MESURE DE LA PUISSANCE ELECTKIQDE
teur correspondant au premier chiffre de l'indice affectant le symbole y vers le conducteur correspondant au second chiffre de cet indice. Comme dans le cas d'un récepteur unique, l'expression de la puissance instantanée peut se mettre sous la forme
Or, si «',, v'.,, «3 sont, au moment considéré, les différences de potentiel entre les conducteurs d'alimentation et le centre de l'étoile constituée par les circuits à fil fin des wattmètres, et si l'on convient de regarder ces tensions comme positives quand elles sont orientées vers le centre de l'étoile, on a
Eu remplaçant Ug, etî;,o par ces valeurs et en remarquant que — t., — Î3 = î|, on trouve
Doù
P = somme des valeurs moyennes des produits ir\i,),
[v'.i,) et {v.i,]
■^ somme des puissances renseignéespar les trois wattmètros.
Reprenons encore l'expression
de la puissance instantanée cédée, par des courants électriques triphasés, à un récepteur ou à un groupe
dtAMtRE IX
de récepteurs. Substituons-y, une première fois,
— 'i — to à 13 et — î, — i'a à i.,, une seconde fois,
— "is — "23 à "31 fit — "53 — ^3t ^ ^12- 0" obtient, dans le premier cas,
et, dans le second cas.
Si l'on a affaire à un système triphasé éqqilibré, c'està-dire dont les trois phases, comportant des circuits d'utilisation identiques, fonctionnent dans les mâmes conditions, les valeurs moyennes des produits («inij) et (l'jii.,) sont égales par raison de symétrie, de sorte que
P — valeur moyenne du produit (r,ji,)
-|- valeur moyenne du produit ( — VJ,i^) ou {piji'i)
^^ valeur moyenne du produit (fjji'j)
-|- valeur moyenne du produit { — Wjifj) ou (pj, . — i,).
Cette double égalité suggère doux méthodes simples pour la mesure de la puissance moyenne totale P, applicables à tous les systèmes triphasés équilibrés.
i" L'enroulement fixe d'un wattmètre est intercalé dans un des trois conducteurs d'alimentation, auquel aboutit aussi l'une des extrémités du circuit dérivé de l'appareil (fig. 72). On fait deux lectures en raccordant successivement la seconde extrémité de ce circuit aux deux autres conducteurs d'alimentation. On ajoute les wattages relevés si les déviations de l'enroulement mobile se produisent dans le même sens; on retranche
UesORE bÈ LA PDISSANCE ilLECTRlQTIÉ lll
le plus faible wattage du plus grand, si elles soot de sens opposés.
2° L'enroulement fixe d'un wattmètre est dédoublé en deux sections égales dont chacune est insérée dans
un conducteur d'alimentation, les connexions étant établies de fai^on que les courants transmis par les conducteurs utilisés dans le même sens, par exemple vers les récepteurs desservis, parcourent les spires des deux sec-
tions de l'enroulement en sens inverses {/ig. 73). Le circuit comprenant l'enroulement mobile du wattmètre et sa résistance additionnelle est dérivé entre les deux conducteurs d'alimentation contenant les si^ctious de l'enroulement à gros fil. Si le wattmètre a été gradué au préalable de la manière ordinaire, c'est-à-dire avec les deux sections de l'enroulement fixe réunies en série,
le double du wattage qu'il renseigne représente la puissance moyenne totale cherchée.
Wattmètres multiples. — Afin de réduire la mesure à une seule lecture, on peut réunir en un môme instrument les enroulements des deux ou trois wattmètres dont l'emploi simultané est requis, dans plusieurs des méthodes indiquées ci-dessus, pour la détermination de la puissance moyenne totale dans les circuits polyphasés. Les divers enroulements à iîl tin que comporte l'instrument sont attachés à un axe de suspension commun, le long duquel sont répartis les enroulements fixes correspondants. L'équipage mobile est ainsi sollicité par un couple déviant constamment égal à la somme algébrique des couples électrodynamiques développés par les paires d'enroulements conjugués. Les enroulements à gros fil doivent être identiques entre eux, de même que tes enroulements mobiles et leurs résistances additionnelles. Les enroulements semblables juxtaposés sont orientés à angle droit eu vue d'éviter, autant que possible, que les wattmètres élémentaires ne s'influencent mutuellement.
On peut étalonner un wattmètre multiple en intercalant les enroulements lixes en série dans un circuit parcouru par un courant continu de 1 ampères et en raccordant les enroulements mobiles, suivis de leurs résistances additionnelles, en dérivation à deux points de ce circuit entre lesquels existe un voltage de V volts. n étant le nombre de couples d'enroulements en jeu, la déviation marquée par l'index de l'instrument vaut )tVl watts.
Si le régime des courants est suffisamment constant, on peut dans les essais se contenter d'un seul wattmètre