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LOIS GÉNÉRALES. — ÉTENDUE

un volume appréciable. Le rapport qui existe eutre le volume et le poids, ou la proportion entre^le nombre ou la quantité de parties renfermées dans une étendue donnée de surface, est ce qu'on nomme la densité. Un corps a d'autant plus de densité , il est d'autant plus dense, que, relativement à un volume donné et indiqué d'eau distillée, par exemple, sa masse ou la somme totale des matières ou des parties qu'il renferme est plus considérable en poids (25) (99).

34. Comme les corps sont composés de molécules ou de petites portions qu'on peut séparer, on dit par cela môme qu'ils sont divisibles. Cette divisibilUé peut être portée à l'infini par la pensée : elle est opposée au pouvoir de la cohésion. Elle ne peut s'opérer que par l'effort de quelque agent extérieur qui tend à s'introduire dans la masse, ou qui y pénètre réellement. Quelques corps se laissent ainsi traverser par les liquides , par les gaz, par la chaleur, la lumière, l'électricité. On dit alors qu'ils sont perméables. Pour expliquer, dans certains cas, cette perméabilité, on est obligé de concevoir que dans le mode de l'attraction moléculaire, les particules intégrantes, rapprochées autant que possible, ont cependant laissé entre elles de certains pores ou interstices très-ténus, qui sont vides de la matière du corps; c'est ce que l'on nomme la porosité dont les modifications sont variées à l'infini. Ainsi le cristal est perméable à la lumière, à la chaleur; il ne l'est pour aucun liquide. L'or, le plomb se laissent pénétrer par le mercure, tandis que le fer est dans le cas opposé, et se laisse cependant pénétrer par l'étain.

55. Cette porosité, cette pénétrabilité des corps par certains agents, sert à expliquer comment ils deviennent et peuvent cesser d'être plus ou moins solides; comment ils augmentent de volume, ou occupent un plus grand espace, sans changer réellement de poids absolu , de sorte que la plupart des corps présentent en apparence plus de volume qu'ils n'en auraient réellement s'ils étaient comprimés. Le défaut de pression qui s'exerce à leur surface , ou l'introduction dans leur substance, de la matière de la chaleur, produit cet effet qu'on nomme dans certains cas, d'une manière générale, la dilalation{^0), et, dans quelques circonstances déterminées, comme pour les

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gaz» la raréfaction^ parce que sous un même voluDie, dani les fluides qui ont la forme de Tair, les molécules sont essentiellement plus rares ou moins nombreuses. On désigne en physique cette propriété ou cette manière d*ètre particulière des corps, sous le nom de dilatabUité.

56. L^effet opposé à la dilatation est la condeMation. C*est ainsi que, par le refroidissement, la plupart des corps prennent un moindre volume; que ceux qui ont été fondus ou ren« dus liquides par Faction de la chaleur, ou par celle de Teau, se retirent sur eux-mêmes, et éprouvent un retrait en devenant solides, ou en se desséchant; c*est encore ainsi qu'une masse de fer forgée ou écroule, c'est-à-dire battue à chaud ou à froid 9 diminue de grosseur et augmente de densité, quand elle a été comprimée. On donne en particulier le nom de compres-^ sibilité à cette propriété; c'est celle qu'acquièrent certains corps par l'action des forces extérieures. Ils diminuent de volume, et changent même de formes, mais sans rien perdre de leur poids. Tantôt ils restent allongés et étendus plus qu ils ne l'étaient avant l'action éprouvée, et on les nomme extensibles. Tantôt ils sont flexibles , ou ils cèdent plus ou moins à la puissance qui les courbe et les recourbe, et quand ils rétablissent leurs parties dans leur premier état, après la compression, l'extension ou la flexion, on dit alors qu'ils sont élastiques, ou qu'ils jouissent de Vélasiicilé.

37. C'est de cette diversité dans les modes de cohésion et des résultats qu'ils produisent, que l'on a emprunté quelques caractères pour indiquer les différences que nous présentent sous ce rapport certaines substances , et en particulier les métaux, comme nous allons en rappeler quelques exemples, tels ' que la fluidité du mercure, la mollesse du plomb, pour indiquer le peu de cohésion entre les molécules qui constituent sa masse ; la dureté du fer dont les surfaces ne se laissent pas facilement entamer, ce qui annonce leur résistance à la séparation ; la ténacité du cuivre qui lui fait éprouver sans se rompre beaucoup d'efforts de pression, de tiraillements, d'allongements; la fragilité du bismuth, qui se brise en éclats par le choc; la friabilité de l'antimoine que l'on divise facilement en particules pulvérulentes à l'aide du pilon; la malléabilité de

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