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GÉNÉRALITÉS SUR LES VERTÉBRÉS

à sang froid ou mieux à température variable. Je puis vous dire dès maintenant que tous les animaux invertébrés ^ dont il me reste à vous entretenir, sont des animaux à sang froid, comme les Vertébrés inférieurs. Cependant , vous n’apprendrez pas sans intérêt que, dans certaines circonstances, la température des animaux à sang froid s’élève au-dessus de celle du milieu ambiant. Ainsi, les Serpents Pythons, lorsqu’ils couvent leurs œufs, atteignent un haut degré de chaleur; ainsi, les Papillons crépusculaires du genre Sphinx sont, pendant qu’ils volent, tellement chauds, qu’on éprouve toujours une grande surprise en les saisissant à la main.

Résumé. — Tels sont les caractères généraux des animaux vertébrés. Nous pouvons maintenant les résumer en quelques mots.

Les Vertébrés, dirons-nous, sont des animaux chez qui il existe :

Un squelette intérieur, composé pour le nioms d'une série de vertèbres et d'un crâne;

Un système nerveux central, composé d'une moelle épinière et d'un cerveau : te cerveau étant caché dans le crâne, la moelle protégée dans un canal placé au-dessus^ du corps des vertèbres;

Un appareil digestif ouvert aux deux extrémités du corps, et situé tout entier au-dessous du corps des vertèbres , et par suite du système nerveux central;

Un appareil respiratoire composé de poumons ou de branchies, en rapport avec la partie antérieure du tube digestif; •

Un appareil circulatoire clos, avec un cœur gui pousse dans des vaisseaux un sang coloré en rouge par des globules; »

Une peau facile à isoler du corps.

^ L aniiTial est supposé couché sur le ventre.

EMBRANCHEMENT DES ARTHROPODES

J’appelle de nouveau votre attention sur ce fait que V Amphioxiis n’a ni cœur, ni sang rouge, ni vertèbres distinctes, ni crâne, ni cerveau. Mais on y retrouve toujours une moelle épinière située tout entière au-dessus d’une corde dorsale, laquelle est tout entière au-dessus du tube digestif. Or, ces deux caractères sont, à vrai dire, ceux qui doivent servir à détinir 1’ Animal vertébré.

EMBUANGIIEMENT DES AUTHUOPODES

Le second embranchement du règne animal est celui des ÂRTiiRoroDES (àpOpGv, articulation ; r.coéq, pied). Les Paj)il-

lons, les Mouches, les Écrevisses, les Millepieds, les Araignées et une foule d’autres animaux plus ou moins voisins font partie de ce groupe : tous présentent un plan commun d’organisation, qui diffère considérablement de celui que nous avons rencontré chez les Vertébrés. Ceux-ci, qu’ils soient Mammifères, Oiseaux, Batraciens, Bcptilcs ou Poissons, ont tous une charjiente ou squelette interne, osseuse ou cartilagineuse, sur laquelle viennent s’attacher les muscles producteurs du mouvement. Chez les Arthropodes, rien de semblable : ici, la peau présente une dureté particulière, elle constitue une carapace plus ou moins consistante et représente une sorte de squelette cutané. Cherchez avec soin dans le corps de ces animaux, en dehors de la carapace ou de ses quelques prolongements, et vous ne trouverez aucune autre partie dure sur laquelle les muscles viennent prendre un point d’appui. (3n pourrait donc détinir les Arthropodes des animaux à squelette extérieur^ tandis que les Vertébrés, seraient des animaux à squelette intérieur. i'

^ Il *1

Si vous examinez avec soin mi Arthropode quelconque, it vous sera facile de constater que le corps de cet animal est partagé en plusieurs segmeuts, de. grandeur et de forme iné-

EMBRANCHEMENT DES ARTHROPODES

gales ; ces segments portent le nom à^articles^ et de là le nom (ï Articulés sous lequel on désigne encore parfois les Arthropodes. Vous verrez en outre que la peau, (pii, comme nous l’avons dit, est en général dure et résistante, parfois infiltrée de sels calcaires, comme chez l’Ecrevisse, devient membraneuse et molle au point de réunion des divers articles, de façon à leur

Fil,'. 583.— Anatomie du squelette de la Sauterelle — f/, tjte. — antennes. — c yeux- — d, e, /■, thorax. — d, protliorax portant la première paire de pattes, g. — e, mésothorax portant la seconde paire de pattes, i, et la première paire d’ailes, h. — f, mélathorax portant la seconde paire d'ailes, j, et la troisième paire de pattes, lonnèe de la cuisse, A-, de la jambe, I, et du tarse, vi. — n, abdomen.

permettre de glisser les uns sur les autres. Le nomhie des articles varie avec les animaux : comparez à cet égard une Mouche, une Ecrevisse et un Mille-pieds, et vous vous rendrez bien compte de ces différences.

