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GÉNÉRALITÉS SUR LES VERTÉRRÉS

(le 1 eau qui résulte de ce dernier mouvement fait que c’est le corps meme de ranimai qui est tiré en avant. L’aile des Oi^ seaux fonctionne du reste dans l’air d’après le meme principe.

La queue des Vertébrés, (jiiand elle existe, présente des lormes variées et sert à des usages très différents. Pour beaucoup de Mammifères, c’est un simple cbasse-moucbes ; le Kanguroo et le Rat s’en servent pour s’appuyer au repos et se lancer en avant dans la course; pour le Castor, c’est une truelle de maçon; les Singes de l’Amérique du Sud, les Caméléons, divers Serpents, s’en servent pour se suspendre; elle aide les Pics à grimper aux arbres; la plupart des Oiseaux Putilisent dans le vol pour se diriger, et quand on la coupe à une Pie ou à un Pigeon, ils ne savent plus se poser sans tomber sur le bec ; pour beaucoup de Vertébrés, c’est une arme de défense redoutable ; enfin cliez la plupart des nageurs, elle s’aplatit et se transforme en nageoire tant(H transversale comme chez les Cétacés, tantôt verticale comme chez les Poissons.

Tête, dents, org^anes des sens. — La tête présente en avant une bouche munie de deux mâchoires. La mâchoire supérieure est fixée au crâne et ne remue pas, excepté chez divers Poissons. La mâchoire inférieure, au contraire, se meut verticalement.

Généralement, elles portent toutes deux des dents, de nombre et de forme très variables. Chez les Oiseaux et les Tortues, elles sont recouvertes d’un bec. Enfin, les Baleines présentent à la mâchoire supérieure des fanons.

Sur le plancher de la bouche se voit le plus souvent une langue dont les dimensions et la forme varient extrêmement.

Au-dessus de la bouche, s’ouvrent les deux narines, le plus souvent très voisines l’une de l’autre, et quelquefois protégées [)ar un nez. Ces narines communiquent avec rarrière-bouche et les organes respiratoires chez tous les Vertébrés aériens; elles sont en cul-de-sac chez les Poissons.

Plus haut encore, les deux yeux, dont la structure interne est à peu près la même chez tous les AArtébrés; chez les Sim‘-

pents, la peau passe devant eux en devenant transparente. Chez les Poissons, elle s’arrête à leur pourtour. Chez les autres Vertébrés, au contraire, elle se fend et se divise en deux paupièi'es verticales, qui protègent le globe de l’œil, à la surlace duquel se déversent des larmes. Une troisième paupière horizontale, dite nictitante, se voit chez les Oiseaux et la plupart des Reptiles et des Batraciens.

Sur les côtés de la tête sont les oreilles qui, chez tous les Vertébrés écoutant dans l’air, sont fermées par une membrane vibrante (le tympan)^ tandis qu’elles sont cachées dans le crâne chez les Poissons, (jui jœrçoivent les vibrations sonores de l’eau.

Quelquefois la membrane du tyiuj)an aflleure à la tête, comme chez les Grenouilles. Chez les Mammifères, au contraire, elle est placée au fond d’un canal assez long, dont l’entrée est souvent prolongée par un pavillon ou conque.

i*eaii et productions cutanées. — La peau, toujours Composée d’un derme et d’un épiderme, est le plus souvent facile à détacher du corps. Chez les Poissons, cependant, elle y adhère assez intimement.

Chez les Batraciens, elle est absolument nue, et son épiderme reste toujours mou, à la façon de celui de la muqueuse qui tapisse l’intérieur de notre bouche. Chez les Reptiles, l’épiderme s’épaissit et, sur le derme mamelonné, donne l’aj)parence d’écailles : la même disposition se retrouve sur les parties nues des pattes des Oiseaux. Chez les Mammifères, les Oiseaux et les Poissons, il naît, en outre, dans l’épaisseur de la peau, des organes qui sortent au dehors, et acquièrent des formes très diverses : ce sont les poils, les plumes, les écailles. Nous en avons indiqué les apparences diverses à propos des différentes classes de Vertébrés.

Assez souvent la peau se [)rolonge en aj)pendices divers, comme les barbillons de phisieiu*s Poissons, la crête dorsale

GÉNÉRAI JTÉS SUR LES VERTÉRRÉS.

des Tritons, les caroncules du Coq, du Dindon et d’autres Oiseaux, la nageoire dorsale de quelques Cétacés : cela est de peu d’importance.

Squelette. — Au point de vue de la structure intime, le squelette des Vertébrés, toujours cartilagineux dans le tout jeune âge, tantôt reste mou comme chez plusieurs Poissons, tantôt, et le plus souvent, devient solide et pierreux.

Dans sa plus simple expression, chez l’Amphioxus, il consiste en une seule tige cartilagineuse, pointue aux deux extrémités. Chez les Lamproies, on trouve déjà des traces de vertè-

bres et de crâne, le tout cartilagineux. Chez tous les autres \ertéhrés, 1 organe caractéristique, la vertèbre, se reconnaît et

s’isole aisément; il en est de même du crâne.

Chez les Vertébrés sans membres (Murènes, Serpents), le squelette est naturellement réduit à la colonne vertébrale avec ses côtes et au crâne. Les membres, en apparaissant, compliquent beaucoup le squelette. Chacune des parties qui les constituent possède son os ou ses os. Je ne reviendrai pas sur ce que je vous ai dit à propos des Mammifères (p. o4) ; les os dont je vous ai donné les noms se reconnaissent plus ou moins aisément chez tous les autres Vertébrés.

s^^stème nerveux. — Il se Compose, chez tous les Vertébrés,

de centres nerveux et de nerfs. Les principaux centres nerveux sont la moelle épinière et le cerveau.

Ce dernier est caché dans la cavité du crâne ; la moelle épinière est protégée par des arcs qui naissent audessiis du corps dc cliaque vertèbre, et dont l’ensemble constitue une sorte de cylindre. Le canal de ce cylindre contient donc la moelle épinière, d’où son nom de canal médullaire. La partie anté-

Fi". 581 par

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