‹ Éléments et théorie de l'architecture; cours professé à l'Ecole nationale et spéciale des beaux-artsChapitre 25 sur 82 · CHAPITRE III LES ÉDIFICES D'ENSEIQNEMENT SUPÉRIEUR · texte numérisé non relu

CHAPITRE III LES ÉDIFICES D'ENSEIQNEMENT SUPÉRIEUR

SOMMAIRE. — Conception moderne de l'enseignement supérieur. — Salles de cours : composition différente suivant la nature de l'enseignement, le nombre des auditeurs, etc. — Amphithéâtres demi-circulaires — rectangulaires. — Emplacement, accès. — Pente des gradins. — Programmes spéciaux. — Éclairage.

Avec l'enseignement supérieur, les programmes deviennent beaucoup plus spéciaux, surtout pour les études scientifiques. Ici, entre l'architecte et le professeur, la collaboration est inévitable et indispensable. C'est que le programme est souvent personnel : un savant, qui est ou qui se croit une lumière, ne pourra enseigner comme il le veut que dans des conditions déterminées par lui-même; le local d'enseignement sera entre les mains d'un Claude Bernard ou d'un Pasteur un instrument, et cet instrument, il le veut à son goût et à son idée.

Aussi arrive-t-il généralement que, après un professeur, son successeur trouve et déclare absurde tout ce qu'il a fait faire, et travaille à le faire transformer sinon détruire. Ce sont là querelles de savants, dont nous n'avons pas à nous occuper. Mais nous devons tâcher de savoir du moins les vérités générales et généralement acceptées qui régissent les compositions d'édifices destinés à l'enseignement supérieur, en nous rappelant

que là surtout l'architecte doit demander des programmes précis. L'architecte a pour mission, en effet, l'exécution loyale des programmes; mais à chacun sa responsabilité : si l'exécution du programme est défectueuse, la faute est à l'architecte; mais si c'est le programme qui est insensé, ainsi que les savants le disent volontiers lorsque c'est un autre savant qui l'a établi, la responsabilité doit en incomber à l'auteur du programme et non à l'exécutant.

Il est d'ailleurs juste de constater que la science va toujours se spécialisant et se subdivisant. Jadis, dans nos grands établissements d'enseignement supérieur, on avait par exemple un amphithéâtre pour les cours de physique, chimie, minéralogie, etc. Aujourd'hui, et provisoirement peut-être, il y a la chimie organique, la chimie inorganique, la chimie industrielle, etc., etc., et chacune de ces branches a besoin d'un instrument de démonstration différent. Dans l'histoire naturelle, c'est bien autre chose encore; et ainsi du reste. De cette subdivision de l'enseignement, il résulte nécessairement une variété infinie des programmes. Je ne pourrai les suivre dans tous leurs détails, ce serait fastidieux et sans utiHté. Lorsque vous serez en présence d'un programme bien spécial, vous l'étudierez spécialement : cherchons quant à présent les régies logiques et générales qui devront présider pour vous à ces recherches spéciales.

Au point de vue du programme général, la conception d'édifices distincts pour chaque Faculté, ou si vous le préférez pour chaque collectivité d'enseignement, se substitue de plus en plus aux anciens errements qui admettaient volontiers un Palais des Facultés. Cela existe encore chez nous pour la Sorbonne où cohabitent la Faculté des Lettres et celle des Sciences ; mais en pratique, et la déclivité du terrain y aidant, ce sont en réalité presque deux édifices dans un même ensemble. Il faut bien

LES ÉDIFICES d'kNSEIGNEMEKT SUPÉRIEUR 2$}

concevoir en effet que, entre ces enseignements, il n'y a pas d'analogies, et qu'ils ne se prêtent ni aux pendants ni aux symétries. A Paris même, vous voyez la Faculté de médecine, celle de droit, installées dans des édifices spéciaux ; chacun peut alors satisfaire à son programme particulier, et ce ne sont pas les mêmes étudiants qui les fréquentent. Et il est de plus en plus permis de prévoir que pour une même Faculté il y aura sans doute dans l'avenir des lieux d'étude différents suivant la nature de l'enseignement. C'est ainsi que déjà, pour notre Faculté de médecine de Paris, sans parler de l'enseignement dans les hôpitaux, vous voyez l'École de médecine proprement dite, l'École pratique, et l'École de physique, chimie et histoire naturelle. Mais revenons aux éléments de ces édifices.

