MESURE DE LA PUISSANCE ELECTRIQUE
c'est-à-dire
P = ^ (V"^^ - V^^ - \',^) watts.
Si la résistance r est inconnue, il suffît de mesurer en outre, à l'aide d'un ampèremètre, l'intensité efficace du
courant : r = -j-^-
La seconde méthode estime modification de In pri5-
cédente, proposée par M. Fleming et connue sous le nom de méthode des trois ampèremètres {fig. 62).
La résistance non inductivc est mise en dérivation par rapport à l'appareil étudié et trois ampèremètres indiquent les intensités efficaces, Lu, l'eit, T'cb ampères, du courant dans l'appareil, du courant dans la résistance auxiliaire et du courant total, i, i, i" et v étant, à un moment quelconque, les valeurs instantanées des trois courants et de la différence de potentiel agissante,
Il s'ensuit que
on tire de là, en considérant les valeurs moyennes des expressions,
P 1= ^ (I".^ — U^ — IV) watts.
n faut donc, cette fois, multiplier par la moitié du nombre d'ohms que comporte la résistance auxiliaire la différence entre le carré de l'ampi?rage efficace total et la somme des carrés desampérages efficaces dans tes deux branches dérivées du circuit d'essai.
Veiï volts étant l'indication d'un voltmètre raccordé aux extrémités communes de celles-ci, on a d'ailleurs
Si le régime des courants est suffisamment constant, on peut remplacer les trois ampèremètres par des interrupteurs et se servir du même instrument pour mesurer toutes les intensités, en le dérivant successivement sur chacune des clefs, ensuite ouverte.
L'exactitude des méthodes de mesure de la puissance moyenne des courants alternatifs imaginées par MM, Ayrton et Sumpner et M. Fleming laisse à désirer quand la somme des carrés des deux voltages ou courants efficaces partiels diffère peu du carr6 du voltage ou courant efficace total, car les erreurs commises dans l'estimation des voltages ou courants, se reportant sur la différence, peuvent alors fausser fortement le résultat calculé par les formules indiquées. Lors-
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qu'on utilise le même voltmètre ou ampèremèlre pour faire les trois lectures, on se place dans les meilleures conditions d'expérience en rtlglant la résistance auxiliaire uon-inductive r de manière à égaliser autant que possible les deux différences de potentiel ou intensités de courant efficaces partielles.
A Emploi des wattmètrâs. Cas des courants alternatifs simples. — C'est l'emploi des watlmMres qui constitue le procédé le plus usité et le plus recommandable pour la détermination de la puissance électrique moyenne dans tes circuits parcourus par des courants périodiques. On peut y recourir que ces derniers soient ou ne soient pas décalés sur les différences de potentiel agissantes. On établit les connexions comme lorsqu'il s'agit de courants continus. Le courant absorbé par le récepteiir isolé ou l'iDstaliation réceptrice dont on s'occupe traverse l'enroulemeat fixe à gros fil du wattmètre, dont l'enroulement mobile à fil fin est raccordé, par l'intermédiaire d'une résistance additionnelle, aux extrémités du circuit d'utilisation.
Comme disposition et manipulation, la plupart des wattmètres sont semblables à l'électrodynamomèlre de Siemens. Les enroulements, orientés en croix quand ils sont inactifs, tendent k se tourner parallèlement lorsqu'ils sont le siège de courants. Un ressort directeur est attaché par un bout U l'enroulement mobile et par l'aulre extrémité à un micromètre de torsion permettantde maintenir cet enroulement à angle droit avec l'enroulement fixe. V
Soient o volts, i et i" ampères les valeurs instantanées que présentent simultanément la différence de potentiel agissante, l'intensité du courant de service qui passe
dans l'enroulement fixe du waltmètre et l'intensité du courantdérivé dans l'enroulement mobile de ce dernier. Le couple électrodynamique exercé par l'enroulement fixe sur l'enroulement mobile dt'pend de la position relative de ces enroulements et du produit iî' des intensités des courants qui les traversent. Pour une position relativedéterminée, il varie proportionnel lementàce produit. Or, si l'effet de la self-induction du circuit dérivé de l'appareil de mesure est nt'gligeable, le courant i est en concordance de phase avec la différence de potentiel v,
et l'on a constamment ï =; -=71 R étant la résistance
totale de la dérivation comprenant l'enroulement mobile et son rhéostat additionnel. Dans ces conditions, le moment moyen du couple électrodynamique en jeu est donc proportionnel à la valeur moyenne du produit vi, c'est-à-dire à la puissance moyenne, P watts, avec laquelle l'énergie électrique est fourme au système qui fait l'objet des essais. La durée relativement longue de la période d'oscillation propre de l'enroulement mobile, comparée aux périodes des courants allernatifs industriels, ne permet pas à cet enroulement de suivre les impulsions rapides qu'il subit; on peut le maintenir en repos, dans sa position de repère, en équilibrant le couple électrodynamique moyen par une torsion du ressort directeur. Comme, dans les limites d'emploi des appareils, il y a proportionnalité entre l'angle de torsion et le couple de torsion qui en résulte, on voit que l'angle dont il faut tourner la tôte du micromètre pour atteindre le résultat ci-dessus est proportionnel à P, de sorte que, s'il comprend d divisions de la graduation en parties égales du cercle au-dessus duquel se déplace l'index du micromètre, on peut
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