MESURE DE L ENERGIE ELECTRIQUE
deux paires d'enroulements en un appareil unique dont les organes mobiles commandent solidairement le totalisateur. Exemple : un compteur Ëlihu Thomson avec deux inducteurs et deux armatures calées sur l'arbre du disque-frein.
S'il s'agit de courants triphasés, que les circuits récepteurs soient groupés en étoiles ou en triangles, équilibrés ou non équilibrés, on peut, conformément aux indications données plus haut à propos des deux méthodes propres, dans tous les cas, à l'évaluation de la puissance électrique moyenne totale des courants considérés, intercaler dans chacun des trois conducteurs d'alimentation l'enroulement h gros lil d'un jouleraètre ordinaire et disposer les enroulements à fil fin des trois appareils, pourvus de leurs résistances additionnelles, en étoile entre ces conducteurs, ou bien insérer, dans deux des Qls de ligne seulement, les enroulements h gros fil de deux compteurs dont les enroulements à fil fin sont convenablement dérivés avec leurs résistances additionnelles entre ces fils et le troisième conducteur.
On substitue le plus souvent k ces groupes d'instruments simples des compteurs triples ou doubles équivalents.
Le joulemètre triphasé Siemens comporte trois wattmètres dont les connexions électriques avec les conducteurs d amenée des courants sont établies de la première manière. Les trois enroulements mobiles sont attachés, à Pintérieurdes bobines fixes correspondantes, à un môme axe horizontal, pivotant sur couteaux et muni d'une aiguille indicatrice dont l'inclinaison sur la verticale est fonction de la puissance moyenne totale à laquelle l'énergie électrique est cédée aux récep-
leurs desservis. Un mécanisme d'horlogerie abaisse jusqu'au contact d'un buttoir d'arrêt, à des intervalles régulièrement espacés, un levier courbe appuyé normalement par soQ bord supérieur contre la pointe de l'aiguille. Le profil de ce bord est tel que l'angle décrit par le levier entre l'extrémité de l'index et le
buttoir qui limite inférieurement ses excursions est proportionnel, dans chacune des positions de l'aigulUe, à la puissance moyenne totale que la position considérée représente. Le levier actionne, en s'abaissant, les rouages du totalisateur,
M. Aron munit le pendule accélérateur ou retardateur de son joulemètre pour courants triphasés de deux bobines à til fin oscillant chacune au-dessus d'une bobine fixe à gros fil et connecte, de la seconde manière, les deux groupes d'enroulements aux conducteurs d'alimentation [fig. 75).
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Étalonnage des compteurs. — Pour déduire l'énergie électrique transmise à une installation réceptrice, entre deux instants quelconques, des nombres indiqués, au commencement et à la fin de cet intervalle, par les aiguilles total isatrices du compteur sur les cercles divisés en dix parties égales devant lesquels elles tournent en avançant chacune d'une division pendant que l'aiguille immédiatement voisine à droite effectue une révolution complète, il faut multiplier la différence des deux nombres par la constante de l'instrument, qui représente le nombre de joules ou de watts-heures que vaut chacune des unités de cette différence. La constante k se détermine en mesurant périodiquement, tandis que le joulemètre fonctionne, la puissance électrique moyenne, maintenue aussi invariable que possible, qui est dépensée dans le circuit d'étalonnage auquel l'appareil est raccordé. P watts étant la moyenne des puissances relevées, D et D' les indications du lotalisiileur avant et après l'expérience d'une durée de t secondes, on a
A Pt ■ ,
Par suite de la lenteur du déplacement des aiguilles dntotalisateur, l'essai doit être prolongé assez longtemps, afin que la différence D' — D soit suffisamment grande pour ne pas être sensiblement influencée par les erreurs de lecture que comporte l'estimation de I) et D'. On peut accélérer l'étalonnage, quand un mécanisme réduisant la vitesse transmet à l'aiguille des unités le mouvement d'un mobile beaucoup plus rapide, en recherchant au préalable, par l'examen du système de transmission, le nombre de tours de ce mobile qui tait avancer i'ai-
guille susdite exactement d'une division sur son cercle
gradué. Il suffit alors de noter le temps /' que le mobile
considéré requiert pour effectuer n fois ce nombre de
tours et la valeur moyenne correspondante P de la
Pi' puissance électrique moyenne : A ^ -■
Si certaines pièces constituantes peuvent devenir, par induction électromagnétique, le siège de courants de Foucault perturbateurs, ou si les etïets de la selfinduction des enroulements à fil fin, affaiblis par la présence des résistances additionnelles mises à la suite de ces derniers, sont encore appréciables, il convient, pour déterminer les constantes des joulemètres, d'opérer avec des courants alternatifs de môme fréquence et, si possible, de même nature que ceux mis en œuvre dans les installations que les instruments à étalonner sont appelés à contrôler.