De même que dans l'école ou le lycée nous avons d'abord étudié la classe, ici nous devrons étudier d'abord la salle de cours ou amphithéâtre.

Peut-être n'existe-t-il pas de programme qui exige autant que celui-là une réaction vigoureuse contre de très fâcheux errements d'école. Encore aujourd'hui, vous projetez une salle de cours, soit demi-circulaire, soit rectangulaire, sans savoir pourquoi, pour varier, ou parce que, dites-vous, cela tait bien en plan ! Que cette salle de cours soit destinée à des leçons littéraires, aux sciences mathématiques ou à des cours de physique ou chimie, peu vous importe, ce n'est pas cela qui déterminera la forme que vous lui donnerez. Très souvent, vous engagez ces salles de cours au milieu de bâtiments sans relations réciproques, loin des services avec lesquels elles devraient avoir des rapports de tout instant. Vous poursuivez une autre idée, celle de ce que vous appelez un beau plan.

Or, dites-vous bien que s'il y a des salles de cours qui sont

demi- circulaires, d'autres qui sont rectangulaires, c'est qu'il y a pour cela des raisons, et des raisons tirées de la nature même de l'enseignement qui s'y donne. Dites-vous bien qu'une salle de cours a besoin de lumière et d'air, qu'il faut que tout y soit vu par tous; que le professeur voie ses auditeurs, que les auditeurs voient et entendent le professeur; que les uns et les autres voient le tableau, les cartes de géographie, les expériences; que le professeur puisse lire ses notes, les auditeurs écrire et parfois dessiner; que lors même qu'il n'y aurait eu dans une salle que quelques personnes pendant une ou plusieurs séances, il faut renouveler l'air ; que c'est bien plus nécessaire encore si la leçon comporte des exhibitions de cadavres ou des expériences parfois nauséabondes et même malsaines. En un mot qu'une salle de cours est faite pour satisfaire à son programme, et non pour motiver une courbe gracieuse — sur le papier — au fond d'un plan.

La vérité, vous dis-je, la vérité !

Quelle que soit la destination d'une salle de cours, qu'elle soit littéraire ou scientifique, il y a donc toujours un même but à poursuivre : il faut que les auditeurs entendent et voient le mieux possible, il faut que le professeur puisse se faire entendre et voir avec le minimum de fatigue. Aussi faut-il qu'une salle de cours ne soit pas plus grande qu'il n'est nécessaire, et lorsque le nombre d'auditeurs est fixé, les dimensions de la salle sont fixées par cela même. On peut compter, pour un avant-projet, que la surface des salles de cours peut être calculée d'après les bases minima suivantes : deux auditeurs et demi par mètre superficiel pour les cours purement oraux, lettres, histoire, etc., soit cinq pour deux mètres superficiels; et deux auditeurs par mètre pour les cours scientifiques. Cela ne veut pas dire que

LES ÉDIFICES D ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR 2)5

deux auditeurs occupent un mètre, car dans cette évaluation sont compris les espaces pris par les passages, l'estrade du professeur, etc. Ces évaluations, je le répète, sont des minima. Suffisantes si l'amphithéâtre est destiné à des cours nombreux, elles ne le seraient plus pour un petit nombre d'auditeurs. C'est toujours le cas des frais généraux qui sont d'autant moins élevés proportionnellement qu'ils portent sur un plus vaste ensemble. Seul donc un plan précis vous permettra de vous rendre exactement compte des dimensions nécessaires, mais ces données préparatoires sont suffisantes tant que vous en êtes à préparer la composition générale.

Vous voyez d'ailleurs par là combien on exagère lorsqu'on parle à tout propos d'amphithéâtre pour i.ooo ou 1.500 personnes, c'est-à-dire 500 ou 750 métrés superficiels, en moyenne l'équivalent d'un carré de 25 mètres de côté. Sans doute, exceptionnellement, l'homme peut se faire entendre dans une plus grande salle. Mais pour un cours dont les séances sont fréquentes et longues, les dimensions ont des limites, celles de la possibilité d'audition, et celles de la fatigue du professeur. Kt puis, y a-t-il donc beaucoup de cours qui réunissent i.ooo étudiants ?

