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DES POISSONS CARTILAGINEUX

4'autres. ^Ifous ces poissons ont de très-larges nageoires pectorales soutenues par des rayons articulés. Ces nageoires , dans quelques espèces, sont dix fois plus volumineuses que le reste du corps.'

994. Les raies ont une bouche large, garnie d'un grand nom- |)re de dents placées â côté les unes des autres, et dont la forme varié bieàiicoup. Ce qui les caractérise, c'est l'aplatissement considérable de leur corps, toujours étiolé en dessous, où sont lés feiîtès (lesbrahchiesVc'ést surtout l'énorme développement de leurs pleiiropes ou nageoires pectorales, garnies d'une trèsgrande quantité de rayons cartilagineux. Leurs yeux sont munis d'une sortie de pàîipière, et comme ces organes sont dirigés vers le ciel, leur piipifte, 6u lé trou iie leur prunelle, est le plus souvent' à, Dords frangés, susceptibles de se dilater et de se rétrécir. Elles s^accouplentréelleihent: lés œufs qu'on trouve dans IfeuV corpsV ou dans la mèr après la ponte, sont de forme allon- ^éè^, tàrrés, termiiiés aux quatre angles par de longs filaments 'cornés, dé nïêmé nature q\ie l'enveloppe générale : on désigne tulgafremeùt ces œufs'éous le nom impropre de' coussinets ou âe souris de^mer, 'On trouve ïes raie* dans toutes les mers : on ëri à ^ 'du* pôïds de pliis dé dix myriagrarnmés; elles vivent de cfefcés", dé coquillages et d'autres poissons. Leurs larges nageôirèis léiii* doniieiit la facilité' de se mouvoir, lé corps à plat, avec itaeVÎtësëè extrême. Wûsiéurs pàrai^^^ avoir la faculté d'éfoùWir' Ife pôlssô'ris t)ar une sorte dé cominotioii électrique, ilfin'dë'iyou'vôirs'ènéthparer plus facilement; telles sont,* entre autres', lè^'èstlècies appelées torpillés. Les raies sont un fort bon nikfi'gér, suttoto quand elles èôùt mortes depuis plusieurs jours! ' '^'&95. Les torpilles (l), qu'on iiomme aussi dans certains ports de'riier \Hrnoises6n dorMliouseàl^ oûile corps presque arrondi b\i ovàlaîtë, ef h'quèu'é grôs^, frès-côurte. Oii eiî trouve dans toutes les mers, mais principalement dans là Méditerranée et llàfdè le golfe ï^ersîquè. Leur grosseur vki*ié lieaucoup. il en est qttïï)èseht pïiis de deux myrîagrànlmés. 'La torpille est ïent'é, sô

(1) PI. I, fig. 12. a masse cérébrale antérieure; h masse médiane; e ceryelel; de cinquième. el. neuvième. paires. de nerfs ;./€a]>SttkeB et.lroas^br^nciiiauAi-ilf crrganes électriques.

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cache dans la vase pour épier les poissons et les engourdir lorsqu'ils viennent à passer à quelque distance. L'espèce d'appareil électrique, à l'aide duquel le poisson produit cet effet, est situé aux environs des branchies et enveloppé dans une forte membrane : c'est une agglomération de tuyaux plus ou moins anguleux , au nombre de plus de deux mille quatre cents , placés verticalement les uns à côté des autres. On ignore encore comment cet effet est produit, quoiqu'on se soit tout à fait assuré qu'il dépend de l'électricité , et que le fluide qu'il produit est de la même nature.

996. C'est parmi les squales que se rencontrent les plus gros poissons connus; car on en a observé du poids de deux cents myriagrammes. On leur donne ordinairement le nom de chiens de mer y de requins (PI. I, fig. 17); leur corps arrondi et terminé par une queue dont la longueur diminue insensiblement , peut servira les faire distinguer des raies, qui ont toujours la queue très-grêle. La plupart ont la peau rude, comme osseuse ; on s*en sert dans les arts pour polir les ouvrages de menuiserie et de tour; usée, polie et colorée, elle forme le chagrin et le galuchat dont on revêt les boites et les gaines. Mais ce dernier à gros grains osseux parait provenir d'une sorte de raie ou d'un rhi^ nobate. Presque tous ces poissons vivent dans les profondeurs des mers; ils ne viennent à la surface et près des côtes que pour chasser. On a donné le nom de marteau à une espèce dont la tête , fort large et portée en travers sur le corps, représente en effet une sorte de marteau. Un autre squale, qu'on observe dans presque toutes les mers, est remarquable par un museau plat, denté sur les côtés; on le nomme espadon^ vivelle ou poissonscie : sur un individu de quatre mètres de longueur, cette arme porte près de neuf décimètres. Les aodons sont, dit-on, des espèces de squales sans dents.

997. Quatre genres principaux de poissons, dont un seul est connu en France, appartiennent à la seconde sous-division, celle des GmsHOPNÉs, qui n'ont pas d'opercules (au moins bien visibles) aux branchies, mais des membranes branchiostégés souvent excessivement développées, et dont l'ouverture forme une simple fente sur les côtés du cou. Tous ont quatre nageoires paires; on les distingue d'après la position des ca-

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