RUE BE L UNIVERSITE
Kig. 764. — Plan du Ministère des Affaires étrangères.
A, cour d'honneur. — B, concierge. — C C, Hôtel du Ministre. — D, cour des bureaux. — E, cour des remises - F, cour des archives. — G Gy bâtiment des bureaux, — H H, bâtiment des archives.
comme la Banque nais(fig. 765), les Compagnies d'assurances, etc., etc.
Là, le contact avec le public est la règle, et ces sortes de bureaux sont aménagés dans de vastes salles, aussi claires que possible, aérées et chauffées le mieux possible, mais qui tiennent toujours un peu du marché ou de l'abri couvert. Vous connaissez évidemment quelquesunes de ces salles, où les employés travaillent derrière des guichets ou des comptoirs, où çà et là s'élève une estrade de surveillant ou de chef qui doit tout voir. Ici, il n'y a pas de dis-
de France, le Crédit foncier, le Crédit Lyon-
Fig. 765. — Plan du Crédit Lyonnais, à Paris.
A, partie en location. — l, grand vestibule. — a, galerie d'entrée. — }, salle des Pas-Perdus. — 4,4, bureaux divers. — s, caisse principale. — 6, vestibule des chemins autrichiens. — "J, Change. — 8, prits snr titres. — 9, service des assurances. — 10, service des dépêches. — il, service des titres. — la, escaliers (tf, montée d'honneur, h, montée d« service).
tribution permanente : le mieux est d'avoir une salle aussi grande que possible, libre de points d'appui et surtout de murs, éclairée par une lumière abondante et qui se répande partout, multiple par conséquent. Puis, c'est la menuiserie qui forme les compartiments et les divisions.
Et cela présente un très grand avantage : la mobilité. Je vous citais la grande salle des Caisses du Trésor, elle date de trente ans environ, et déjà bien des fois des remaniements complets ont été faits dans ses distributions : c'est que des menuiseries se déplacent aisément, et s'il fallait modifier ce qui serait enclos par des murs ou des piliers, on serait bien empêché. Et il n'y a guère de services de cette nature, qu'ils dépendent ou non de l'État, où ces modifications presque continuelles ne soient la régie et non pas l'exception.
Aussi pour ces grands services administratifs, de création moderne, services financiers, bureaux de chemins de fer, de banques, de poste, d'expéditions, etc., comme l'hôtel des bureaux de la O^ des chemins de fer d'Orléans (fig. 766), croyez bien qu'il n'y a qu'un programme : faire grand et faire mobile.
Faire grand, car les accroissements vont vite, et toute installation qui ne laisse pas du disponible et beaucoup de disponible lors de sa création sera rapidement insuffisante.
Faire mobile, car toute installation immuable, fût-elle absolument parfaite lors de sa création, serait bientôt impraticable avec les changements qui s'imposent : pour citer un seul exemple, croyez-vous que le service de la Rente puisse se faire avec le même outillage aujourd'hui où il y a des titres de rente de 3 francs, que lorsque la dette était le privilège de la haute banque ?
Mais à côté de ces grandes salles, pensez aux dépendances nécessaires. Là, vous devez le comprendre, les employés sont très nombreux, et les espaces qu'on peut leur affecter sont
restreints. De plus, tout est en vue, et rien ne serait déplaisant ou même inconvenant, comme les résultats d'une imprévoyance qui n'aurait pas su disposer par exemple les vestiaires nécessaires — et désormais les remisages de bicyclettes. Vous aurez