Évitez donc les salles de cours inutilement grandes, ne dépassez pas les limites de l'audition et de la vue, ni celles de l'émission de la voix. Je vous disais l'an dernier, en parlant des proportions, combien sont disproportionnés ces plans où la largeur d'une cour d'honneur est la largeur même d'un amphithéâtre : vous voyez aujourd'hui la démonstration de cette vérité.

Quant à la forme à donner à une salle de cours, elle dépendra de bien des choses, et il n'y a pas ici de règle simple à formuler. Pour déterminer cette forme, il faudra tenir compte de la nature de l'enseignement, du nombre d'auditeurs, de la grandeur

effective des nécessités d'éclairage et d'aération, des relations avec les services voisins.

Pendant longtemps, on n'a compris l'amphithéâtre que sous forme de demi-cercle. Les architectes, frappés de la beauté des théâtres antiques et désireux de se mesurer avec ce bel élément de composition, adoptèrent cette forme avec d'autant plus d'empressement qu'elle était parfaitement logique lorsque l'enseignement était avant tout dans la parole. C'était le temps des cours restés célèbres de Guizot, de Villemain, de Cousin. Voulez-vous la démonstration de cette logique ? Voyez ce qui se passe lorsqu'un orateur en plein vent débite ses discours sur une place publique : son auditoire émerveillé fait cercle autour de lui, ou plus exactement fait un demi-cercle un peu allongé; on voudrait être en face, mais si les places de face sont prises, plutôt que d'être trop loin on se met sur l'un des côtés, et la forme demi-circulaire se réalise d'elle-même, sans que rien la trace ni l'impose.

Le plan en demi-cercle fut donc longtemps le plan unique des amphithéâtres ; tellement que si vous entrez un jour au grand amphithéâtre du Muséum d'histoire naturelle, vous voyez du dehors un édifice carré : la porte franchie, c'est un demi-cercle : exemple frappant de ces mensonges artistiques que j'ai recommandés à toute votre aversion. Voyez-le cet amphithéâtre, non comme modèle à coup sûr, mais comme curiosité : je dirais presque comme les jeunes Spartiates regardaient les ilotes ivres pour se préserver de l'ivresse.

La forme demi-circulaire reste la plus convenable dans un grand nombre de cas. Je ne puis vous les citer tous sans omissions, mais je chercherai du moins à vous montrer les raisons qui, suivant le programme à satisfaire, devront vous faire adopter ou rejeter cette forme. J'ai d'ailleurs eu soin de contrô-

LES ÉDIFICES d'eNSEIGNEMENT SUPÉRIEUR 2)7

1er mes appréciations par celles, très autorisées, de M. Nénot qui a eu plus que personne à étudier les besoins de l'enseignement supérieur, et qui a bien voulu me livrer pour vous tous les secrets de ses études. Et pour vous permettre de saisir ce qui va suivre, je vous montrerai tout d'abord, à une échelle malheureusement trop réduite, les plans des deux principaux étages de la Nouvelle Sorbonne (fig. 669).

La salle demi-circulaire ne convient — cela n'a guère besoin de démonstration — que pour un public déjà assez nombreux. Lorsque l'enseignement s'adresse à cinquante ou même à cent auditeurs, quelque transcendant qu'il puisse être, la salle de cours est toujours la classe que nous avons vue dans l'école et le lycée.

Quelle est en effet la justification de la forme demi-circulaire? Elle a certes beaucoup d'inconvénients, construction compliquée, difficultés d'éclairage et de plafonds, disposition difficile dans un plan d'ensemble, accès souvent difficiles aussi; mais elle réalise ce problème : grouper à portée d'un orateur un grand nombre d'auditeurs, avec le minimum possible de distance de l'un aux autres. Supposez en effet 500 personnes groupées en demi-cercle, à raison de 2 par mètre. Si nous supposons le demi-cercle pur, son rayon sera :

Soo

Si nous supposons au contraire une salle rectangulaire en longueur, telle que la nef d'une église, et si nous donnons à cette salle 10 mètres de largeur, il lui faudra 25 mètres de

longueur.

