à la suite d’une pluie d’orage, de voir, dans les jardins ou dans les bois, sautiller une foule de petits Crapauds ou de petites Grenouilles, là où quelques instants auparavant on ne rencontrait aucun de ces animaux. Ce fait, pourtant SI simple, a semblé merveilleux et a donné naissance à l’opinion, encore répandue de nos jours, que ces Crapauds ou ces Gienouilles étaient tombés du ciel en même temps que la pluie. Or, vous pensez bien que la croyance aux pluies de Crapauds est une pure absurdité: les petits Batraciens que l’on voit apparaître à la suite des orages se tenaient cachés dans des
trous ou sous les herbes jonchant le sol, et si on les y eût cherchés avant 1 orage, rien n’eût été plus facile que de les y découvrir.
Le Sonneur à ventre de feu a des dents à la mâchoire supérieure. Il est plus petit que le Crapaud et ses habitudes sont surtout aquatiques: il n’est pas rare dans les ruisseaux peu profonds, dans les mares et les flaques d’eau du centre et du midi de la France; il est au contraire peu abondant aux environs de Paris. Il est très reconnaissable à la belle cololation oiangée que présente son ventre. Le venin (jue pro-
A^üliKES.
(luisent les glandes de sa peau a une odeur d’ail fort pénétrante et qui provoque réternueinent.
V Ahjt e accoucheur 327), très commun dans notre pays,
vous est certainement connu : tout au moins avez-vous entendu son chant quand, le soir, vous passiez le long (rmilalus, le long d’un vieux mur bordant un chemin ou meme, à l’intérieur
. 1 ig. o'27. — Alyle.
d’un village, le long d’une vieille maison. Les cioc/i que vous avez pu entendre, parlant de divers côtés et se répondant, étaient le chant de l’Alyle. Cet animal ne sort ipie la nuit; il se tient tout le jour dans des trous profonds qu’il s’est creusés ou simplement dans les intervalles (pie laissent entre elles les pierres mal jointes des vieilles murailles. Ses mœurs sont des plus curieuses : l’Alyte est en effet le seul de nos Anoures dont les œufs ne se développent point dans l’eau: le mâle les colle sur ses pattes de derrière et les porte de cette façon partout où il va. Au bout de quelques semaines, le développement étant achevé, l’animal se rend au ruisseau le plus voisin: le têtard se
1'. 13EUT ET K. tLA^CllA^.I). ^25
CAÏ1\AC1E!SS.
dégage alors île l’œuf el se met à nager; il restera dans Teau jusqu’à l’époque de sa métamorphose.
Les Péiobates Ont la patte postérieure palmée et le gros orteil armé d’une sorte de griffe qui leur permet de fouiller le sol.
La Grenouilte verte vous est trop connue pour qu’il soit utile de vous indiquer ses mœurs et ses caractères. A côté d’elle, il existe en France deux autres espèces de Grenouilles, Vcujile et la rousse, que le vulgaire confond avec les Crapauds. Ces trois espèces sont communes aux environs de Paris.
Le troisième et dernier groupe de Batraciens anoures est celui
Fig. 528. — Pipa.
des Agiosses (a, privatif; YAioac>a, langue), ou Batraciens dépourvus de langue.
Étrangers à l’Europe, ils vivent tous dans les contrées chaudes et principalement dans celles du Nouveau-Monde. Leurs earactères principaux sont l’absence complète de langue et la présence aux pattes postérieures d’une membrane natatoire entière.
Le Pipa (fig. 528), qui habite la Guyane et les contrées voisines du Brésil, mérite une mention spéciale, à cause de ses mœurs singulières. Le rnàle place sur le dos de la femelle les œufs que celle-ci vient de pondre : la ])cau s’excorie, et se
URODÈLES.
creuse, au niveau de chaque œuf, d’une [letite cavité dans laquelle celui-ci est reçu; l’embryon se développe dans cette excavation, y subit sa métamorphose, et ne la quitte qu’à l’état adulte et lorsqu’il est capable de vivre désormais tout à fait indépendant.
ORDRE DES URODÈLES
Les Urodêles pondent des œufs distincts, isolés, qu’ils fixent sur les plantes aquatiques. Les jeunes larves qui en naissent portent toujours sur les côtés du cou des branchies en forme de houppes ou de lames frangées. A part la taille, la larve ne diffère extérieurement de l’adulte que par la présence de ces branchies, et la métamorphose consiste essentiellement en leur disparition.
Les Urodêles ont le corps allongé et arrondi ; leurs membres sont fort grêles, les antérieurs ayant la même taille que les postérieurs. Leur queue est en général assez longue : aplatie dans le sens transversal chez les espèces qui passent à l’eau une grande partie de l’année, elle est plutôt arrondie chez celles qui sont surtout terrestres.
La plupart de ces animaux présentent un phénomène particulièrement intéressant: lorsqu’un de leurs membres a été enlevé, la cicatrisation se fait rapidement, puis on voit apparaître un bourgeon aux dépens duquel le membre détruit- se reformera tout entier. On a donné à ce curieux phénomène le nom de rédintégration.
