‹ Eléments des sciences naturellesChapitre 106 sur 158 · HELMINTHES · texte numérisé non relu

HELMINTHES

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Se , \ noique on sans anus : sexes réunis 8. TaiîiAToTDBs.

(solide : sexes séparés 4. AaAiiTBOGipnALBS. molle : sexes réunis 8. cbstoïdbs.

706. Les douveê ou fascioles appartiennent à la première section, ainsi que les ligules et les linguatules; on trouve les premières dans le foie des poissons, et les secondi^ dans les voies aériennes des mammifères et des oiseaux. Tels sont en^ core les tœnias ou vers solitaires (fig. 6 a); mais ceuî-lâ vivent dans les intestins, surtout dans ceux de Thomme, des chiens, et de beaucoup d^autres animaux vertébrés. Le nom de tœniu signifie bandelette. Cet animal est en effet aplati comme un ruban; il est composé d'un grand nombre d'articulations, qui paraissent avoir chacune des organes particuliers, et vivre isolément; on en a vu de plus de deux mètres de longueur. On trouve d'autres genres analogues dans les poumons du hèvre, dans les reins des chiens et des oiseaux, dans la rate des manimifères, etc.

707. Parmi les animaux de la même famille qui ont la forme ronde , on distingue, avon&-nous dit : 1** les ascarides (fig. 6 6), qui ressemblent à des vers de terre; les uns se développent

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dans les intestins de Thomme, et d'autres dans ceux des chevaux; ces derniers paraissent avoir deux cordons nerveux ; enfin il en est qui Sont très-petits et très-courts , et qui attaquent surtout les enfants; ^ les étrangles , tels que Fespèce qu'on trouve dans les intestins du cheval, a la queue terminée par une épine, à l'aide de laquelle cet animal change de place; Z"" les dragon-^ neaux , ceux-ci ressemblent à un crin ; ils se trouvent dans les poumons des dauphins et des autres cétacés : une espèce voisine de ce genre produit, dit-on, en Guinée, une maladie fort dangereuse, en s'insinuant sous la peau des jambes et des pieds; 4« les /S^atre#, dont le corps, ainsi que le nom l'indique , est fort allongé, arrondi et de même grosseur dans toute son étendue, se développent dans le tissu cellulaire des animaux vertébrés et dans le corps des insectes; 5* enfin beaucoup d'autres genres qui sont moins connus.

308. On a partagé en plusieurs genres les vers dont le corps ressemble à une petite vessie remplie d'eau, qu'on avait d'abord nommés hydatides. Ils se trouvent dans plusieurs parties du corps des animaux, et y produisent des maladies très*-singulières. Il s'en développe une espèce, par exemple, dans la substance même du cerveau des moutons : ces animaux marchent alors tète baissée, tournent sur eux-mêmes et meurent dans une sorte de folie qu'on nomme le vertige ou le tournis. On l'a nommé cœnurus. Les lièvres et les lapins qui ont vécu d'herbes trop humides, et qui meurent enflés, ont presque tou* jours un grand nombre de cysticerquet dans le ventre. Les hommes hydropiques en présentent très-souvent sous le péritoine, dans leur abdomen, et même au milieu de leurs muscles. On en a trouvé dans le foie de l'homme, dans celui des cochons, et dans beaucoup d'organes chez d'autres animaux. On les regarde comme autant d'espèces appartenant à des genres différents.

709. D'après M. Bremser, les principales espèces 'de vers intestinaux observés chez l'homme sont au nombre de douze : on en a reconnu cinq dans le canal digestif, et sept autres dans les diverses parties du corps. Nous allons les indiquer d'une manière générale , savoir : 1'' le trichocéphale , ou ascaride à tête en fil, improprement appelé triehuride; il n'a que deux

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I pouces de long au plus; on Ta observé dans le premier des

! gros intestins; S"" Y oxyure, vulgairement ascaride vermicu^

i laire , qui n*a que cinq à six lignes; il se développe plus fré-

I quemment dans les enfants , chez lesquels il produit beaucoup

I de démangeaison vers la partie où se termine le gros intestin ;

5<* Vascaride lombrieoïde ou lombrical, qui atteint quelquefois

à un pied et plus de longueur ; il n'a pas les extrémités en

pointe, il offre des deux c6tés du corps un sillon longitudinal :

ces trois vers sont arrondis ; les deux suivants sont aplatis, et

on les désigne sous le nom de tœnias ou vers solUaires ; 4« le

botriocéphale ou iœnia large , qui est très-plat et qui atteint

jusqu'à vingt pieds de longueur; ses anneaux sont plus larges

que longs; S» le i€enia solium ou ctieurbitain, à articulations]^à

peu près carrées qui offrent des pores alternativement d*un

bord à Tautre. Les autres vers qui n*ont pas été observés dans

le canal intestinal sont : 6* le dragonneau (707), autrement dit

le ver de Médine, ou la filaire de Guinée; V Yhamulaire, oIh

serve dans les bronches; S"" le strongie géant, dans les reins ;

9^ la douve ou distome du foie et de la vésicule du fiel; 10"^ la

linguatule ou poîystome de la graisse; 11"* le cysticerque ou

hydatide du tissu cellulaire ; 12'' enûnYéchinoceoque , qu*on a

aussi nommé polycéphale, parce que sur une même vésicule on

a cru observer plusieurs bouches garnies de crochets disposés

en cercles ; Tune des espèces a été trouvée dans le foie d*un

homme.

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