BOUCHE
nommés ocelles^ qui sc présentent sous l aspect de petites perles délicatement encliâssées dans la peau. Ces ocelles sont au nombre de deux ou trois et, dans ce dernier cas, ils se disposent en triangle. Il est tout un ordre d’insectes, celui des Coléoptères, chez lequel les ocelles n’existent jamais.
Antennes. — Vulgairement appelées cornes, les antennes sont au nombre de deux; elles sont insérées sur le sommet ou sur les côtés de la tête et se composent d’une série d’articles dont la rorme et les dimensions varient beaucoup (lig, ô85).
Ces organes sont extrêmement importants, car ils sont tout à la fois le siège du toucher et de l’odorat. Ces deux sens sont, chez les Insectes , extrêmement développés, et la perlection qu’acipiiert notamment l’olfaction a tout lieu de nous surpendre.
Boiiehft. — Elle est placée à la [lartie antérieure de la tête. Son organisation est fort complicpiee et dilücile a comprendre; elle alfecte les formes les plus diverses suivant le genre de nourriture de l’animal , c’est-a-dire suivant que celui-ci est broyeur, suceur, etc.
Chez les Insectes broyeurs , la cavité de la bouche est limitée supérieurement par une pièce impaire et médiane, le
INSECTES
labre, ou lèvre supérieure, qui ne porle jamais d’appendices. C est une lamelle cintineuse, ordinairement mobile, qui ne remplit d’autre rôle que celui de lèvre supérieure. Les or-^anes affectes a la trituration des aliments sont deux paires ”d’anpendicos attachés à deux anneaux céphaliques. La paire supérieure est formée par les mandibules, qui se meuvent latéralement l’une contre l’autre comme les deux branches
une paire de cisailles ; elles sont le plus souvent organisées pour broyer, mais peuvent quelquefois remplir un tout autre but : chez le Cerf-volant, ce sont elles qui constituent les cornes; chez d’autres Insectes, elles sont réduites au contraire a 1 état de simples membranes et sont devenues également imfu'opres à la mastication. Les mandibules ne portent jamais d’appendii'es, ou, comme disent les entomologistes, de palpes,
La seconde paire d’appendices masticateurs est représentée par les mâchoires ou maxilles. Leur composition est loin d’être aussi simple que celle des mandibules : elles sont en effet constituées par 1 assemblage de pièces plus ou moins nombreuses, répondant à des usages variés. Elles portent touj»., „„ f.,™é J,
forme du reste fort variables.
Une troisième et dernière paire d’appendices est constituée
pa,r la lèvre inférieure, pièce unique et inédiane, provenant
de la soudure de deux pièces primitivement distinctes. Elle
poite deux palpes latéraux, et délimite inférieurement la cavité buccale.
1 oLir achever la description de la bouche des Insectes broyeurs, il nous reste encore h signaler, dans la cavité même de celle-ci, un organe médian, la languette, qui porte souvent des pièces latérales, les paraglosses. Cette languette, plus ou moins développée, suivant le rôle qu’elle est appelée l jouer, atteint parlois des dimensions considérables : chez les Abeilles, par exemple, sa longueur atteint ou dépasse celle du