Le corps présente en général trois régions distinctes, (pi’oiî appelle la tôle, le thorax et V abdomen. La Sauterelle (lig, 385)

EMBRANCHEMENT DES ARTllRODODES.

Fig, oS-i. — Malmigiiatlie.

(Arachnide.)

VOUS offrira un excellent exemple de cette division. Ma is si vous portez votre attention sur une Araignée, vous ne distinguerez plus que deux parties, dont la postérieure leprésente toujours Tabdomen (fig. 384) : la tête et le thorax se sont fusionnés pour constituer le céphalothorax.

Cliacune de ces régions du corps peut se compliquer plus ou moins et nous aurons à mentionner ces variations au fur et à mesure que l’occasion s’eu jirésentera.

Les appendices du corps des Arthropodes affectent les formes les plus diverses : tantôt ce sont des pattes, des ailes, des antennes, tantôt encore des mâchoires ou des branchies. Les pattes sont toujours formées de plusieurs segments articulés entre eux, et c’est ce caractère qui a valu le nom éé Ai^thropodes aux animaux que nous examinons. A cette grande diversité dans la forme des membres correspond la diversité la plus grande dans le genre de vie : c’est ainsi qu’il existe des Arthropodes qui rampent, nagent, volent, grimpent, sautent, marchent, etc. Les uns vivent dans l’air, d’autres dans l’eau à la manière des Poissons.

L’appareil de la digestion est plus ou moins compliqué : nous ne pouvons entrer ici dans les détails de son anatomie. Bisons seulement que la bouche, située à l’extrémité antérieure du corps et parfois à la face inférieure, est entourée de pièces diverses qui servent à la préhension ou à la trituration des aliments et qui résultent de la transformation des appendices portés par les anneaux du corps; nous reviendrons par la suite sur la structure et la disposition de ces pièces buccales. I.’in testin se termine toujours à l’extrémité postérieure du corps, soit sur la face dorsale, soit sur la face ventrale.

La circîitation du sang se fait d’une manière fort ineom- }>lète, et le sang est à peu près incolore.

EMBRA^'C^EME:ST DES AUTllROPODES.

La respiration s’opère par des branchies pour certains Artliropodes qui vivent dans J’ean, et cliez les autres par des organes appelés et trachées, sur lesquels nous aurons

à revenir. Quelquefois, dans les espèces les plus dégradées, il n’y a point d’appareil spécial de la respiration et celle-ci se fait

simplement au travers de la peau.

Le système nerveux affecle des dispositions très différentes de celles que je vous ai indiquées chez les Yertéhrés. Mais nous reviendrons en Philosophie sur ces points délicats. Les organes des sens sont plus ou moins développés. Ce sont les yeux qui atteignent le plus haut degré de perfection et il est assez rare de les voir manquer tout à fait. Ils peuvent être de deux sortes : ou bien ils sont simples, c’est-à-dire formés, comme chez les Mammifères, d’un globe oculaire unique; ou bien ils sont formés par la réunion d’un nombre considérable de petits yeux, accolés les uns aux autres, mais distincts entre eux. Examinez avec une

forte loupe la surface de l’œil d’une Mouche : vous la verrez divisée en un nombre infini de petits carrés dont chacun représente la cornée d’un de ces petits yeux secondaires, dont on peut évaluer le nombre à dix mille environ. Quelques Arthropodes présentent enfin à la fois des yeux simples et des yeux

composés. Les yeux sont ordinairement |)lacés en avant et sur les côtés de la tête, mais on peut les rencontrer aussi en tout autre point du corps.. Leur nombre, qui est le plus souvent de deux, peut s’élever à cinq, six ou davantage.

En ce qui concerne les autres sens, il est certain que les Arthropodes sentent, entendent, éprouvent des sensations gustatives, mais on est moins bien fixé relativement an siège de ces diverses sensations. En faisant l’histoire des différents groupes, nous aurons à revenir sur ce point et nous vous dirons ce qu’on en sait.

La plupart des Arthropodes sont ovipares, mais un certain nombre d’espèces sont vivipares. 11 est très fréquent que, dans les premières périodes de leur vie, les jeunes subissent des

INSECTES

métamorphoses plus ou moins compliquées, pendant lesquelles ils sont soumis à des mues fréquentes.

On a divisé les Arthropodes en quatre grandes classes : les Insectes, les Myriapodes, les Arachnides et les Crustacés.

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