‹ Eléments des sciences naturellesChapitre 51 sur 158 · CORPS INERTES. ^ MÉTAUX. MERCURE · texte numérisé non relu

CORPS INERTES. ^ MÉTAUX. MERCURE

plus particulièrement pour faire de la monnaie, quicontieot également un dixième de cuivre , des bijoux , des ustensiles destinés à la préparation des aliments et des médicaments, des timbres qui rendent un son particulier. Gomme il est peu oxy* dable à Tair, etqu*il reçoit un très-beau poli, on en recouvre la surface du cuivre dont on fait des flambeaux et autres objets qu'on dit alors plaqués ou argentés. Cependant il est terni et noirci par les hydrosulfures. C'est l'effet qui se produit par les (Buls« etc. On l'unit presque toujours avec une petite quantité de cuivre qui lui donne la consistance et la roideur nécessaires pour être utile dans les arts. Ainsi l'argent employé pour fabriquer les flancs de nos monnaies, contient un dixième de cuivre, c'est ce qu'on nomme le titre. C'est un fil d'argent, doré et aplati , qui revêt la soie dans ce qu'on nomme les galons d'or, yn décigramme peut être tiré en un ôl de 150 mètres de' longueur. Un fil de ce métal ayant une ligne de diamètre, supporte un poids de plus de 90 livres. L'argent dissous dans l'eau-forte rend cet acide beaucoup plus caustique; et quand on fait éva-t porer cette dissolution, on obtient un sel très-corrosif dont les chirurgiens font usage pour détruire les chairs , sous le nom de pierre infernale, ou d'azotate d'argent fbndu. L'argent fulmi-< nant est de l'oxyde d'argent combiné avec de l'ammoniaque. Pour l'obtenir on verse de l'ammoniaque liquide dans une dis* solution d'azotate d'argent et un peu de potasse.

458*. Les trois autres métaux qui ne sont pas oxydables à l'air libre , et dont les oxydes se réduisent par l'effet d'une forte chaleur, ont été découverts par les chimistes en faisant des recherches sur le platine , métal avec lequel on les a trouvés alliés. Ou les a nommés pa//admm, rhodium et iridium* Ils n'existent dans ces alliages qu'en très-petite quantité, et jus» qu'ici on ne les a trouvés propres à aucun usage particulier. 11 en est & peu près de même de l'o^mt'um, qui est volatil au feu comme le métal suivant.

i39. Le mercure, qu'on a nommé aussi vif-argent, est une substance métallique qui , à la température dans laquelle nous vivons, est toujours sous la forme liquide, et dont les mole* cules sont si cohérentes, que les fragments, lorsqu'ils se divi-» sent , prennent de suite la forme globuleuse. Sa couleur est

CORPS IlfCRTES. — MÉTAUX. «BBCUBI. 1$

blanche, trè&ferillante ; son poids est quatorze foi» plus coBsi* dérable que cdui d'un parail volume d'eau ; il se change en va» peurs & la chaleur d'une bougie, et ne pi^end la forme solide et cristalUsée que par l'etfet d'un froid excessif de quarante degrés sous zéro. 6a fluidité est si grande, qu'on peut le faim passer en ^c^les au travers des tissus, même les plus serrés» comme la peau de chamois. C'est un moyen de le purifier oa d'en séparer les corps qu'il ne dissout pa^:. On le tiYmvesous divers états , pur ou natif; amalgamé avec l'argent; oxydé et combiné avec le soufre, formant, dans ce dernier cas, le cinahrê et le vermillon. Ces mines de sulfure de mercure sont très-faciles à réduire, parce que ce métal se volatilise par une sorte de distillation, et qu'il abandonne facilement à d'autnes substances combustibles le soufre qui les minéraliâe. On ex* ploite ce minerai à Idria, près de Trieste, à Almaden en Bs* pagne, dans le Palatinat, au Pérou. Pour obtenir le mereure de ces sulfures, on le mêle avec de la craie ou avec des mor* ceaux de fer, en les exposant sur le feu dans une cornue de fer ; >le soufre se combine avec le fer ou la chaux ; l'acide carbonique s'^h^pe sous forme de gaz, parce qu'on reçoit les ppoduitv dans de l'eau où la vapeur du mercure se condense, C*est um véritable sublimation ou distillation.

140. On se sert beaucoup de ce métal en physique , en cbi** mie et dansjes arts, en ramalgamantavec l'or* l'argent, l'étain, tantôt pour dorer, argenter, tantôt pour dissoudre l'or etraf-gent et les enlever aux surfaces sur lesquelles ces métaux avaient été appliqués; il sert aussi, uniiTélain, pour reoouvrir le verre dont on Mi des miroirs; et combiné à certains acides pouf teindre des étoffes, feutrer le poil des chapeaux. On l'enferme dans des tubes de verre pour en faire des baromètres et des thermomètres, c'est-à-dire pour apprécier et reconnaître, par les changements que ce métal éprouve, comme fluide liquide, la pesanteur et la chaleur de l'air, etc. Les chimistes s'en servent dans les recherches pneumatiques, ou dans celles qu'ils font sur les gaz, pour les recevoir, les transvaser, les analyser* L'appareil qu'on nomme kydrargyro'pneumalique, est une cuve de fonte ou de marbre, remplie de mercure , et disposée de manière à permetire lei opérations eudiométriques, jU m^^v-

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