‹ Eléments des sciences naturellesChapitre 23 sur 158 · LOIS GÉNÉRALES. ~< MOUVEMENT · texte numérisé non relu

LOIS GÉNÉRALES. ~< MOUVEMENT

l'argent qui laisse ses molécules s'étendre, s'aplatir sous le marteau; la ductilité de l'or, dont les particules, très-adhérentes entre elles, ne se séparent pas, se suivent, et peuvent être étendues en lames ou en fils très-déliés , à l'aide du marteau et des insti-uments propres à l'allonger en cylindre, ou à l'aplatir en feuilles. Nous ne croyons pas nécessaire d'étudier ici beaucoup d'autres circoustances qui sont de véritables propriétés distinctives , mais qui tiennent à des affinités chimiques, telles' que la fusibilité par l'action du feu et par le degré de chaleur qu'exige chaque métal; Yoxydabilitéy la facilité plus ou moins grande suivant laquelle les métaux s'unissent à l'oxygène, et , en sens contraire, celle selon laquelle les oxydes sont réduits à l'état métallique; leur volatilité , telle que celle du mercure et de l'arsenic qui s'élèvent en vapeur ; et par opposition la fixité du platine et de l'or. Ces propriétés et plusieurs autres seront expliquées quand nous en sentirons la nécessité.

38. Après avoir indiqué les phénomènes principaux que les corps présentent , sous le rapport de l'attraction et de l'étendue, nous allons considérer ceux du déplacement qu'ils peuvent recevoir ou produire, soit dans leut masse, soit dans leurs parties. Lorsque les corps palpables tombent sous nos sens, ils peuvent être et rester dans les mêmes rapports de situation avec les objets qui les entourent, et dans les mêmes points de l'espace ; on dit alors qu'ils sont en repos. S'ils viennent à changer de place, ce transport d'un lieu dans un autre se nomme le mouvement ; le corps est appelé mobile , et la propriété dont il jouit, la mobilité , c'est-à-dire la propriété de pouvoir être déplacé ou transporté d'un espace de lieu dans un autre, ou d'être mis en mouvement.

39. C'est une propriété inhérente aux corps de conserver le repos ou le mouvement; et de persévérer dans l'un ou l'autre de ces états , jusqu'à ce qu'une cause , une force , un agent extérieur les en tire. On désigne cette résistance ou plutôt cette indifférence à l'un ou à l'autre de ces états, sous le nom de force àHnertie. Elle est constamment relative à la masse du corps, ou à la quantité de matière qu'il renferme, sous un volume donné.

!20 LOIS GIINÉRALES. — MOL'VEMKNT.

40. Les principes ou les causes du mouvement résident dans tout ce qui rompt le repos. Ces causes sont très-variées; on les nomme forces motrices. Les principales sont dues, 1<» à la motililé (232) ou à l'action qu'exercent certains organes chez les animaux, en particulier celle de leurs muscles (647); 2* à la pesanteur, ou mieux au poids des corps lequel combat Timpénétrabilité et s'oppose à ce que deux corps distincts puissent occuper le même lieu à la fois ; 3* à la tendance des molécules pour l'agrégation et pour la combinaison ; 4" à l'élasticité, à la dilatabilité et aux phénomènes que produit l'action de la chaleur, de l'électricité, du magnétisme, etc.

Ai . Comme nous aurons rarement l'occasion d'appliquer les autres modifications du repos et du mouvement à l'étude de l'Histoire naturelle , nous ne nous étendrons pas davantage sur ce sujet. Ilnoussufiirad'indiqueret de définir quelques termes dont nous ferons usage. Tels sont la vitesse du mouvement, qui est le rapport entre la longueur de l'espace parcouru et la quantité de temps employé pour le parcourir ; Véquilibre du mouvement, lorsque l'action d'un corps qui se meut est tout à fait contre-balancée par celle d'un autre corps qui résiste, soit par sa masse, soit par une action opposée ; la chute des corps graves, ou l'action de tomber, dont la vitesse indique le poids de ces substances; le choc , ou ce qui a lieu entre deux corps qui se heurtent au moment où ils se rencontrent, et les vibrations ou les ébranlements alternatifs qui en résultent dans les corps élastiques, dont les molécules vont et viennent, et produisent ainsi le bruit ou le son , en se communiquant à l'air qui les environne. L'un des principaux phénomènes produit par le choc ou par le mouvement subit que l'on imprime à un corps actuellement en repos , c'est l'ébranlement qui se communique ainsi à ses molécules intégrantes, lesquelles tendent à revenir à leur état primitif d'inertie. Cet ébranlement nonseulement se communique intérieurement à toute la masse , mais aussi à la couche extérieure du milieu qui l'enveloppe. Quand ces mouvements de vibrations ou d'oscillation sont transmis par l'air à l'oreille (1215) ou à l'organe de l'ouïe, la sensation que l'on éprouve se nomme le bruit ou un son, lorsque les vacillations se prolongent d'une manière régulière dans un

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