MESDKE DE LA PUISSANCE ÉLECTRIQUE
Examinons, à présent, comment on peut déterminer la puissance électrique moyenne fournie aux circuits alimentés par des courants polyphasés.
Soit d'abord le cas de récepteurs desservis par des courants diphasés. Si des circuits indépendants sont réservés aux deux courants de phases différentes, il n'y
a qu'il ajouter les puissances moyennes relevées dans ces circuits considérés séparément comme des systèmes monophasés ordinaires. Quand les circuits des deux phases utilisent un fil de retour commun, la puissance moyenne totale s'obtient en additionnant les nombres . de watts renseignés par deux wattmètres dont les enroulements fixes sont intercalés, comme l'indique le schéma de la figure 65, dans les conducteurs d'alimentation distincts, tandis que les enroulements mobiles sont dérivés avec leurs résistances additionnelles entre ces derniers et le conducteurde retour commun. A-t-on afTaire à un système diphasé équilibré, c'est-à-dire dont les deux circuits constituants sont également chargés; il suffit évidemment de doubler la lecture correspondant à l'un de ceux-ci.
Cas des courants triphasés. — Oa peut évaluer séparément les puissances électriques moyennes consommées par les trois phases d'un récepteur triphasé pourvu de circuits reliés en étoile aux conducteurs qui les alimentent, en introduisant dans chacun de ces
conducteurs l'enroulement fixe d'un wattmètre dont l'enroulement mobile est dérivé, par l'intermédiaire de sa résistance additionnelle, entre le conducleur d'alimentation correspondant et le centre de l'étoile {fig. 66). La puissance moyenne totale fournie au récepteur est la somme des puissances indiquées par les trois instruments ; elle est le triple de la puissance accusée par l'un de ceux-ci, quand les circuits constituant les trois phases du récepteur sont identiques et fonctionnent dans les mêmes conditions.
Lorsque les circuits du récepteur sont montés en triangle entre les conducteurs alimentant celui-ci, il faut intercaler les enroulements fixes des wattmètres dans les côtés du triangle {fig. 67). Les enroulements
.;, Cookie
MESURE DE I,A PUISSANCE ÉLECTRIQUE t6i
mobiles des appareils doivent alors èlva dérivés, en série avec leurs résistances additioanelles, sur les bornes du récepteur qui limitent les phases dont les courants traversent les enroulements fixes correspondants. Addi-
tionnés, les nombres de watts ainsi relevés dans le diverses phases renfîeignent, comme daus le cas précédent, la puissance moyenne totale qu'absorbe le récepteur, et cette puissance peut encore être déterminée en triplant la lecture d'un des wattmètres si la constitution et les conditions de fonctionnement des trois circuits de réception sont identiques.
Voici une méthode générale, qui se prête à la mesure de la puissance électrique moyenne totale reçue par un récepteur triphasé quelconque. Indépendante du mode de groupement des trois phases réceptrices, elle n'exige pas, avec le montage en étoile, que le centre de celleci soit accessible, et, avec la disposition en triangle, qu'on puisse ouvrir les côtés de ce dernier.
Adoptons les notations ci-après pour représenter les
B ALTRHNATIFS. 11
valeurs instantanées simultanées des courants et des différences de potentiel à considérer suivant qu'il s'agit d'un récepteur en étoile ou d'un récepteur en triangle {,
il, i^, tj, intensités des courants aboutissant au récepteur et traversant, dans le premier cas, les branches de l'étoile ;
ii3, «23, I3,, intensités des courants circulant, dans le second cas, dans les côtés du triangle;
"lîi 1^231 ï-'ai' différences de potentiel appliquées aux trois bornes du récepteur ;
»',, w,j, f;,, différences de potentiel existant entre les extrémités et le centre de l'étoile.
Convenons de prendre comme sens positifs de ces courants et de ces différences de potentiel ceux figurés, sur les deux schémas ci-dessus, par les flftches qui accompagnent les symboles correspondants.
Remarquons que