Ainsi dans le premier cas (demi-cercle) les auditeurs les plus éloignés seront à 12 "^ 60 du professeur, dans le cas du rectangle de 10 mètres de largeur, ils en seraient à 25 mètres, un peu

ÉUmenis il Tbiorit de l'Arcbitecturt. — II. J7

Fig. 669. — La Nouvelle Sorbonne. Plan du rez-de-chaussée.

La Nouvelle Sorbonne Plan du premier étage.

.. ..phUbéitres. - ., salles de cours e, de co^rençes - ■•-f^l^rco^sV^ïi^Îr - 1;^^:! ^""hlX::

3, laboratoires. - 4, bibllothèqaes. - S, salles de baccalauréat. - S, '/'Jf„tï'°l"''",,„ je conférences. - 10, bibliothèques.

t 6, grand escalier. - 7, vestibule. - 8, admm.strauon et - l'^''}^^''^^J^l^lfl\Xi"Z,xoir^. - h. collections,

personnel. — 9, salles des autorités. " > '

LES ÉDIFICES d'eNSEIGNEMENT SUPÉRIEUR 259

plus mcme, à la diagonale. J'ai pris pour exemple une salle de 10 mètres, qui serait très étroite, mais, comme toujours, j'ai un peu exagéré afin d'être mieux saisi.

Donc, première conclusion : la salle demi-circulaire ne convient que pour des auditoires assez nombreux. Vous ne vous figurez certainement pas une salle de cette forme ayant moins de 10 mètres de diamètre : celle-ci contiendrait environ 150 personnes. Pour 100 auditeurs, cela en vaudrait-il la peine? A moins de nécessités spéciales j'en doute, car pour ces 100 personnes il faut 50 mètres superficiels, et une salle de 50 mètres superficiels, c'est-à-dire l'équivalent de 7 mètres au carré, ne saurait, en forme rectangulaire, exposer à aucun mécompte ni pour la vue ni pour l'audition.

Je dirai même que, si la nature de l'enseignement exige une disposition conique des gradins, et si la salle est d'ailleurs petite, il vaut mieux encore disposer ainsi les gradins dans une salle carrée ou rectangulaire : s'il y a ainsi un peu de place perdue dans les angles, la construction est tellement plus simple, les accès et l'éclairage tellement plus faciles, que ce très petit inconvénient disparaît devant l'avantage des résultats obtenus. C'est ainsi que, dane l'antiquité même, tandis que vous voyez le grand théâtre de Pompéi (fig. 670) établi dans un monument demi-circulaire, le petit théâtre (fig. 671) a ses gradins disposés en cône dans une salle presque rectangulaire.

Voilà pour le nombre. Maintenant, quels seront les éléments de destination qui justifieront la disposition demi-circulaire? Vue ou audition, ils se traduisent d'un mot : la convergence.

Ainsi, cette forme sera excellente pour l'enseignement littéraire — toujours à condition que l'auditoire soit nombreux. Là, en effet, il s'agit d'écouter un orateur, rien de plus; et par littérature, j'entends aussi bien le droit, l'érudition, etc.

Dans l'enseignement scientifique, elle sera nécessaire aussi lorsque les auditeurs sont aussi les spectateurs d'une expérience faite sur la table d'enseignement, lorsqu'il faut que les regards

Fig. 670. — Plan du grand théâtre de Pompéi.

convergent sur l'objet montré, car alors on obtient le minimum de distance visuelle pour les spectateurs les plus éloignés. Ceux des premiers rangs verront mieux, cela va de soi, mais aucun ne sera à une distance excessive — ou bien c'est que la salle de cours sera trop grande.

LES ÉDIFICES d' ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

Mais lorsque dans un enseignement, littéraire ou scientifique, la vision doit être parallèle et non convergente, en d'autres termes lorsque le tableau est l'objectif principal du cours, la forme demicirculaire ne vaut plus rien.

