MESURE DE LA PCISSANCE ELECTRIQUE
écrire
P = M watts,
k étant une constante représentant le nombre de watts qui correspond à une division de l'échelle.
Cette constante est la môme que celle de la formule semblable convenant au cas de la mesure de la puissance des courantscontinus, ainsi qu'on peut s'en assurer en reprenant le mode de raisonnement précédent dans cette dernière hypothèse plus simple. Elle peut donc être déterminée en raccordant le wattmètre à un circuit d'étalonnage parcouru par un courant continu de I ampères, mesuré à l'aide d'un ampèremètre, sous une tension de V volts, évaluée au moyen d'un voltmètre. D étant la lecture ainsi relevée au micromètre de torsion,
On peut varier la sensibilité d'un wattmètre en changeant la valeur de la résistance additionnelle de son circuit dérivé : si la constante de l'appareil est k lorsque la résistance totale de ce circuit est R, elle devient
k jj- avec une résistance R'.
II est important de ne pas perdre de vue que les conclusions auxquelles nous sommes arrivés, relativement à l'emploi des wattmètres avec les courants alternatifs, sont subordonnées à la condition que l'intluence de la self-induction du circuit dérivé de ces appareils soit insensible. 11 faut, en conséquence, que l'enroule-
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ment mobile ne comporte qu'un petit nombre de spires et (jue l'intensité dn courant qui y circule soit réduite, autant que possible, par la présence d'une forte résistance additionnelle, laquelle doit être non, inductivc.
On s'expose à commettre des erreurs qui peuvent être considérables, en se servant, avec les courants alternatifs, do waltmètres gradués à l'aide de courants continus, dont l'enroulement mobile développe des forces électromottices de self-induction sensibles. En influant sur l'intensité du courant dérivé i' et en occasionnant un retard de phase de celui-ci sur la diflérence de potentiel v, ces forces électromotrices altèrent le rapport des valeurs moyennes des produits ti' et l'i, dont la première détermine l'indication des waltmètres et dont la seconde est l'expression de ia puissance moyenne P cherchée.
En ce qui concerne renroulemenl fixe des wattmètres, constitué par quelques spires de gros fil, sa self-induc- 'tion, de même que sa résistance, est généralement trop faible pour modifier d'une manière appréciable les conditions de fonctionnement du circuit dans lequel il est introduit. Cette self-induction ne peut d'ailleurs pas fausser les lectures, le courant i ayant nécessairement les mêmes intensité et phase sur tout son parcours.
On construit des wattmètres à lecture direcle, ne comportant pas de manipulations du genre de celles que nécessitent les appareils ordinaires dont il faut ramener l'enroulement mobile dans une position déterminée en agissant sur l'organe qui développe le couple directeur. Leur enroulement mobile, oscillant entre pointes, est rappelé par des ressorts en spirale qui
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