D’une façon générale, la taille des Urodêles ne dépasse point 15 à ^0 centimètres ; un grand nombre sont même notablement plus petits. On ne connaît actuellement qu’une seule exception à cette règle : elle est fournie par une Salamandre gigantesque, originaire du Japon, qui atteint plus d’un mètre de longueur.
Les Salamandres ont eu longtemps la réputation d’être incombustibles : on croyait qu’elles pouvaient marcher impu-
15ATRAC1ENS
nément dans le feu. Cette fable ridicule trouve encore quelques défenseurs. Elle ne repose que sur une exagération colossale : grâce au liquide visqueux et abondant que produit la peau de ces animaux, il peut se faire qu’un charbon incandescent ou un tison mal allumé s’éteignent à leur contact, mais de là à prétendre que le feu n’a aucune prise sur eux, il v a un abîme ! Rien n’est du reste plus facile que de faire l’expé-
Fig. 5^9. — SalamJiulre terro.sire.
rience : qu’on jette une Salamandre dans le feu et on verra si elle ne tarde pas à se carboniser.
La Salamandre terrestre (fig. 529) se rencontre dans presque toute l’Europe, mais il est assez rare de l’observer, car elle se tient soigneusement cachée dans les endroits humides et sombres. Rien n’est plus aisé que delà reconnaître: les côtés de sa tête et de son dos sont ornés chacun d’une large bande jaune, interrompue çà et là, et (pn se réunit, au niveau de la (pieue.
ÜKObKIÆS.
à la bande du côté opposé, de façon à constituer une bande unique qui court tout le long de cet organe ; la couleur fondamentale du corps est le noir lustré. La queue i)lus ou moins arrondie indique que l’animal a des habitudes terrestres ; le dos est dépourvu de crête. Cette espèce est ovovivipare : elle ne se rend à l’eau que pour y pondre ses petits, qui naissent déjà complètement développés et munis de branchies bien apparentes.
Les Ti-itoiis se distinguent des Salamandres par leur queue
Fiç. 550. — Triton crêté et Triton al|)csire.
aplatie, qui indique des habitudes aquatiques. Ces animaux en effet passent dans l’eau des mares, des ruisseaux, des fossés, la plus grande partie de l’année, et il est fréquent de les y rencontrer au printemps; l’été venu, ils viennent à terre et y font un séjour plus ou moins prolongé. La couleur et la livrée des Tritons varie beaucoup, suivant qu’on les observe à terre ou
hatraciens
dans I eau, en automne ou an printemps. A terre, leur couleur est grise et terne; dans 1 eau, ils présentent des couleurs plus vives. Au printemps, cpn est l’époque de la reproduction, les mâles se parent en outre d’une livrée spéciale : leurs couleurs piennentiin éclat inaccoutumé et la petite crête, qui court tout le long de leur dos et de leur queue, prend un développement considérable, se colore vivement et se découpe plus ou moins proiondément à son bord libre.
Les Tritons sont fort répandus en France ; des six espèces ipi’on y observe, cinq vivent aux environs de Paris; la plus grande, la plus répandue est sans contredit le Triton crclé (fig. ô.-(l), dont le corps est noir et le ventre roiio-e.
Fig. 551. — Axolotl,
Au Mexique vit I’axoIoU (fig. 551), que l’on a pu facilement acclimater en France et dont on trouve des bandes nombreuses dans tous les aquariums. Les Mexicains lemangent avec délices. Cet animal piésente un fait des pins extraordinaires : alors qu il es! encore à Fétat de larve, c’est-à-dire avant d’avoir perdu ses
UH01)EU:S
In-anchies, il a la l’acuité de pondre des œids et de se reproduire. On a cru pendant longtemps qu’il n’arrive jamais a l’état adulte, mais Aug. Duméril a pu assister à la translormation des larves en un animal parfait (lig. 552), VAmbhjsfome,
Fin-. 552. — Axolotl transfonné.
que l’on connaissait déjà, sans avoir étal)Ii ses relations avec l’Axolotl.
Certains Urodèles, constituant le groupe despÉRENNiBRANCHcs, sont caractérisés par la pci*sistance des branchies pendant toute la vie et par un corps fort allongé qui les fait ressembler plus ou moins à des Anguilles.
Fig. oo5. — Sirène.
La Sirène et le Protée sont les principaux animaux de ce groupe. Sirène (fig. 7)7)7)), qui peut atteindrejusqu’à unmèire
l’OISSONS.
de longueur, habite les eaux stagnantes do la Caroline du Sud; elle n’a point de pattes postérieures.
Le Protee(hg. 5.54) est au contraire une espèce européenne :
Fig-. 534. ~ Protée.
il n’a jamais plus de 25 centimètres de longueur. Son aire de distribution est des plus restreintes, puisqu’on ne le trouve que dans quelques lacs souterrains de la Garniole et delaDalmatie Il présente un grand intérêt pour les zoologistes, et il est certain que l’espece en serait déjà détruite si le gouvernement austrolîongiois ne s en était institué le protecteur et n’en avait rio-oureusement interdit la pêche. ^