On ne peut utilement voir un tableau sous un angle trop oblique, et le tableau de démonstration a pour conséquence la disposition des bancs ou gradins parallèlement à sa surface ; il faut de plus que ces gradins ne

,, j. Fig. 671. — Petit théâtre de Pompéi.

commencent qua une distance suffisante pour que les extrémités du premier rang ou des premiers rangs ne soient pas sacrifiées.

Et par tableau il faut entendre ici non seulement le tableau noir, mais la grande carte de géographie ou le châssis à projections.

Il peut arriver d'ailleurs que les nécessités de l'enseignement soient presque contradictoires : ainsi, dans

un cours de physique, vous ^.^ ^^^ ^^^^ ^^ ^^^ ,„,pM,héi.re de aurez l'expérience avec ses iécoIc Poiytechn.que.

l „*4.A J^ ^^^■.r«»«-/->»»,.<^ J, table«u Je aémonstr«tion. — *, salon d'inente. — c, «rriTie

nécessités de convergence, 'deséièves. -j.trib.mesiièuges.-r.gT.ndcbâied-mtroductton des rsyons soUtres.

et le tableau avec ses nécessités de parallélisme. Aussi parfois faut-il adopter une solution en quelque sorte transactionnelle, au moyen de gradins en arc de cercle, ni tout à fait convergents vers la table d'expérience, ni tout à fait parallèles au tableau. Tel est le cas de l'amphithéâtre de physique de l'École Poly-

Fig. 673. — Coupe minsversale de l'amphithéâtre de l'École Polytechnique.

technique, salle rectangulaire assez vaste pour recevoir au besoin les deux promotions de l'École, et dont les gradins sont disposés en arc de cercle (fig. 672, 673, 674). Mais cette disposition de gradins serait illusoire dans une salle plus profonde. Ainsi, dans le grand amphithéâtre du Conservatoire des arts et métiers,

LES EDIFICES D ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

qui est rectangulaire et très allongé (fig. 675), les gradins supérieurs arrivent à être presque parallèles au tableau.

Ainsi, vous le voyez, lorsqu'on dit quelquefois : la forme demi-circulaire convient pour l'enseignement littéraire, la forme

Fig. 674. — Coupe longitudinale de l'amphilliéàtre de l'École Polytechnique.

rectangulaire pour l'enseignement scientifique, c'est une formule beaucoup trop simple.

L'hémicycle convient aux grandes salles de cours pour l'enseignement littéraire, — littérature, philologie, langues étrangères, droit, théologie, etc. — pour l'enseignement de l'histoire, s'il est distinct de la géographie et de l'archéologie, car pour ces

dernières études il faut des surfaces d'exposition pour les cartes, dessins, etc., et châssis de projection.

Dans l'enseignement scientifique, la forme demi-circulaire.

Rez-de-chaussée. i" étage.

Fig. 675. — Grand amphithé.itre du Conservatoire des Arts et Métiers.

A, table dn professeur. — B, tableau. — C, double fourneau avec écran. — D, accès des auditeurs. E, salle de préparation des cours.

radicalement inadmissible pour toutes les sciences mathématiques, astronomiques, etc., est préférée pour l'enseignement de la chimie, de la physique expérimentale, des sciences médicales, lorsqu'elles ne sont pas descriptives (comme l'anatomie figurée), et de presque toutes les sciences naturelles.

LES I-DIFICES d'enseignement SUPÉRIEUR

Toutefois, la plupart de ces derniers enseignements ne comportent jamais assez d'auditeurs pour motiver une salle demicirculaire. Ainsi les cours spéciaux d'histoire naturelle — l'herpétologic par exemple — réunissent quelques étudiants seulement. Alors le cours se fait dans une chambre, dans une dépendance quelconque du laboratoire.

Au surplus, les programmes d'enseignement supérieur viennent de faire l'objet, à la nouvelle Sorbonne, d'installations qui correspondent très exactement à l'état de la science et aux aspirations de l'enseignement. Il est donc utile de mettre sous vos yeux un tableau comparatif de quelques salles de cours, avec leurs formes et le nombre approximatif d'auditeurs.

Page 1