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ORGANES DES SENS

(Abeilles), de la soie (Chenilles), des venins (femelles des Abeilles, des Guêpes, des Fourmis) est due encore à des glandes spéciales placées en divers points du corps. Il est intéressant de remarquer que les glandes qui produisent la soie existent exclusivement dans l’état de Cbenille et ne se retrouvent plus quand l’animal devient Insecte parfait.

On peut encore ranger à côté des sécrétions la phosphorescence ou production de lumière qui caractérise certains Insectes de nos pays, tels que le Lampyre ou Ver luisant et les Lucioles. Dans les ]>ays chauds de l’Amérique, on trouve d’autres Insectes, les Cuevjos, qui jouissent d’un pouvoir éclairant très considérable : les femmes du pays les enferment dans un petit sachet de gaze et en ornent leur chevelure ou leurs vêtements.

Nous aurons à parler, en Philosophie, des organes internes des Insectes, de leur tube digestif, de leur appareil respiratoire. Nous ne nous occupons cette année (jue des organes extérieurs.

Cependant, je dois vous dire ici que, chez les Insectes, la respiration s’effectue toujours au moyeii de trachées , ou tubes ramifiés, qui pénètrent dans le corps entier, et où l’air entre par des orifices nommés stigmates, j)Iacés sur les côtés du corps, sur chaque anneau. Ils déboucheut dans un gros tronc trachéen qui se subdivise à l’inhiii et porte l’air aux divers organes auxquels il distribue ses branches.

Sens. — La faculté qu’ont certains Insectes d’émettre des sons met hors de doute ce fait qu’ils sont doués du sens de Voiiïe : ces bruits, plus ou moins musicanx, parfois stridents et désagréables, sont manifestement pour ceux qui les produisent un moyen de s’appeler et de se rejoindre. Chez les Cigales, les Grillons, les Sauterelles, les mâles seuls sont doués d’organes vocaux: ceux-ci sont placés sur l’abdomen chez les Cigales, et à la base de la première paire d’ailes chez les Grillons et les Sauterelles. Les Bom dons, les Guêpes, les Abeilles, les Mouches et les Insectes à élytres peuvent encore produire des sons, mais

INSECTES

d’une nature toute differente : ce sont des bourdonnements dus à la vibration des ailes pendant le vol.

Re|>ro«itiction . — Le plus grand nombre des Insectes sont ovipares; quelques-uns seulement, tels que certaines Mouches, sont vivipares.

Les Poux, les Ricins et les espèces parasites voisines sont les seuls de tous les Hexapodes qui sortent de VæuïkVétat parfait. L’immense majorité des autres Insectes sortent de l’œuf à l’état de larves qui, avant d’atteindre l’état parfait, auront à subir des métamorphoses plus ou moins compliquées. Pendant toute la période larvaire, le jeune être est soumis à des mues nombreuses, toutes marquées par un accroissement notable du corps. C’est du reste pendant la seule période larvaire que s’accroît l’Insecte : devenu parfait, il ne grandit plus. Aussi, l’état larvaire étant en général assez court, l’augmentation de poids et de taille se fait-elle avec une rapidité incroyable ; au bout de trente jours, par exemple, le Ver à soie pèse 9500 fois plus qu’au moment de sa naissance.

Chez les Sauterelles et plusieurs animaux voisins, la larve ne diffère de l’animal adulte qu’en ce que les ailes ne sont point encore formées : la seule métamorphose consiste dans l’apparition de ces organes. On dit alors qu’il y a métamorphose incomplète.

Dans tous les autres cas, il y a métamorphose complète et, à partir de sa naissance, le jeune animal passe j)ar divers états que nous allons rapidement exajiiiner.

Les larves, que l’on désigne ordinairement sous le nom de Chenilles, lorsqu’il s’agit de celles des Papillons, et de Vers, lorsqu’on a affaire à celles des autres Insectes, ont le corps composé d’anneaux égaux et réguliers; mais, malgré cette ressemblance apparente, ce ne sont point des Vers véritables : ce sont simplement des Insectes sous leur première forme. Ces larves sont munies de pattes ou au contraire en sont déj)our-

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