‹ Eléments des sciences naturellesChapitre 47 sur 158 · TO CORPS INERTES. — MÉTAUX · texte numérisé non relu

TO CORPS INERTES. — MÉTAUX

dures de potassium , de mercure et les sels qui ont pour basé riode, comme les chlorates, les hydriodates, qui sont employée pour fondre ou faire dissoudre ceilaines tumeurs, et surtout celle qui se développe au cou , et que Ton nomme le goitre. — Quant au brome , c'est un principe chimique qui parait être le plus souvent uni au sel marin : il a beaucoup d'analogie avec le chlore. Il est liquide ; on l'a extrait comme l'iode des eaux mères des marais salants ou des eaux de la mer, dont on a fait évaporer la partie la plus liquide afin d'obtenir le sel de cuisine. La chimie, en l'isolant, l'ofTre sous la forme d'un liquide rouge-brun foncé , très-volatil, d'une odeur pénétrante. Il est encore peu connu, et on n'en a pas fait d'applications utiles jusqu'à ce jour : on sait que c'est un poison.

i26. Les métaux (77) semblent former une grande division parmi les corps simples et combustibles. Quoiqu'on ne les trouve pas tous naturellement dans leur état de pureté, on peut, à l'aide de divers procédés, les y ramener; et, ainsi réduits, ils offrent quelques caractères communs et distinctifs, tels qu'une sorte d'éclat qu'on nomme brillant métallique, qui dépend, à ce qu'il paraît, de leur opacité presque complète, et du rapprochement de leurs molécules. Cet éclat se manifeste dans tous les métaux cristallisés ou polis artificiellement. La plupart, excepté le mercure, sont solides à la température ordinaire de notre atmosphère, mais ils sont susceptibles d'être fondus ou rendus liquides par l'action de la chaleur, à des températures très-variées pour chacun d'eux ; tous sont susceptibles de cristalliser. Leur densité varie ainsi que leur ductilité, leur ténacité, etc. (37). Tous sont très-bons conducteurs du calorique et du fluide électrique. La plupart sont plus pesants que l'eau; ils offrent aussi des particularités propres à les faire distinguer les uns des autres, lorsqu'on étudie leur dureté, leur ténacité, leur texture et leur cassure lamelleuses, fibreuses, ou granuleuses, leur cristallisation, leur volatilité, leur sonorité, et surtout leurs diverses oxydabilités. Enfin on les distingue par la manière dont ils se comportent sous le marteau, entre les cylindres du laminoir, ou dans la traction qu'ils subissent quand on les fait passer à la filière. 127. Les métaux varient pour la couleur; il en est de jaunes.

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eomme For; de rouges, comme le cuivre; de différentes teintes blanches, comme dans l'argent, le mercure, l'étain, le bismuth; d'un blanc bleuâtre, comme le plomb, le zinc; d'un gris bleu, comme l'antimoine, le fer. L'odeur distingue aussi plusieurs des métaux. Cette odeur métallique fait aisément reconnaître, indépendamment du poids spécifique, les matières* de fer, do cuivre, de plomb, d'étain. Les métaux s'unissent à beaucoup de corps simples, comme nous l'avons déjà vu. Avec l'oxygène, ils s'oxydent. Ils s'unissent au chlore, à l'hydrogène, au soufre, au phosphore et prennent alors le nom de chlorure, d'hydrure, de sulfure, dephosphure, d'iodure, etc.^ Les métaux s'unissent entre eux en diverses proportions, et constituent ce qu'on nomme des alliages, La plupart des alliages servent à souder les métaux entre eux, parce qu'ils sont plus fusibles que chacun d'eux en particulier. Ainsi celui d'étain et de plomb est employé pour joindre les lames de ces métaux ensemble ou séparément. La tôle et le fer sont réunis par un alliage de cuivre et d'étain, qui est une sorte de laiton employé en limaille avec le borax. L'or est soudé avec l'argent, ainsi que le cuivre avec l'argent, et ce dernier avec un alliage d'argent et de cuivre. Tous ces alliages, employés dans ces circonstances, sont désignés sous le nom de soudures; et pour que les surfaces métalliques ne s'oxydent pas^en s'unissant facilement aux alliages, on ajoute ordinairement un peu de borax (194) que les artisans nomment alors improprement du flux. Le métal des caractères d'imprimerie, le métal blanc des timbres, des boutons, celui des robinets ou cannelles sont des alHages divers de plomb, d'antimoine, d'étain, de zinc, de cuivre, dont l'union change la dureté, la ductilité, la couleur, l'oxydabilité : l'alUage fusible dans l'eau bouillante est composé de bismuth huit, plomb cinq, et étain trois; il peut servir au clichage. On a désigné sous le nom particuher d'amalgames les combinaisons de mercure avec les autres métaux.

428. Les métaux s'offrent sous des états différents dans la nature. Les uns se rencontrent purs ou natifs, quelquefois cristallisés; alors ils jouissent de toutes leurs propriétés métalliques. Quelques-uns sont mélangés, alliés ou amalgamés avec d'autres métaux ; le plus souvent ils sont unis à un corps com-

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buslible non métallique, comme les sulfures, les liydrures, les carbures, les chlorures, etc. Souvent ils sont brûlés ou combinés avec l'oxygène, sous l'état d'oxydes ou d'acides; enfin il en est qui, étant déjà acidifiés, à ce qu'il parait, se sont encore unis à d'autres matières pour former des sels métalliques tantôt purs, tantôt mélangés ou combinés avec d'autres corpn.

129. Les métaux se rencontrent à la surface de la terre ou dans son intérieur. Quand le métal n'est pas pur, et s'il faut l'extraire d'une substance qui le contient, on nomme la masse un minerai. Les excavations que l'on pratique pour retirer ces minerais prennent le nom de mines au pluriel; car le mot mine au singulier a diverses autres acceptions. Il indique le plus souvent la matière dans laquelle on va chercher le métal que l'on a fintention d'exploiter. Ainsi la galène ou le sulfure^ qui contient beaucoup de plomb et peu d'argent, porte cependant le nom de mine d'argent. Le gile, le gisement ou le gisse^ ment des minerais a été désigné sous des noms différents, selon que la glèbe métallique offre telle ou telle disposition ( voyez PI. III.). Quand le minerai est placé par hts ou par bancs et en couches qui ont beaucoup d'étendue, mais peu d'épaisseur, on nomme ces veines qui se prolongent, des/i/on*, fig. 1 et 2. Ils semblent couper des montagnes , ou former avec leurs couches des inclinaisons variables. Quelquefois ces filons sont obliques, comme déviés, comme on le voit en ONF, où l'on a pratiqué des galeries, des chemins pour exploiter la mine par la route la plus courte. Quelquefois ces couches sont stratifiées, parallèles entre elles, droites, inclinées ou interrompues, comme repliées, rompues ou coudées en zigzags, fig. 2, 3, 4. Les mines en rognons, fig. 5, sont des masses irrégulières disposées par tas dans les terrains, fig. 2. Certains minerais ont autour du métal, des matières qui varient, mais qui sont à peu près les mômes dans les localités semblables. Ces matières, que l'on néglige le plus ordinairement dans l'exploitation, s'appellent la gangue. On nomme encore ainsi la masse pierreuse, la roche dans laquelle un minéral précieux, rare ou bien cristallisé, se trouve comme engagé, ou les métaux avec lesquels il était combiné quand ceux-ci sont en excès sur ceux que l'on veut exploiter.

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