PATTES
Chacun de ces anneaux porte, à sa face inférieure, une paire de pattes. Quant à la face supérieure du tliorax, ou bien elle reste libre et dépourvue d’appendices, comme chez les Poux, ou bien elle porte les ailes.
Pattes. — Leur nombre, avons-nous dit, est constamment de six chez les Insectes, et le nombre des articles qui composent chacune d’elles est aussi constamment de cinq : on les désigne, à partir de l’implantation du membre sur le thorax, sous les noms de hanche, trochanter, cuisse, jambe et tarse. La cuisse et la jambe sont les parties de la ]>atte les plus allongées et les ])lus bu’tes. Le dernier article, le tarse, se compose
Fi^. 587. — Différentes formes de pattes. — A, patte coureuse de Carabe. — B, patte sauteuse de Criquet. — C, patte fouisseuse de Taupe-grillon. — D, patte natatoire de Dytique.
par des ongles mobiles, des griffes, ou des appendices variés.
Les pattes ainsi constituées présentent une conformation qui varie suivant le genre de vie de l’animal chez lequel on les observe (bg. 587) : elles peuvent être organisées pour la course, la marche, la natation, le saut ou encore pour fouir le sol ou j)our saisir. L’Insecte est-il ravisseur comme la Guêpe, ou fouisseur
INSECTES
comme la Courtilière, les pattes antérieures seules se transforment ; est-il sauteur, comme la Puce et la Sauterelle, ou nageur comme le Dytique et rilydrophile, les pattes postérieures seules seront modifiées. En aucun cas la seconde paire de pattes ne se 1 i O c e c i i e fa ^ o n s e s i !) 1 e : son rôle est uniquement d’assurer l’équilibre pendant la locomotion. Les caractères tirés de la structure des pattes sont d’une importance capitale pour la classification des Insectes.
Ailes. — Ce sont exclusivement des appendices du mésothorax et du métatliorax. Chez le plus grand nombre des Insectes, elles sont au nombre de deux jiaires. Tantôt elles sont semblables entre elles, minces et traversées par des nervures, comme chez les Abeilles et les Guêpes, tantôt les ailes antérieures constituent une masse cbilineuse durcie et très résistante, deviennent impropres au vol et servent de bouclier protecteur aux ailes postérieures, demeurées membraneuses : les ailes de la première paire prennent alors le nom dV/^fres ; celles de la seconde paire se cachent sous celles-ci.
Dans l’ordre nombreux des Diptères, qui comprend les Mouches, les Taons, etc., on ne retrouve plus qu’une seule paire d’ailes, s’at-
Fig.oSS. — Cécitlomye . i . i » ,i n ,
(Diptère.) — a, dé tacliant sur le mesotborax: elles correspondent — conséquent aux ailes antérieures des autres
Insectes ailés (fig. 588). Quant aux ailes postérieures, elles se sont transformées en de petits organes particuliers, les ùah/ncic?^s, semblables à de petites épingles.
Aixiomen. — Troisième et dernière grande division du corps des Insectes, l’abdomen renferme la plus grande partie des organes de nutrition et de reproduction. Il est constamment dépourvu de membres et se compose en général de dix articles.
La production de certaines odeurs (Punaises), de la cive