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RESPIRATION

est expulsée l’eau qui a cédé son oxygène au sang. Suivant les espèces, le spiraculuin est pair ou syuiélrique, ou bien il est unique et placé sur la ligne médiane et inférieure du corps ou encore sur le côté gauche : la situation de cet orifice constitue un bon caractère pour la classification des Batraciens.

Quand l’animal abandonne l’état larvaire pour devenir adulte, il subit certaines transformations. L’une des plus importantes est la disparition des branchies et leur remplacement par des poumons: l’animal quitte donc la vie aquatique pour vivre surtout de la vie aérienne. 11 est toutefois des cas où les branchies persistent, bien que les poumons se développent et fonctionnent : les animaux qui présentent cette particularité sont peu nombreux; ils appartiennent à l’ordre des Urodèles et constituent le groupe des Pérenjiibr anches ou Batraciens à branchies persistantes : c’est parmi eux que l’on rencontre le Protée et la Sirène.

Poumons. — Lcs poumons sont fort simples : ils sont constitués par deux grands sacs dans la paroi desquels viennent se ramifier les vaisseaux sanguins. L’appel de l’air extérieur dans ces réservoirs se fait d’une façon toute particulière, :]ui tient à l’absence à peu près constante de côtes chez cqs animaux. L’air, en effet, ne pénètre point mécaniquement dans le loumon, par suite de la pression atmosphérique, comme cela 1 lieu chez les Vertébrés supérieurs, mais le Batracien déglutit 3t avale l’air comme il le fait de ses aliments.

La respiration pulmonaire n’est, du reste, point essentielle à a vie de ces animaux, car on peut fort bien leur enlever les mumons sans qu’ils cessent pour cela de vivre. C’est que la Dean, extrêmement perméable aux gaz, est d’une façon normale e siège d’un échange incessant entre le sang et l’eau ou l’air imbiant. Des Grenouilles privées de leurs poumons et renèrmées dans du sable humide ont pu vivre encore jusqu’à juarante jours ; d autres maintenues submergées dans un cou- ’ant d’eau ont vécu encore plusieurs mois.

BATRACIENS

La respiration est d’ailleurs toujours fort peu active, et des Crapauds, renfermés dans des cavités coinplèteinent closes, où ils n’avaient que peu d’air à leur disposition, ont été trouvés encore vivants au bout de plusieurs mois, ou même de plusieurs années, sans avoir épuisé toute leur provision d’air. Mais une condition importante et essentielle, dans les cas de ce genre, est que le milieu où se trouve l’animal soit saturé d’humidité : sans cela, celui-ci se dessèche et ne tarde pas à périr.

Les Batraciens, de même que les Reptiles et les Poissons, sont des animaux à température variable : la température de leur corps n’est point fixe, comme l’est celle des Mammifères et des Oiseaux. Mais ils prennent celle du milieu où ils se trouvent.

Alimentation. — La bouclie des Batraciens est très diversement constituée : les Crapauds n’ont pas de dents. Certaines espèces en ont aux deux mâchoires ; d’autres encore en ont jusque sur le palais. La langue n’est pas sujette à moins de variations : fixée seulement en avant, chez la Grenouille, et libre sur tout le reste de son étendue, elle est, au contraire, à peu près complètement attachée au plancher de la bouche, chez les Salamandres et les Tritons ; elle peut même manquer dans certains cas.

Tous ces animaux ne se nourrissent guère que de proie vivante : dès que quelque chose remue devant eux, ils l’observent avec soin et prudence, puis, après s’être bien assurés qu’ils ont affaire à un être vivant, ils se précipitent brusquement sur lui et l’engloutissent dans leur bouche largement ouverte. Bans la recherche de leur nourriture, ils semhlent ne se laisser guider que par la vue; et il est bien vrai qu’il suflit qu’un objet s’agite devant leurs yeux pour qu’ils le jugent apte à les nourrir, puisqu’un excellent procédé pour pêcher les Grenouilles consiste à faire sautiller au-devant d’elles un morceau de drap rouge ou de coquelicot attaché à un hameçon.

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