MESDRG DE LA PUISSANCE ELECTRIQUE
s'obtient en introduisant le gros Bl d'un wattmètre dans le conducteur alimentant le récepteur par la borne 2 et en reliant le circuit dérivé de l'instrument aux bornes 2 et 1 {/iff. 70).
Il résulte des conventions ci-dessus relatives aux sens positifs des différences de potentiel et des courants que,
si l'on considère l'un quelconque des produits v-^^ij et «^,i,j, ses valeurs instantanées sont positives lorsque, par rapport à !a borne 1 du récepteur, la différence de potentiel et le courant que représentent ses deux termes sont de même sens et négatives quand les deux grandeurs ont des sens contraires. Suivant le décalage relatif des phases de cette différence de potentiel et de ce courant, lavaleurmoyennodu produit peut donc ôtre positive ou négative. Si les valeurs moyennes des deux produits sont positives, il faut, pour obtenir la puissance moyenne totale P cherchée, ajouter les indications des deux wattmètres ; si la valeur moyenne d'un des produits est négative, ce qui arrive, entre autres, avec les moteurs triphasés qui fonctionnent sous de
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faibles charges, il convient, au contraire, de retrancher l'indication du wattmètre correspondant de celle de l'autre appareil. On conçoit d'ailleurs qu'il n'eat pas possible que les valeurs moyennes des deux produits soient simultanément négatives, car le récepteur restituerait alors au circuit qui l'alimente plus d'énergie qu'il n'en reçoit. Selon que le produit moyen est positif ou négatif, le wattmètre qui sert à l'évaluer dévie dans un sens ou dans l'autre; pour permettre la lecture dans les deux cas, on munit le circuit dérivé de l'instrument d'un commutateur donnant le moyen de renverser le sens du courant dans l'enroulement mobile.
En opérant comme suit, on évitera toute incertitude quant à la question de savoir s'il y a lieu d'additionner les wattages correspondant aux lectures des deux wattmètres ou de soustraire l'un de l'autre.
Notons d'abord qu'on peut choisir deux quelconques des conducteurs alimentant le récepteur pour y introduire les enroulements fixes des wattmètres, dont les circuits dérivés doivent avoir leur extrémité commune sur le conducteur d'alimentation non utilisé.
Après avoir installé définitivement un des wattmètres, on intercalera provisoirement le gros fil du second appareil dans le conducteur d'alimentation dont on s'est déjà servi pour le premier, et l'on raccordera son circuit dérivé aux bornes du récepteur auxquelles est attachée la dérivation de l'autre instrument. On fermera les commutateurs-inverseurs sur les contacts pour lesquels les enroulements mobiles des deux appareils ainsi placés dans des conditions identiques de fonctionnement devient dans un môme sens, dans le sens convenant aux Icctuçes par exemple. Laissant en place
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celle dfis extrémités du circuit dérivé du second wattmètre qui n'aboutit pas au conducteur d'alimentation contenant les enroulements fixes, on transportera ensuite le gros fil de cet appareil dans le conducteur d'alimentation relié à la troisième borne du récepteur, en ayant soin de veiller à ce que le bout du fil qui, dans la première position, était le plus voisin du récepteur le soit encore dans la nouvelle position. Il ne restera plus alors qu'à reporter à côté de l'enroulement fixe qu'on vient de déplacer l'extrémité du circuit dérivé correspondant, encore reliée au conducteur d'alimentation qui contenait primitivement cet enroulement.
Les deux wattmètres étant connectés au récepteur de la manière indiquée, il faut, pour avoir la puissance moyenne totale cherchée, ajouter les wattages qu'ils renseignent lorsque leurs enroulements mobiles devient dans le même sens et, dans le cas contraire, retrancher le moindre wattage du plus grand. Avant chaque série d'observations, on commencera donc par amener les commutateurs-inverseurs sur les contacts déterminés par l'expérience préalable dont il vient d'être question, pour constater les sens relatifs des déviations accusées par les appareils; puis on tournera les leviers de manœuvre des commutateurs, si c'est nécessaire pour effectuer les lectures.
La méthode de mesure précédente, parfois désignée sous le nom de méthode des deux wattmètres, s' appliquant aussi bien au montage en étoile qu'au montage en triangle des récepteurs et tenant compte des puissances absorbées par les tronçons de fils de ligne attenants à ces derniers, lorsque les circuits dérivés des wattmètres sont attachés aux points qui limitent ces tron-
çons, se prêle à lu détermination do la puissance moyenne totale fournie à l'ensemble des circuits constituant tout ou partie d'une distribution triphasée quelconque.
Il en est de même du procédé suivant, qui comporte trois lectures.
Dans chacun des conducteurs alimentant le système soumis à l'essai est intercalé l'enroulement fixe d'un
wattmètre. Les enroulements mobiles des trois instruments sont, d'une part, raccordésaux conducteurs d'alimentation correspondants et, d'autre part, simplement connectés entre eux par l'intermédiaire de leurs résistances additionnelles IJig. 71). Dans ces conditions, la puissance moyenne totale à évaluer est égale à la somme, des nombres de watts relevés sur les trois wattmètres.
En effet, appelons i^, i.^, ij les courants instantanés transmis par les trois conducteurs de ligne et comptés positivement quand ils se dirigent vers les appareils d'utilisation, Cjj, %, ^ les différences de potentiel simultanées existant entre ces conducteurs et considérées comme positives lorsqu'elles agissent du conduc-